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mercredi, 27 avril 2016

Hier je me suis califié.

Hier j’ai eu interro sur mes compétences papyesques.
Pour vérifier que ma formation de papy était encore à jour, on a commencé par me traîner dans la pluie, le froid et le vent jusque chez l’Ours & JJF.
Sans doute histoire d’être sûr que le papy obéissait encore correctement au cahier des charges en matière de respect des contraintes climatiques.
Puis, P’tite Sœur, pour une fois retirée à la surveillance jalouse de l’œil paternel, est allée avec Heure-Bleue et son alter ego dans un jardin.
Oui ! On a eu le droit de sortir seuls avec P’tite Sœur !
Je l’ai gardée à l’entrée du jardin  pendant qu’Heure-Bleue refaisait le chemin en sens inverse pour retrouver les pains au chocolat du « quatre heures » tombés de la poussette.
On est arrivé au toboggan pile-poil pour la douche.
Une fois à l’abri, P’tite Sœur a marché, couru, est grimpée sur un banc, tout ça, heureuse de n’avoir pas à faire preuve d’une prudence maladive.
Je n’ai rien dit à propos de « prudence maladive » pour éviter de me voir jeter un truc du genre « avec ton œil et tout ce que tu t’es cassé, t’es mal venu de parler de prudence… »
La pluie passée, on est retourné au toboggan et la petite sœur de Merveille a grimpé d’abord les marches qui y mènent.
Puis a failli abandonner l’idée d’escalader l’échelle à mi-chemin mais je lui ai dit où s’agripper et elle y est arrivée, fière comme Edmund Hillary sur son Annapurna.
Puis, après quelques courses nous sommes retournés chez les enfants.
Le test sur la validité de ma formation s’est poursuivi avec le test de câlin.
Puis, hélas, le test du caca.
P’tite Sœur est extrêmement attentive lorsqu’elle joue.
Il est donc toujours un poil trop tard lorsqu’elle dit « Papy ! Pipi ! »
On a beau courir jusqu’aux toilettes, la culotte est au mieux, un peu mouillée.
Elle le fut hier.
Elle fut aussi hélas, un peu plus tard « repeinte »…
La technique de nettoyage de cul de bébé n’a pas changé et, comme le vélo, ne s’oublie pas.
JJF étant quasi invalide, j’ai donné la preuve de mon savoir faire assez efficacement –fruit d’années de nettoyage de Merveille- pour que P’tite Sœur elle-même me fasse des câlins et me donne la main.
Même pour aller de la chambre à la cuisine.
C’est dire…
Je ne suis pas encore calife à la place du calife, mais je suis second calife…