Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 22 février 2016

« L’amour de moy, s’y est enclose… »

109063717_o.jpg

Dans mon souvenir, ce jardin de roses trémières était mieux clos.
J’aimais mieux le vieux nom de ces fleurs, « passerose », ça faisait plus… Enfin mieux…
Ça collait parfaitement au mois de mai.
Ce n’était pas à proprement parler un jardin de roses trémières mais une palissade vaguement protégée par leurs longues tiges.
Je passais souvent devant ces marches et me suis longtemps demandé où elles pouvaient conduire.
En regardant entre les planches disjointes de la palissade je n’avais jamais fait qu’entrevoir un terrain vague plein d’herbes folles, quelques buissons et un ou deux arbres.
Le mois de mai et ces roses trémières fraîchement écloses donnaient à ce coin les allures d’un tableau de Berthe Morisot.
Je le savais bien que c’était une propriété  privée.
Sinon quelle idée de l’enfermer derrière la palissade ?
Cette fois ci, il en manquait deux ou trois planches.
Avec le sentiment de me livrer à un cambriolage je suis tout de même entré, gravissant les quelques marches de pierres sèches et faisant attention à ne pas faire un accroc à ma chemise.
A part le zonzonnement des insectes, il n’y avait pas un bruit.
J’étais sûr pourtant qu’il y avait des oiseaux mais ceux-ci se taisaient.
Or, pour que les oiseaux se taisent…
Cétait bien ça...
Alors je suis ressorti en faisant attention à ne faire aucun bruit.
Puis j’ai remis les planches en évitant tout grincement.
Le printemps a encore fait correctement son travail, cette année…
Ces passeroses et le printemps m’ont rappelé « Le jeu de Marion et Robin ».

Commentaires

Je ne savais pas que les roses trémières sont des passeroses. C'est beaucoup plus joli, je suis d'accord avec toi.
J'avais ce disque de Nana Mouskouri, mon père l'aimait beaucoup.

Écrit par : Berthoise | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

J'adore la fin, on peut tout supposer et c'est bien.

Écrit par : heure-bleue | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Poème et musique ce matin, tu nous gâtes ! j'ai chanté "L'amour de moy"...
Je préfère aussi "passerose" à rose trémière (j'avoue, je ne connaissais pasce nom!). je trouve que rose trémière fait un peu vantard !
Le silence des oiseaux, c'est triste, heureusement qu'il y a l'émerveillement des fleurs.

Écrit par : lakevio | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Passerose, je ne connaissais pas ce nom pour les roses trémières. C'est en effet plus joli, trémi, trémière, bof :-)
Aussi curieuse que toi, la fin me laisse sur ma faim.
J'aime toutes ces variantes.

Écrit par : Praline | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Depuis quand les garçons font attention à ne pas faire d'accroc. Les oiseaux se taisent...Une éclipse ou un tsunami????

Écrit par : mab | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

et qu’a donc découvert le narrateur pour affirmer que le " printemps a encore fait correctement son travail, cette année"
Des oiseaux qui se taisent... pas très bon signe ça!

Écrit par : Coumarine | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

mais pourquoi se taisent ils ???

Écrit par : liliplume | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Après avoir visité quelques blogs sur le même sujet, je viens t'honorer aussi. Dit comme ça, ça a plus de gueule, hein !
C'est joli les roses trémières, encore plus avec le joli nom de passerose.
Ton jardin mystérieux, où les oiseaux ne chantent pas, ne serait-il pas un vieux cimetière abandonné ? Ton texte m'y fait penser. J'aime bien ta version.
Je vais écouter la chanson, peut-être y trouverai-je un indice.

Écrit par : Julie | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

J'adore ce poème médiéval, encore plus chanté par Nana. Il colle bien avec le thème des fleurs.

L'amour de moy s'y est enclose

Dedans un joli jardinet

Où croît la rose et le muguet

Et aussi fait la passerose



Ce jardin est bel et plaisant

Il est garni de toutes flours

On y prend son ébattement

Autant la nuit comme le jour



Refrain



Hélas ! Il n'est si douce chose

Que de ce doux rossignolet

Qui chante au soir, au matinet

Quand il est las, il se repose



Refrain



Je la vis l'autre jour, cueillir

La violette en un vert pré

La plus belle qu'oncques je vis

Et la plus plaisante à mon gré



Refrain



Je la regardai une pose

Elle était blanche comme lait

Et douce comme un agnelet

Et vermeillette comme rose



L'amour de moy s'y est enclose

Dedans un joli jardinet

Où croît la rose et le muguet

Et aussi fait la passerose.

Écrit par : Julie | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Et, comme je suis curieuse, je suis allée voir qui étaient Marion et Robin.

Un chevalier, Aubert, rencontre Marion, une jeune bergère, près d'une forêt. Il tente de la séduire. Mais celle-ci, amoureuse de Robin, un paysan de son village, repousse ses avances. Tandis que le chevalier s'éclipse, Robin arrive, et les deux jeunes gens déjeunent sur l'herbe au bord de la forêt.

Robin part ensuite chercher leurs amis au village, en vue de donner une fête champêtre. Le chevalier revient tandis que Marion est restée seule. Il l'enlève, mais devant la détermination de la jeune femme à ne pas se laisser séduire, il la laisse repartir, non sans avoir auparavant rossé Robin, qui est revenu entretemps.

Une fois le chevalier définitivement reparti, les campagnards s'amusent à différents jeux, un moment interrompus par la nouvelle qu'un loup a dérobé une des brebis de Marion. Robin ramène l'animal endolori, et les jeux reprennent.

J'arrête là mes recherches sur ton texte, sinon, je vais y passer la nuit à disséquer chaque mot. Pour l'instant, j'ai un autre chat à fouetter.

Écrit par : Julie | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Un brin nostalgique non ?

J'aime beaucoup les roses trémières et quand je suis venue ici, j'ai ramené les graines récoltées et les ai distribuées : du rose pâlichon, au grenat velouté, c'est beau !

Écrit par : Sophie | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

qu'Est-ce qui fait taire les oiseaux ? Je sais par expérience que ce ne sont pas les amoureux! Les amoureux n'empêchent pas les oiseaux de chanter!
Je plaisante j'ai lu ce qu'à écrit Julie , la référence me manquait pour apprécier ta note comme il se doit !

Écrit par : emiliacelina | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Merci de nous inviter de l'autre côté de la palissade. Ce jardin est magnifique mis en récit ici ainsi.

Écrit par : Véro | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Passerose, je crois me souvenir de ce joli nom dans des textes d'école, qu'est ce que c'est joli ! je pense qu'il y avait des amoureux derrière la palissade, ce qui faisait taire les oiseaux.

Écrit par : mel | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

j'aime bien ta version, on sens l'esprit canaille, mais aujourd'hui je préfère celle de HB, elle me rappelle des choses...bisous

Écrit par : esthériane, mialjo | lundi, 22 février 2016

Répondre à ce commentaire

Exercice de Lakevio ou véritable souvenir?

Écrit par : livfourmi | mardi, 23 février 2016

Répondre à ce commentaire

Faudrait passer à autre chose maintenant.

Écrit par : mab | mercredi, 24 février 2016

Répondre à ce commentaire

Quel régal qu'un imaginaire fertile couplé à une solide culture le tout saupoudré de lectrices chéries...
Je ne regrette pas d'être venue, quelle aventure !

Écrit par : Brin de broc | jeudi, 25 février 2016

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire