lundi, 25 avril 2016
Au clair de l’une, l’autre sombre…
Sacrée Lakevio, comme ça, toi aussi tu nous fais bosser le dimanche !
La lune gibbeuse donnait à la plage une teinte légèrement rousse.
J’ai entendu chantonner dans l’obscurité.
Le bruit du ressac couvrait parfois la voix douce qui chantait.
J’ai été attiré par le chant.
Il ne pouvait venir que de la gorge d’une sirène j’en étais sûr.
Alors je me suis approché du rivage et je l’ai vue...
Elle avait deux petits seins absolument magnifiques et était semble-t-il assise dans l’eau.
Dans la lumière dispensée parcimonieusement par la blanche Séléné, j’ai cru remarquer qu’elle avait des yeux bleus.
Elle avait aussi des cheveux presque clairs et bouclés qui habillaient délicieusement ses épaules pâles.
Alors, malgré ma frilosité congénitale j’ai avancé dans l’eau.
Elle s’est élevée jusqu’à laisser entrevoir un bassin que je supputais accueillant et m’a tendu les bras.
Un détail m’a chiffonné sans que je puisse dire quoi sur l’instant.
Elle m’a tendu les bras.
Puis m’a attiré en me tendant ses lèvres et j’ai su qu’il était trop tard.
D’un coup ça m’est revenu.
Elle n’avait pas de nombril.
Et elle m’entraînait au fond de l’eau.
Elle n’avait pas de jambes.
Elle avait des tentacules dont je ne pouvais pas me dépêtrer !
Quand mes dernières bulles ont crevé la surface, j’ai eu juste le temps de penser « Ah la salope ! »
Puis il y a eu ce voile noir…
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