vendredi, 08 avril 2016
Quand il voit des belles, il perd ses phones.
Ne dites rien Berthoise et Mab, surtout ne dites rien…
Oui, la beauté me rend muet.
Aujourd’hui nous allons au musée Jacquemart-André.
C’est chouette.
On va voir l’expo sur les impressionnistes.
Comme toujours, Heure-Bleue voudra voler les deux Canaletto des collections permanentes.
J’en profiterai, comme chaque fois, pour m’extasier sur la peau de Madame Vénus.
Elle est si craquante dans le tableau de Boucher « Le sommeil de Vénus ».
Chaque fois que je la vois j’ai envie de la réveiller…
Je serai impressionné par « Les pèlerins d’Emmaüs » de Rembrandt.
Si on s’écoutait, viendrait avec un camion et des déménageurs.
Mais comme on repartirait avec un fourgon et des pandores…
On ira ensuite prendre un café au salon de thé du musée et on se fera une fois de plus la réflexion que la fresque de Tiepolo ne va pas durer aussi longtemps que les impôts, entre le souffle des clients et les vapeurs des cuisines.
Et puis, comme toujours quand je viens là, je me ferai agonir d’injures par la lumière de mes jours parce que je ne résisterai pas à un mauvais jeu de mots devant la porte du salon de thé.
Là où est placée la statue de Pigalle « La tireuse d’épine ».
Celle qui prend son pied.
Entre ses doigts pour en retirer une écharde…
Il va bientôt être temps qu’on passe à autre chose, sinon nous allons devenir des gens d’habitudes.
Et ça, c’est mauvais.
Ça sent l’immobilisme.
Et à nos âges, cette affaire d’immobilisme me rappelle des histoires où on finit avec des fleurs sur le ventre…
10:19 | Commentaires (6)

