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jeudi, 07 août 2014

En haut de la rue Saint Vincent…

France Inter me fait parfois l’effet que je fais à Mab
Ma radio préférée me colle dans la tête une chanson que je fredonnerai toute la journée.
Enfin… Quand je dis toute la journée…
En réalité jusqu’à ce que, dans la salle de bains, j’élève la voix en me rasant et qu’Heure-Bleue me hurle depuis la salle de séjour « Minouuuu !!!! Tu me saoules !!! »
Et aujourd’hui je pressens quelque chose comme ça.
Peu avant neuf heures, alors que la lumière de mes jours finit son petit déjeuner, ma radio me susurre « La complainte de la butte ».
Évidemment, que fait votre Goût adoré, lectrices chéries ?
Eh bien, il tente et réussit une reprise « en canon » de la chanson qu’il connaît par cœur.
Tout aussi évidemment, Heure-Bleue qui, le matin, déteste tous les bruits sauf celui qu’elle fait, peste
- Minou…
 J’arrête de chanter, la radio continue, et Heure-Bleue persiste :
- Pfff… Carrément les chansons de tes grands-parents maintenant… Tu ne t’arranges pas…
- C’est la radio, eh nunuche !
- Ah booon ???
Lance-t-elle innocemment.
Tandis que la complainte me trotte dans la tête, je vais m'asseoir au bord du lit et nous nous demandons quel âge a Patachou.
Nous savons que Cora Vaucaire a dévissé il y a un moment…
Ça m’a rappelé que j’ai entendu cette chanson pour la première fois en Bourgogne, une des deux seules fois où la fille de ma tante Olga m’a emmené au cinéma là-bas.
C’est quand j’ai vu French Cancan au cinéma des Laumes en 1955, quand « Les Laumes » ne s’appelait pas encore « Les Laumes-Alésia », un temps où Alésia s’appelait encore Alise Sainte Reine.
Bref, avant que je ne vous embarque dans un voyage dans la Bourgogne des années cinquante, je vous dis l’essentiel : J’ai « La complainte de la butte » dans la tête pour toute la journée.
Mab est vengée…