vendredi, 03 avril 2015
Et l’appât comprit…
Je ne sais pourquoi on est allé se promener, Heure-Bleue et moi, dans ce chemin montant, sablonneux, malaisé.
Le dîner fut bon, agréable même et comme souvent nous papotions.
Agacés par le vide sidéral d’un bulletin d’infos qui nous ressassait les âneries lues dans la journée sur le Net, nous avons zappé.
Je ne sais quelle répartie sortie de notre télé mal en point a attiré mon attention.
La conversation a dérivé en contemplant Raymond et Huguette ou José et Lily, je ne sais plus.
J’ai lâché, dans le courant de la conversation :
- « Je t’aime » c’est un truc qui va tout seul, ça.
- C’est vrai, ça va tout seul…
- T’as remarqué ? Dès qu’on ajoute quelque chose, ça va pas.
- Hmmm… Tu as raison...
- Par exemple « Je t’aime bien », c’est mortel.
- Ah là, Minou on sent le spécialiste, là !
- Quelle garce tu peux faire !
- Mais non…
A-t-elle ricané.
Nous avons continué à converser en ne prêtant pas attention à la télé.
Le dîner à tiré à sa fin.
Ma camarade de vie a demandé rêveusement :
- Qu’est-ce que je pourrais me faire comme petite douceur ?
- Moi…
Ai-je tenté d’une voix douce.
Des fois que, comme souvent, elle ne prête pas attention à ce que je dis et plonge sans faire gaffe.
Bon, ça n’a pas marché.
Elle a juste soupiré et opté pour un de ces petits gâteaux au chocolat terriblement addictifs qu'on achète parfois...
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