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samedi, 09 avril 2016

Nus à jeux...

Comme je vous en avais averti hier, lectrices chéries, Heure-Bleue et moi sommes allés voir l’expo « L’atelier de plein air. Les impressionnistes en Normandie ».
J’aime les impressionnistes, je vous l’ai sans doute déjà dit.
D’abord parce qu’ils sont d’un naturel optimiste.
Oui, lectrices chéries, avouez qu’il faut avoir l’optimiste chevillé au corps pour ne voir et peindre la Normandie qu’ensoleillée.
Malgré tout, j’ai trouvé l’expo assez décevante. Sans doute parce que nous avions déjà vu ces œuvres ailleurs et souvent.
Heureusement, ce musée est plein de charme et d’œuvres que nous voyons, revoyons et apprécions avec un plaisir chaque fois renouvelé.
C’est un peu comme les câlins, vous voyez ?
Ça doit être le printemps…
Comme chaque fois, j’ai voulu emporter ces petits bronzes de Vénus, Amour et Apollon.
pendant que mon Heure-Bleue regardait le Grand Canal, jai admiré « Le sommeil de Vénus » de Boucher, sur le mur à côté.
Comme chaque fois, elle a souhaité embarquer un des deux Canaletto, a repoussé une porte qui la gênait.
Elle a regardé en détail, toujours émerveillée par le Vénitien et m’a dit :
- Aaahhh… Minou… Celui là, je tuerais pour l’avoir. Je le veux ! Je vais le voler !
Elle a hésité une seconde, s’est encore approchée du tableau représentant le Grand Canal » et le pont du Rialto.
Alors la protection a « couiné ».
La lumière de mes jours s’est exclamée :
- Ah mais j’ai pas fait ! J’ai juste dit !
Nous sommes repassés par le Grand Salon, une pièce que j’adore avec son avancée en oriel sur une terrasse qui domine le boulevard Haussmann.
Je me suis fait la réflexion qu’un des aspects les plus embêtants de la pauvreté n’est pas tant le manque d’argent que l’impossibilité de profiter et de vivre dans de tels lieux.
Heure-Bleue a vigoureusement acquiescé car nous avons tout de même quelques goûts en commun.
Alors pour nous remonter le moral nous sommes passés au salon de thé.
Là aussi, nous avons succombé à des trucs qu’on met des minutes à apprécier et qui mettent des semaines à se faire oublier par la balance…
Nous sommes revenus vers Saint-Lazare puis, nous ravisant, sommes repartis vers la Madeleine en flânant.
Ce fut une chouette promenade.
Une journée délicieuse, en somme.

grand salon.jpg