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samedi, 12 mai 2018

Aurore aux doigts de rose...

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Je l’ai vaguement entendue quand elle s’est levée.
Je ne peux pas dire qu’elle m’ait réveillé, non, seulement que j’ai senti qu’elle n’était plus à mon côté.
C’est la sensation d’être seul dans le lit qui m’a sorti un peu plus du sommeil.
Puis elle est revenue, je l’ai sentie quand elle s’est allongée.
D’abord contre moi et, comme d’habitude, j’ai posé par réflexe ma main sur son épaule.
Elle a soufflé et s’est éloignée.
Elle a dû brutalement avoir trop chaud.
Du fond de ma somnolence j’ai su qu’elle a eu trop chaud un instant.
J’ai suivi son mouvement mais elle était déjà trop loin, j’ai seulement senti la couette se caler entre elle et moi.
Rien que sentir sa chaleur contre moi au travers de la couette m’a suffi, je me suis rendormi profondément.
Il suffit finalement de très peu de chose pour se sentir bien.
Ça a sur moi toujours le même effet depuis 1971.
Non, pas que celui-là, pas celui de Booz,  pfff…
L’autre.
Celui qui fait que je me réveille parfois avec un torticolis mais toujours avec l’idée de passer une bonne journée.
Le réveil qui fait que vous êtes « heureux d’être au monde et de voir clair » comme dit la sagesse populaire qui est parfois sage.
Alors je me lève et prépare son petit déjeuner.
C’est le moins que je puisse faire pour la lumière de mes jours, non ?