mercredi, 18 février 2026
Le temps passe, les œufs durent…
Je n’ai pu m’empêcher de piquer cet aphorisme sur l’affiche.
Hier, comme il nous arrive assez souvent, nous sommes allés à Montmartre.
Et, comme quasi chaque fois, nous sommes allés boire un café au « Rêve ».
Ce bistrot semble être resté tel il est né.
Il a l’âge de mes parents.
Je vous dis ça parce que j’ai appris incidemment que, comme eux il est né en 1921.
Il a en outre l’avantage d’avoir décroché le titre de « Champion du Monde de l’Œuf Mayonnaise 2026 »
En vrai Parisien, je sais que « l’œuf mayo » est une spécialité parisienne particulièrement facile à rater.
D’autant plus facile que les normes en matière de risque alimentaire protègent nettement mieux l’industrie alimentaire que le travail délicat du maître queux…
La plus grande difficulté de l’amateur consiste à trouver le bistrot dont le cuisinier fait lui-même la mayonnaise plutôt que plonger une cuiller dans un bidon de mayonnaise industrielle.
Ce doit ce plus être fait discrètement, que dis-je, secrètement, quitte a rétribuer en douce le flic qui vient dans le bistrot et semble inquiet devant la couleur jaune et d’une saveur délicieuse de la mayonnaise qu’il voit plus souvent blanche et sans goût.
Ne parlons pas de l’impression de se faire gruger devant des œufs qu’on dirait de moineau décorés d’une gouttelette de fausse mayonnaise.
Au moins, au « Rêve », comme à la « Brasserie Pastis », « l’oeuf mayo » est fait d’œuf et de mayonnaise.
Malgré tout, je préfère aller au « Rêve », je le connais depuis des lustres, il est dans mon quartier préféré, celui que j’ai arpenté de la maternelle au déménagement dans le Marais.
En plus, il suffit de traverser la rue Caulaincourt, de prendre la minuscule rue Gaulard pour s’asseoir au cimetière Saint Vincent.
Ce petit cimetière si charmant et peuplé de célébrités qu’il donnerait presque envie de mourir.
C’est là qu’on trouve une tombe où un mari devait avoir tant de mal à arriver à ses fins avec son épouse qu’il crut bon de mettre l’épitaphe « Ad augusta per angusta » sur la tombe de ce que je ne suis pas sûr, fort de mon « esprit mal tourné » de pouvoir appeler un couple.
Ce fut un bel après-midi que nous avons clos par l’achat d’un vin délicieux et de légumes parfaits chez l’épicier du coin qui prouve que la terre des cimetière est parfaitement enrichie par les locataires du lieu…
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