lundi, 22 février 2021
Devoir de Lakevio du Goût N° 69
Je ne sais pas si vous aimez les toiles de Maurice Utrillo.
Quant à moi, je les aime.
Elles m’inspirent toujours quelque chose.
Et vous ?
Aurez vous quelque histoire à raconter lundi, ayant cette toile pour support à votre imagination ?
Alors à lundi…
Devoir de Lakevio du Goût No 69
Je ne sais pas si vous aimez les toiles de Maurice Utrillo.
Quant à moi, je les aime.
Elles m’inspirent toujours quelque chose.
Et vous ?
Aurez vous quelque histoire à raconter lundi, ayant cette toile pour support à votre imagination ?
Alors à lundi…
Je savais bien que je connaissais ce coin.
Et même que je le connaissais très bien.
Pas besoin d’aller à l’Orangerie pour le voir peint !
D’ailleurs je n’y étais pas allé pour ça mais pour voir « Les nymphéas » de Monet.
C’est le désœuvrement après avoir vu et été vaguement déçu par « Les nymphéas » qui ne me montraient pas ce que je préférais chez Monet : Cette façon de peindre la lumière de fin d’après-midi.
Cette façon qui était émouvante comme un début d’idylle, comme la sensation troublante d’une rencontre.
J’avais donc tourné les talons et repris ma visite vers les collections permanentes.
Puis j’ai vu, j’ai vu ces toiles de Maurice Utrillo.
Celle qui représente Notre-Dame de Clignancourt ne m’a pas touché outre mesure, je la connaissais trop bien, je passais devant trop souvent et elle m’indifférait.
Reprenant mon errance, je me suis arrêté devant ce tableau, un des deux dit « Rue du Mont-Cenis ».
Bien sûr, les murs ont disparu, dont un remplacé par le château d’eau.
Malgré tout, j’ai été saisi.
Il y a des œuvres qui font cet effet.
Pas seulement parce je l’empruntais et la gravissais depuis la « place Championnet » qui ne s’appelle pas comme ça, tout comme la place Villiers que tout le quartier connaît sous ce nom dont le nom a pourtant changé en 1906…
Je gravissais cette rue le matin et la dévalais le soir…
J’aime cette rue et Utrillo, par je ne sais quel miracle artistique, a su en rendre l’âme au point que dans cent ans j’en suis sûr, elle soulèvera le même trouble chez ceux qui la parcourront…
Tous ceux qui, gamins, l’auront gravie et dévalée pour aller de l’autre côté de la Butte Montmartre ou simplement s’asseoir dans les jardins du Sacré Cœur.
Je soupire devant cette toile où l’on voit j’entrée de la volée de marches qui mène à la rue Saint Vincent.
Oui, justement celle où « un poète et une inconnue, s’aimèrent l’espace d’un instant mais il ne l’a jamais revue »…
07:55 | Commentaires (17)


