samedi, 05 septembre 2015
Il y a des côtes qui se descendent bien…
Oui, lectrices chéries, « ils » ont mis un bandana à Louis XIV place des Victoires…
Hier nous sommes allés à Paris.
Nous avions dans l’idée le renouvellement du café Clooney/Dujardin et Heure-Bleue voulait acheter quelque chose qui lui semblait indispensable sur l’instant.
Que je vous dise, la lumière de mes jours eut un jour l’idée géniale de glisser sous ma chaise un « kilim ». Les ans ont fini par avoir raison, non de lui mais de la patience d’Heure-Bleue et il lui sort par les yeux.
Bon, il perd ses fils, la trame en a pâli et les couleurs passé mais je m’étais habitué.
Alors nous sommes passés rue du Rocher, à côté de la gare Saint-Lazare. Il y a là une boutique Saint Machin qui vend des tapis. Un nous a emballés tout de suite, il nous convenait, en taille, en couleurs et en motifs.
Hélas pas en prix, nous l’achèterons plus tard.
Nous sommes ressortis de la boutique avant la crise d’étouffement qui guette mon Isolde chaque fois qu’elle entre dans des boutiques de ce genre.
Pour nous consoler de ces économies nous nous sommes précipités en traînassant à la Feunaque où « elle » a acheté le dernier Johann Sfar et moi un bouquin de cuisine dont j’ai oublié où je l’ai posé en revenant à la maison…
Puis nous avons, pour discuter de nos achats, fait un arrêt chez Illy pour y boire un café.
Nous n’avons que peu papoté car près de nous une table était occupée par un couple. Enfin, je dis un couple parce qu’ils étaient deux.
Elle, beauté latine, mignonne, très bien fichue, avec un habillage des côtes fort attirant.
Lui, volubile et gay comme un pinson.
Ils parlaient de fringues, de mode et disaient du mal de leurs connaissances.
Un moment il a dit :
- Au fait, tu es allée à la soirée de M. ?
- Oui mais je ne suis pas restée…
- Pourtant il y avait Machin et Truc de la télé, mais si, de TF1.
- Oui mais vraiment…
A-t-elle continué d’une voix lasse en lissant un ongle parfait.
- Me dis pas que tu t’es ennuyée !
- Oh si ! Ils étaient vraiment trop superficiels…
J’ai pouffé et j’ai dû faire attention en chuchotant à l’oreille d’Heure-Bleue le pourquoi de mon rire.
En sortant nous sommes allés d’un pas de promeneur acheter du pain à la Bourse.
Oui, on fait ça, nous, on va acheter du pain à la Bourse. Il y a là une boulangerie Kaiser dont nous aimons le pain, nous sommes revenus, toujours à pied, en passant par la galerie Vivienne qui mène à l’arrêt du 29. Là, Heure-Bleue fut tentée par un Côtes du Rhône qui lui semblait bon et abordable. C’est quand je suis entré chez Legrand Filles & Fils que j’ai appris que « 9 € », c’était le prix au verre… Alors j’ai acheté un autre Côtes du Rhône nettement plus dans nos moyens.
Il était délicieux.
Sans même nous en rendre compte nous en avons bu plus de la moitié avec notre dîner pourtant léger.
Nous avons drôlement bien dormi…
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