jeudi, 08 janvier 2026
L’effet sans l’air…
Ouais, ne dites rien, je sais…
Vous avez vu ?
Il a neigé !
Il a même neigé sur Paris et, exceptionnellement ça n’a pas transformé la ville en en champ de boue.
C’est dû semble-t-il à un souci esthétique de la préfecture qui a interdit la circulation des bus et des camions et a vivement recommandé aux gens qui comptaient aller travailler en voiture de rester chez eux.
Le résultat est une ville dont les rues et les trottoirs étaient quasiment immaculés.
Le plus frappant restait le silence dans une ville où le boucan est quasi permanent.
Même « la boule », cet enchevêtrement de voitures qui encombre la place Pereire avait disparu.
Ce matin, les choses sont redevenues habituelles, autrement dit « le balagan » !
Alors, j’ai allumé mon PC et regardé les nouvelles et les blogs que je lis le matin.
À commencé par celui d’Adrienne.
Elle m’a confirmé ce que je subodorais depuis un moment : Les parents ne sont pas plus malins que les enfants au point que les enfants choisissent eux-mêmes leurs vêtements.
Être « in » prime sur « se sentir bien » au point que les gamins sortent par -2°C dans des tenues qui conviendraient à des températures de +12°C mais si peu conformes au « look » en vigueur.
Et c’est là que m’est revenu à la surface de la mémoire la tenue à laquelle je ne pouvais échapper dans mon pensionnat de fondus du bon dieu.
Si j’avais été à la place du bon dieu je me serais envoyé tout seul en enfer rien que pour avoir chaud…Il me faut vous dire que dans ce pensionnat, bien qu’il fut occupé par d’autres enfants que des pauvres, une mode visait à faire de nous « des hommes bons, de bons chrétiens fiers et courageux face à l’adversité et grâce à l’aide du Christ et de la Sainte Famille ».
Pour arriver à faire partie de ces parangons de l’humanité destinés à montrer à l’humanité toute entière cet exemple vers lequel elle devait tendre, nous devions évidemment souffrir.
À croire que Messieurs Donatien Alphonse de Sade et Leopold von Sacher-Masoch avaient été désignés par les membres les plus radicaux de la Sainte Famille comme chargés de la mission de faire disparaître cette aimable bluette qu’était « Aimez vous les uns les autres » .
C’est vrai quoi, une vraie communauté chrétienne n’est pas un club libertin !
L’entraînement commençait donc peu avant six ans et, si nous avions la chance d’être de bons élèves, nous pouvions nous échapper avec l’aide de nos parents vers des antres de mécréance comme le lycée dès dix ans.
L’entraînement lui-même commençait par être en short et en chemise dès le mois de mars.
Là où ça se gâtait, c’est vers la fin octobre.
Le réchauffement climatique n’avait pas encore fait de dégâts et les matins de novembres, froids, pluvieux parfois arrosés de grésil nous voyaient arriver en culotte courte et pour ceux dont la mère savait se faire entendre (dont la mienne…) une « canadienne » pour limiter les dégâts à un rhume plutôt que la prévisible pneumonie…
J’en suis resté frileux jusqu’aujourd’hui.
Il faut avouer qu’un père né à Mostaganem préparait mieux au soleil et à des températures de 40°C qu’à la grisaille et des température pouvant atteindre -15°C en janvier ou février.
J’en ai encore les poils qui se dressent sur les jambes bien qu’elles fussent alors glabres.
Des dingues je vous dis !
Merci Adrienne de m’avoir montré que certains choisissent délibérément de se peler de froid pour « rester in » quel que soit le climat…
11:53 | Commentaires (2)



Commentaires
Notre Adrienne est une vraie source d'inspiration ! Il faut dire que ses billets sont toujours très pertinents.
Les curés avaient beau être des fondus de dieu, comme tu dis, ils semblaient avoir une conception très particulière de la phrase Dieu est amour, (et il a fait l'homme à son image).
L'amour de la mode, lui, donne des comportements bizarres chez certain(e)s ados. J'en ai vu une pas plus tard qu'hier qui attendait son bus le nombril à l'air. Ça fait pitié, ces pauvres petites qui n'ont pas assez d'argent pour s'offrir un pull à leur taille...
Allez courage, dans six mois c'est l'été. ;-)
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Écrit par : Célestine | jeudi, 08 janvier 2026
Répondre à ce commentairec'est vrai qu'il y a des petites de 4 ans qui préfèrent aller à l'école en ballerines roses plutôt qu'en bottines, neige ou pas neige ;-) mais j'avais la naïveté de croire que les parents avaient le dernier mot ;-)
pour ce qui est de tes souffrances, j'ai eu le même genre d'éducation, on nous disait qu'il fallait souffrir et offrir sa souffrance à dieu (sans se plaindre, sinon ça ne compte pas) pour mériter le ciel
et bien sûr à huit ans on voulait toutes aller au ciel!
Écrit par : Adrienne | jeudi, 08 janvier 2026
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