mercredi, 25 février 2026
Le crépuscule des vieux...
Ouais, ça fait un peu wagnérien mais ça colle avec le sujet...
Hier, je papotais avec un ami qui cherchait ce qu’était cette marque inconnue de nous.
« ECA » était écrit sur ce tube électronique, ce que les gens des années 1950 et de la décennie magique des « sixties » appelaient « une lampe ».
La référence « 12 AX7 » en était connue quoique les fabricants originaux, européens ou américains, en aient laissé tomber la fabrication depuis les années 1970.
Les transistors remplaçant les tubes, des Russes aux Américains en passant par les Européens, on vendit ou donna les machines de fabrication à la Chine.
Les Chinois, en commerçants avertis, s’avisèrent qu’une mode intéressante leur ouvrait un marché auquel personne n’avait songé :« L’audiophile ».
Ce dingue qui entend des choses qu’un chat ne perçoit pas bien que doté d’une ouïe autrement plus fine que le quinquagénaire accroché à ses disques vinyles.
Fut inventé alors le « vintage audio », cette merveille qui vous permet, pour le prix d’un équipement de studio moderne de retrouver la qualité émouvante des 78tours que vos grands-parents écoutaient avec dévotion, émus par la voix tremblotante de Berthe Sylva…
Les Chinois, pas fous et toujours à la recherche de débouchés pour fourguer des choses destinées normalement à la décharge, remirent en route ces machines et développèrent le marché de « L’amplificateur qui restituera l’émotion des vos vinyles, émotion tuée par le numérique des CD ».
Bref, il faut toujours réparer ces engins en panne, sensibles qu’ils sont, comme le pensionnaire de l’EHPAD, à la moindre variation de l’environnement.
Il faut donc à l’ingénieur, chercher chez les boutiquiers chinois le composant qui voudra bien remettre en marche « l’antiquité new look » vieille dès la naissance.
D’où la photo ayant servi à la recherche et que j’ai oublié d’effacer apprès avoir lancé une recherche sur ce qu’était la marque « ECA » qui a rappelé des souvenirs gauchisants à au moins deux lectrices chéries…
Eh oui, lectrices chéries ! Le nombre de marques chinoises imitant des tubes occidentaux et autrement rentables que ce que ces idiots de « puissances capitalistes menées par des gouvernements fantoches » est infini.
Cette photo m’a permis de vous donner quelques informations sur l’étrange évolution de la technique dès qu’il est question de ramener des souvenirs de jeunesse et de supprimer quelques décennies à ces années qui nous pèsent…
10:01 | Commentaires (1)


Commentaires
Nous, notre tourne-disque Fisher Price du siècle passé, celui qui fonctionnait sans piles, avait rendu l'âme après avoir fait le bonheur de nos trois enfants. Pour enchanter notre première petite-fille., notre Merveille à nous, nous l'avions remplacé par un nouveau. Celui-là, qui fonctionnait avec des piles, était made in China comme il se doit. Et devinez quoi? Il n'a pas résisté plus d'un an avant de rendre son âma à Pan Gu.
Écrit par : Mme Chapeau | mercredi, 25 février 2026
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