vendredi, 14 septembre 2012
La vie n’est peut-être pas un long fleuve tranquille, mais quand même…
Aujourd’hui, c’est vendredi, c’est pas raviolis c’est digression.
Et je vais me mêler, comme d’habitude, de ce sur quoi je devrais me taire.
Pour tout dire, sur les commentaires que vous laissez, lectrices chéries, chez Heure-Bleue ou votre serviteur.
Je crois que nous ne nous sommes pas assez ennuyés au cours des quarante dernières années.
Il en ressort que nous sommes –peut-être- amoureux, mais surtout que nous sommes un peu cinglés.
Eh bien en fait, il faut que je vous dise une chose.
Heure-Bleue fut quelqu’un de très sage –du moins le prétend-elle – jusque vers dix-huit ans, âge où elle abandonna le domicile familial, un peu trop animé à son goût, pour une piaule au Quartier Latin.
Elle dit aujourd’hui qu’elle est cinglée, mais il faut bien voir qu’elle partait dans la course à la plus grosse bêtise avec un handicap sérieux.
Elle ne pouvait pas rattraper quelqu’un qui s’était élancé dès l’entrée en primaire dans d’énormes âneries.
Vous pensez bien qu’elle ne pouvait que tenter de suivre, sans jamais le rejoindre, le fougueux siphonné.
Tant qu’elle courait, elle ne pouvait pas réfléchir.
Tant qu’elle ne pouvait pas réfléchir, elle ne pouvait pas se poser de questions dangereuses sur la finalité de la course.
Tant qu’elle ne se posait pas de questions, ça évitait les réponses.
Et c’était toujours ça de gagné !
Des années gagnées !
Bon, aujourd’hui on court moins vite, mais comme on ne réfléchit pas plus.
D’ailleurs on a une autre bêtise en vue.
Mais non, on ne va pas faire un bébé…
14:20 | Commentaires (8)

