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jeudi, 01 octobre 2026

Se méfier des appas rances…

Que je vous dise !
On en a rencontré deux dans le bus.
Le même jour et pendant le même voyage, celui qui nous mène aux Ternes.
Il restait deux places dans le groupe de quatre réservées aux bancals et aux vieilles.
Nous prîmes place face à face, chacun à côté d’une dame d’un âge certain mais perdant beaucoup d’énergie à essayer d’avoir moins.
Deux exemplaires datant des années 30 selon l’état civil mais les années 30 du XIXème siècle selon la mise et leur discours…
La première, dans le bus prit un air outré quand la lumière de mes jours osa s’asseoir à côté d’elle.
Je l’ai alors regardée plus attentivement.
Effectivement elle semblait dater de la fin du XIXème siècle.
À deux détails près.
Une perruque d’un blond éclatant rappelant Marylin dans « La rivière sans retour » mais formant un « carré » impeccable n’eut été les quelques bruns blancs désordonnés qui sortaient au haut du front.
Le second détail était extraordinaire !
Vous connaissez sûrement ces chanteuses de « rap » qui agrémentent leurs fin de mois en étant « influenceuses » sur un « fil » de réseau social.
Cette vieille dame n’était pas allée jusqu’au modèle dit « duck face », ce modèle qui donne l’impression que « l’influenceuse » s’était fait greffer deux saucisses de Strasbourg à la place des lèvres.
Elle était néanmoins allée jusqu’à se coller des faux-cils d’une taille telle qu’elle failli me balayer la figure en se tournant vers moi.
Mais pourquoi diable ai-je détaillé cette dame ?
Parce que son air outré avait une de ces raisons stupide qui causent souvent des millions de morts quand elles se produisent entre deux impératrices.
Entre deux passagères de bus, les conséquences sont plus limitées.
La lumière de mes jours, en s’asseyant auprès de l’antiquité, avait osé frôlé un sac-à-main « Cartier ».
La voisine en fut offusquée mais si vieille qu’elle n’osa pas une remarque autre qu’un pincement méprisant de lèvres.
Si j’en juge à l’importance attachée à la vacuité de certaines choses, la stupidité de certains est un grand prodige qui m’étonnera toujours…
Un peu comme celle de ces « stars d’un jour » qui jettent un regard méprisant à la personne qui demande avec un regard admiratif d’un autographe devant la boulangerie.
On devrait se rappeler plus souvent quand on a tendance à se croire au-dessus du commun des mortels qu’il arrive très vite d’être du mauvais côté de la remarque de Chateaubriand « Il faut dépenser le mépris avec une grande économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. »

Commentaires

La fracture sociale dans les beaux quartiers !!

Écrit par : Nina | jeudi, 01 octobre 2026

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Une "ancienne" du Crazy Horse ?

Écrit par : Nina | jeudi, 01 octobre 2026

Un vrai Cartier tu crois ? Parce que ces gens qui peuvent se payer un sac Cartier ne se frottent pas habituellement au bas peuple et prennent plutôt un taxi. De la frime peut être ? Ça existe. Même chez les vieux.

Écrit par : Yvanne | jeudi, 01 octobre 2026

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