mardi, 02 juillet 2019
Vous plaisantez Monsieur Scanner.
Ouais, je l'ai déjà faire celle-là mais j'aime...

Ce matin, le calme règne.
J’ai intérêt sinon la lumière de mes jours me tue…
Ce calme a une raison et même plusieurs.
La première est que la température a sensiblement baissé au point que vers le matin, je me suis rapproché d’Heure-Bleue car le drap était parti je ne sais où.
J’ai pris le premier coup de pied de l’été et ai été franchement réveillé par un grognement quasiment ursin.
Cela dit, cette baisse des températures est accueillie avec soulagement par Heure-Bleue.
C’est déjà ça…
La seconde raison qui m’est venue à l’esprit est que demain matin, nous avons rendez-vous avec Imaginer qui nous fait la gentillesse de nous accompagner tandis que je vais me faire « tomodensitométrer » du sol au plafond.
Il était grand temps ! Les cabinets d’imagerie médicale devraient savoir qu’il est inhumain de fixer un rendez-vous pour un scanner dans délai de cinq semaines !
C’est condamner l’infortuné à cinq semaines d’angoisse et l’autre moitié du couple à passer cinq semaines à rassurer la proie des douze crabes en train de le grignoter à coup sûr.
La patience de la lumière de mes jours touchant le fond, j’ai donc très intérêt à rester calme aujourd’hui.
J’ai pu, pour l’occasion, me rendre compte que le danger est grand de recourir à la chimie pour échapper à l’angoisse.
Il y a déjà deux ou trois semaines, alors que je commençais, selon les mots d’un copain « à flipper ma race », Heure-Bleue m’a dit « prends donc une de tes petites « pilules du bonheur » que tu prends avant ton scanner ! »
Je l’ai prise.
Comme je ne prends guère qu’une pilule tous les deux ans et demi, ça a envoyé mes douze cancers dormir pour plus d’une journée.
J’ai été content.
J’ai pu les quelques jours suivants aller me promener et acheter un ou deux livres à Saint Lazare.
Dimanche, nous sommes allés manger un sandwich chez Lina’s puis nous sommes promenés un peu.
La température plus clémente du soir m’a donné envie de prendre un « baby » du « single malt » que m’a offert l’Ours pour la Fête des Pères.
Tandis que je me servais, quelques uns de mes douze crabes sont sortis du sommeil exprès pour me bouffer dans la nuit.
Ils se sont calmés dès la première gorgée.
J’ai siroté calmement mon « baby » en préparant le dîner.
Je me suis réveillé frais et dispos hier.
Ce matin, alors que je vais demain me faire découper en lamelles de 0.26 mm sur les 680 mm qui séparent le siège de ma carrière amoureuse de ma thyroïde, je suis arrivé à la conclusion suivante :
Il est préférable de « flipper sa race » quelques semaines si les seules autres possibilités sont l’addiction aux benzodiazépines et l’alcoolisme.
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