Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 09 mars 2025

Vague nerf ou le crépuscule des vieux…

Ce matin, comme je me sentais mieux que le Pape, je suis sorti pour aller chez le boucher.
Non que nous soyons de gros consommateurs de viande, mais un accès de flemme brutal à l’idée de faire la cuisine du déjeuner, nous conduisit, la lumière de mes jours et moi à opter pour un « déjeuner sandwiches ».
Las, comme chaque fois qu’on se décide pour ce type de repas, « on » s’aperçoit qu’il manque des choses et « on » décide que je suis désigné volontaire pour aller chercher ce qui manque.
J’ai donc décidé de mon plein gré d’obéir sans discuter, mû je dois l’avouer par le désir de sortir sans protection…
Le temps était agréable.
Plus rare, la bouchère aussi…
De fait nous la pensons plus timide que désagréable mais elle est si réservée qu’on se demande toujours si elle sourit par souci commercial ou parce qu’elle est contente de vous voir.
Rassurée sans doute par le peu de risque encouru face à votre serviteur, j’eus droit pour je pense la première fois depuis trois ans, à un franc sourire et à quelqu’un qui s’enquit de mes nouvelles avec chaleur.
Bref, je suis descendu acheter quelques victuailles seul et heureux d’y être parvenu sans problème.
La cloche de l’église voisine sonnait à pleine volée.
Comme toujours expert en erreur de jugement, je me suis dit que le monde saluait mon retour parmi la foule.
Puis, mon téléphone m’avisa que non, ce n’était que parce qu’il était onze heures et que c’était l’heure de la messe…
Bref, ignoré de tous mais tranquille comme Baptiste, je suis revenu à la maison.
Personne ne semblant sensible à mon comportement héroïque je me suis mis à écrire pour vous conter ce qui semble être la seule aventure de ma journée.
Comme je sais que ça ne vous intéresse que moyennement, je vais cesser bientôt.
Non de tenter de faire fonctionner ce blog mais simplement de résister à l’envie de me jeter sur la nourriture car j’ai une faim de loup.
Je vais donc commencer à préparer les sandwiches en faisant en sorte de ne pas me faire maltraiter par la lumière de mes jours qui est très pointilleuse quant à la régularité horlogère des repas.
Bon dimanche.

 

11:57 Publié dans Blog | Commentaires (9)

jeudi, 09 février 2006

Politiquement correct...

Lu une histoire, pas si drôle en fait, dans mon canard du matin.
Figurez vous que, l'an dernier, un zoo allemand avait défrayé la chronique en jetant en pâture au public le comportement de ses pingouins.
Ces bestioles, enfermées à longueur d'année, étant toutes des mâles, ce qui devait arriver arriva: Faute de femelles disponibles, les pingouins se débrouillèrent entre eux comme ils pouvaient.
Leur religion étant peu regardante sur leur comportement dans l'intimité, tout se passa à peu près bien jusqu'au jour où les patrons du zoo décidèrent que des naissances de petits pingouins ici même arrangerait leurs affaires.
Sitôt pensé, sitôt fait, on importa à grand frais (!) des pingouins femelles.
Las, les nouvelles arrivées, un peu intimidées ne succombèrent pas si facilement aux charmes des habitants du cru.
De mauvaises langues prétendirent même qu'on avait importé des pingouines...
Néanmoins, l'importation de compagnes suscita l'ire des associations gay et lesbiennes du coin qui virent dans le comportement du zoo une tentative inacceptable de modifier l'orientation sexuelle des pingouins.

Je vais parfois boire un café au Starbucks de la rue des Archives, ce coin du Paris de ma jeunesse. J'y retournerai désormais plus souvent, j'attend de voir combien de temps il faudra et combien de femmes devront venir y siroter un café avant qu'une association du coin n'y voie une tentative inacceptable de modifier l'orientation sexuelle de la clientèle habituelle...

15:10 Publié dans Blog | Commentaires (16)