dimanche, 04 février 2018
Ecrit vain.
Avez-vous vu ce temps ?
Même temps que sur la carte postale.
Alors ne me demandez pas un effort de rédaction...
Le temps ne s’arrange pas.
Vendredi, après avoir acheté du café nous sommes quand même allés traîner du côté du square d’Anvers.
Le chemin emprunté par le 85 nous a amenés au croisement de la rue de Clignancourt et du boulevard de Rochechouart.
Rien de nouveau dans ce coin.
Sur les trottoirs, les mêmes marchands de tout et surtout de rien.
En un circuit d’approvisionnement et de distribution parfaitement rôdé, on voit des jeunes hommes proposer à l’angle de la rue des smartphones et des parfums contrefaits.
Si vous les achetez, vous ne les paierez pas très cher.
Hélas, avant même la rue de Steinkerque, sur le même trottoir, on vous les aura déjà volés.
Si vous revenez sur vos pas dans le quart d’heure, vous avez de bonnes chances de pouvoir les racheter…
Et là, pour les conserver il vous faudra changer de rue rapidement.
Pour rire j’ai songé un instant à demander au « vendeur » s’il prenait la carte Visa…
Puis je me suis dit qu’il la prendrait sûrement mais la garderait avant d’avoir pu respirer…
Samedi ?
Même temps à se jeter dans la Seine…
Si Heure-Bleue n’était pas là pour me secouer, je resterais au fond du lit, couché, hibernant et frissonnant jusqu’au printemps.
Bon, d’accord, plutôt râlant…
Nous sommes quand même allés acheter de quoi manger.
J’ai laissé la lumière de mes jours se faire fourguer un morceau de terrine monstrueux par le traiteur.
Je n’ai rien dit, ça m’évite d’entendre « Mais enfin ! Je peux quand même choisir, non ? »
C’est en payant que je lui ai dit « Hé bé… »
Et qu’on m’a répondu « Il a profité que je ne vois pas clair ! C’est de la vente forcée ! »
Puis, plus loin « Je ne sais pas pourquoi je n’ai rien dit… »
Moi je sais, c’est parce qu’elle n’a pas vu les tranches et que c’est moi qui ai sorti les sous.
Si elle avait payé, je frémis au sort de ce pauvre traiteur, écharpé sur le champ…
Le soir, j’ai admiré les arguments biaisés des gendarmes et des associations de motards et des automobilistes pour une histoire de 80 km/h.
J’ai été ébloui par la ténacité des uns et des autres à nous saouler avec des prétextes bidons alors qu’une chose saute aux yeux du premier observateur venu :
Remettre les routes en état et aménager les points dangereux coûte de l’argent alors que les limitations de vitesse en rapportent…
Ce matin ?
Temps de mince…
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