mardi, 29 décembre 2015
Comment petit peut on ?
Oui, c'est ça que j'ai écrasé...

Sophie, qui hélas n’a pas de blog, me laisse un commentaire dont je retiens ça :
« là je me demande si tu ne traînes pas un vieux remords d'avoir détruit la pièce que ce gentil monsieur t'avait donnée. »
Et Sophie ajoute :
« J'espère qu'il ne t'a pas vu. »
Tandis que Berthoise remarque :
« C'est tout le cas que tu faisais des cadeaux qu'on t'offrait ? »
Et demande :
« Ou était-ce par curiosité ? »
Sophie et Berthoise, sachez que je voulais seulement savoir comment c’était fait.
J’ai failli écrire en plein rêve « j’étais un gamin curieux qui est devenu un adulte curieux ».
Puis je me suis dit qu’adulte, non, on peut pas dire…
Je me suis donc repris et ai manqué de peu lâcher par honnêteté « j’étais un gamin curieux qui vieux est resté curieux ».
Mais ça ne m’a pas trop plu, Heure-Bleue me fait déjà trop souvent remarquer que je ne suis plus un perdreau de l’année alors j’aime bien penser parfois que je ne suis pas si vieux.
Donc j’ai transigé avec moi et ai abouti à la conclusion que « j’étais un gamin curieux qui est resté curieux »…
Alors voilà, j’ai donc cassé le tube de verre pour « savoir comment c’est fait dedans » et si j’ai vu « comment c’est fait dedans » je n’ai pas compris « comment ça marche » ni surtout « à quoi ça sert exactement ».
Là, je dois dire à Sophie que « bien sûr qu’il m’a vu ! »
Et à Berthoise que « bien sûr que c’est la curiosité ! »
Je le sais bien parce qu’il me l’a dit des années plus tard, il en riait encore.
Je lui ai rendu visite il y a longtemps.
Je venais de croiser Heure-Bleue.
Madame B. avait laissé tombé le ménage de la boutique et était repartie à Bourganeuf depuis quelques années.
Mon copain Bernard, celui qui habitait juste à côté, était parti vivre en Angleterre, là où son british amour l’avait entraîné.
Le boutiquier m’a dit « Tu te rends compte depuis quand tu viens, le Goût ? Tu étais tout gosse quand je t’ai donné ce condensateur ! »
J’étais en sixième et je me rappelais bien.
Il a ajouté :
- À peine dehors, tu l’as écrasé avec un coup de pied pour voir ce qu’il y avait dedans… Ça fait combien d’années ?
- J’étais en sixième, c’était au début de l’été 1959…
- Maintenant, tu sais comment ça marche et à quoi ça sert, ces trucs là, hein…
12:05 | Commentaires (17)

