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lundi, 27 avril 2015

Singer, priez pour nous…

Pour continuer un instant sur cette histoire de MAC comme dit Lakevio, il y eut par la suite un autre incident. Assez salissant et générateur de hurlements.
Que je vous dise, lectrice chéries, ma mère qui avait déjà un organe peu apte à interpréter Violetta, la phtisique de la Traviata,  pouvait sous l’effet de la colère dépasser le niveau sonore de Maria Callas à la fin du troisième acte de Tosca.
La seule que j’aie jamais entendu hurler plus fort à ce jour reste Lara Fabian. C’est dire…
Mon père donc, avait acheté cette superbe Singer à ma mère parce qu’à ce moment il travaillait chez Singer.
C’était un travail extrêmement sportif qui consistait à vendre ces machines à des gens qui, s’ils en avaient besoin car l’époque était à la couture et au retournement de manteaux et de robes doublées, n’avaient pas forcément les moyens de les acquérir.
D’autant plus sportif, le job, que les ascenseurs étaient rares, les concierges peu regardantes, les étages nombreux et souvent élevés.
Un de ces mois un peu fastes, les plus rares, il avait fait un bon chiffre et obtenu, non une prime, faut pas rigoler, mais une remise importante sur la machine qu’avec un culot monstre Singer avait osé dire « portative ».
D’expérience, je peux vous affirmer qu’elle était tout juste « transportable ».
Bon, elle fut achetée par mon père en 1954 et elle fonctionne encore chez ma sœur cadette ce qui montre que l’époque n’était pas à « l’obsolescence programmée ».
Je sais que c’était en 1954 car cette année là mes parents avaient claqué des sous aux « Galeries Barbès 55 Boulevard Barbès à Paris ! » en achetant des meubles « style rustique » de chêne foncé dont un neveu à encore « la grande armoire », l’Ours le coffre et nous la bonnetière. En plus la date de livraison est encore écrite au dos de notre bonnetière avec un de ces crayons bleus ineffaçables.
Brève période d’aisance relative que mes parents mirent donc à profit pour s’équiper.
Que je vous dise, lectrices chéries, auparavant, le mobilier, hormis un buffet blanc, une table et six chaises, se composait de deux placards et d’un semainier.
J’y perdis donc des possibilités d’exploration.
J’étais trop petit pour atteindre les tiroirs du haut et les étagères du haut des placards mais quand les meubles sont arrivés, les vrais, les rustiques, il y avait des clefs aux portes, clefs que ma mère mettait dans la niche de la bonnetière…
Il ne restait que le coffre, mis devant la fenêtre de « la grande pièce » et plein de bouquins et d’un violon.
C’est vers cette époque que j’ai essayé de jouer du violon. Violon du père de ma grande sœur que ma mère planquait tant bien que mal.
C’est très dur de sortir un son agréable d’un violon, lectrices chéries, je vous l’assure mais ce n’est pas de ça que je voulais vous parler mais d’un quatorze juillet de cette année.
Peu après l’entrée de cette machine Singer à la maison, une mésaventure est arrivée que mon père mit longtemps à faire oublier. De fait ce fut impossible, ma mère était une femme et , comme toutes les femmes, si elle perdait la tête parfois, elle avait une mémoire infaillible et ineffaçable pour ce qui l’avait froissée.
Je sais que c’était arrivé un 13 juillet parce que mon père nous a emmenés, ma sœur cadette et moi, voir le défilé le lendemain matin.
Cette note risque d’être un peu longue, lectrices chéries aussi je vous raconterai la suite demain.

Commentaires

Demain alors?

Écrit par : mab | lundi, 27 avril 2015

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ah! oui c'est normal c'est une histoire à tiroirs !

Écrit par : maevina | lundi, 27 avril 2015

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tu es terrible! Tu nous fais languir!!! pffft !!!!!

Écrit par : emiliacelina | lundi, 27 avril 2015

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Quel sens du suspense !
Je brûle d'être à demain.

Écrit par : Berthoise | lundi, 27 avril 2015

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>Tu plantes le décor là !

Écrit par : Brigitte | lundi, 27 avril 2015

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Du coup, rien! Mais qu'est-ce que c'est que cette note!

Écrit par : Livfourmi | lundi, 27 avril 2015

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Moi, c'est l'histoire du violon qui m'intéresse!

Écrit par : muse | lundi, 27 avril 2015

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"Violon du père de ma grande sœur que ma mère planquait tant bien que mal". Peut-on supposer que le père de votre grande sœur était aussi le vôtre ? Et votre Maman planquait... la grande sœur ou le violon du père ???... Ah là là... ces histoires de familles... nous en avons tous qui nous ont marqués !

Écrit par : ab | mardi, 28 avril 2015

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