samedi, 27 septembre 2014
Tous voiles dehors…
Hier, une vague oreille tendue vers les informations m’a rappelé qu’il était vivement conseillé aux « musulmans de France » de manifester leur attachement à la République.
Ça m’a fait sérieusement tiquer. Comme ça, d’un seul coup, d’un seul, les Français de confession musulmane étaient redevenus des étrangers dont il convenait de se méfier et de s’assurer qu’ils étaient bien français et pas des « ennemis intérieurs » selon le mot de feu Raymond Marcellin.
J’ai levé les yeux et vu des foules faire semblant de se recueillir, l’air compassé devant la caméra puis des gens marcher –oui ! des rebeus !- brandissant des pancartes « Not in my name ».
Je me suis dit que si des Français étaient obligés de brandir des pancartes en anglais pour prouver qu’ils étaient français, c’est que le pays allait mal.
Déjà, ma radio s’était demandé dans la journée ce qu’il fallait faire pour « faciliter la parole des musulmans de France ». Je m’étais quant à moi demandé s’il était indispensable de faciliter la parole des fidèles de n’importe quelle religion dans une république laïque. Il y a des lieux pour ça, que je sache…
Tout ça pour pousser les Français qui révèrent Allah à s’excuser d’exactions commises par des fondus au noir qui exercent leurs activités aussi coupantes que coupables à cinq mille bornes de chez nous.
Même si certains, manifestement peu au courant, reprochent encore aux juifs d’avoir cloué le Christ, il ne leur vient pas à l’idée de leur demander de manifester leur attachement à la République.
Le demande-t-on aux chrétiens chaque fois qu’un cinglé étripe un congénère en prétendant avoir entendu des voix ?
Ah non, c’est vrai, pour ça on fait des « marches blanches » et on crée des « cellules de soutien psychologique »…
Alors, comme ça, chaque fois qu’un groupe de siphonnés dépècera un Français au nom de son dieu, on aura droit aux mêmes simagrées ?
Ce qui me tracasse, c’est que si peu de monde se soit aperçu que le plus dangereux dans les religions était le bigot plutôt que son dieu.
Ne pas s’être aperçu que le seul avec qui on pouvait prendre des arrangements sans être emmerdé c’était avec le bon dieu, est faire preuve d’une grande distraction.
Allez, une petite pour Rosh ha shana :
Un type a rendez-vous à Paris du côté de la rue de la Victoire.
Évidemment, pas une place de stationnement libre.
Il fait plusieurs fois le tour, le temps passe. Il commence à être inquiet.
Il serre son volant et commence à prier
« Adonaï, aide moi, mon rendez-vous est super important ».
Un tour de plus, toujours pas de place.
« Adonaï, je t’en supplie, me reste que dix minutes ! J’irai à la synagogue tous les jours ! »
Plus que cinq minutes. Encore un tour sans place libérée.
« Adonaï ! Melekh’ ha olam ! Aide moi ! Je donnerai un gros chèque à Kippour ! »
Et là, juste devant l’entrée de là où il va, un type s’en va, libérant une place.
« Ça va Adonaï, laisse tomber, j’ai trouvé… »
09:53 | Commentaires (5)

