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mercredi, 22 novembre 2017

Écriture inclusive. Langue d’exclusion ?

La « novlangue » des politiciens, rapidement reprise par les vedettes des media, avait déjà surpris le fainéant que je suis.
Je me suis même demandé si cette langue étrange n’était pas née de la réticence à payer décemment les pigistes que la précarité de leur condition pousse à alourdir des textes qui ne sont déjà pas légers.
Je m’étais dit que j’allais pouvoir enfin digérer les lourdeurs des nouvelles expressions sans devoir en avaler de nouvelles.
Hélas, trois fois hélas, je rêvais !
La découverte des abus de pouvoir d’hommes puissants sur les femmes qui avaient le tort de les approcher a relancé la machine à néo-langage.
En voyant le visage, assez veule il faut le dire, de Harvey Weinstein, la première pensée qui m’est venue à l’esprit était « Non mais quel salaud ! » puis mon heureuse nature m’avait ensuite amener à conclure par « Ouais mais bon il y en a tant qui couchent pour réussir, pense que lui a dû d’abord réussir pour coucher… »
La lumière de mes jours, féministe certes mais plutôt du genre joyeux, a souri.
Que je vous dise, lectrices chéries, ma féministe préférée, sera une des premières tondues pour collaboration avec l’ennemi de sexe si la révolution en route atteint les buts assignés par certains mouvements.
La langue elle-même est devenue un enjeu par moment surprenant.

Ainsi, une poignée d’enseignant.e.s a ainsi décidé que certaines règles de grammaire étaient sexistes et que l’écriture elle-même l’était.
J’ai lu quelques exemples de cette « novlangue » faite pour extirper le sexisme des textes à défaut de le retirer des esprits.
Ça a amené une autre question à mon esprit décidément rétif.
Une langue qui est crée ex-nihilo, uniquement pour être écrite et non parlée a-t-elle vraiment une chance quelconque de résoudre le problème pour lequel on l’a créée ?
Ces brillant.e.s intellectuel.le.s ont semble-t-il oublié un détail :
Comment appelle-t-on ces langues, telles le sumérien, le grec ancien ou le latin ?
Ces langues qu’une poignée d’érudit.e.s écrivent mais que personne ne peut parler car il n’en existe aucune règle de prononciation ? 
Ah oui…
Ça me revient.
On appelle ça une langue morte…


Commentaires

Je crains fort qu'ajouter des "e" partout n'aide en rien la cause des femmes, surtout celles qui prennent des baffes.
Ce n'est pas un "e" qui calmera les abrutis.

Écrit par : heure-bleue | mercredi, 22 novembre 2017

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Exact !!!

Écrit par : Fabie | mercredi, 22 novembre 2017

quand je pense que Georges Perec a consacré un livre entier à la disparition des "e"!
;-)

Écrit par : Coumarine | mercredi, 22 novembre 2017

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Ben, il me semble que l'écriture inclusive soit exclue des programmes depuis ce matin. Seule Vot'maire fait de la résistance . A suivre.

Écrit par : Sophie | mercredi, 22 novembre 2017

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Le latin n'est pas mort, contrairement au sumérien et au grec ancien.
On le lit par exemple sur ce site finlandais, où il est aussi parlé. Bonne écoute !

https://areena.yle.fi/1-1931339

Écrit par : Dame Marthe | mercredi, 22 novembre 2017

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Brillant !
Ceci dit, on pourrait encore parler latin car on sait comment il se prononçait.

Écrit par : clodoweg | mercredi, 22 novembre 2017

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Comme le magnétophone a été inventé par Poulsen vers la fin des années 1890, il y a peu de chances pour qu'on ait une information fiable sur la façon de dire le latin.
Et vu l'accent berrichon prononcé du curé de l'église du bled de ma grand' mère, ce n'est pas là qu'on aurait pu apprendre à parler le latin.

Écrit par : le-gout-des-autres | mercredi, 22 novembre 2017

Juste un petit truc, les latinistes d'université de tous les pays se réunissent ou se réunissaient en colloques pour justement savoir comment le latin se prononçait. A mon avis, cela devait se rapprocher de l'italien. Et plus on s'éloignait de Rome, plus on allait vers les contrées lointaines, plus les accents devaient varier. On n'a aucun contrôle sur la langue orale, on en a plus ou moins un sur la langue écrite (donc savante).

Il suffit de comparer le français parlé par un Parisien, un Provençal, un Savoyard, un Wallon, un Bruxellois, (je ne parle pas de nos ministres néerlandophones, je n'ai pas envie de vous faire faire des cauchemars).

Bah, tout ça passera mais pour rire, j'emploie parfois l'écriture inclusif.ve - y a quand même un problème là.

Écrit par : Pivoine | jeudi, 23 novembre 2017

Moi je trouve que tu pratiques très bien l'écriture inclusive.
Et c'est pas si bête que ça comme idée.
Mais bon, évidemment ça ne changera pas la mentalité de certains machos...
C'est juste au niveau du symbole.
Comme par exemple, pourquoi à la sécu, c'est 1 pour les hommes et 2 pour les femmes ?
Alors qu'il suffisait de mettre M et F ? Si c'est pas pour foutre un peu la merde qu'ils ont mis des numéros...
Voilà, c'est au niveau du symbole. Une nouvelle idée passe toujours par trous stades, comme dit Idriss Aberkane. Ridicule, dangereuse, évidente. le votre des femmes est passé par ces trois phases. Là, c'est l'écriture inclusive.
Je dis ça je dis rien...c'est juste mon humble avis
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | mercredi, 22 novembre 2017

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Le « vote » des femmes évidemment (fuck écriture intuitive des portables ) ;-)
ET « trois » stades.
Mais pourquoi je me relis pas, moi ?
Bises

Écrit par : celestine | mercredi, 22 novembre 2017

"Comme par exemple, pourquoi à la sécu, c'est 1 pour les hommes et 2 pour les femmes ?
Alors qu'il suffisait de mettre M et F ?"

Parce que le N° de Sécurité Sociale a toujours été prévu en chiffres et pas en lettres.
Le code "ASCII" qui permet de faire aisément des identifications sous forme alphanumérique avec des codes de correction d'erreur n'est apparu que dans les années 60.

Écrit par : le-gout-des-autres | mercredi, 22 novembre 2017

Z'auraient pu inverser les chiffres. Après tout, le f vient avant le h dans l'alphabet; avant le m aussi d'ailleurs :-P

Écrit par : La Baladine | mercredi, 22 novembre 2017

Et ça aurait changé quoi à la vie des meufs qui prennent des coups ?

Écrit par : le-gout-des-autres | mercredi, 22 novembre 2017

Wow! J'imagine que c'est moi qui manque d'humour :-D

Écrit par : La Baladine | mercredi, 22 novembre 2017

En statistique, les flags de la variable sexe apparaissent souvent sous cette forme-là. 1 pour les hommes, 2 pour les femmes. On pourrait très bien inverser, mais selon c'est un faux problème.

Écrit par : livfourmi | jeudi, 23 novembre 2017

Hé bé, c'est du pied de la lettre dans le texte, ces jours-ci...

Écrit par : La Baladine | jeudi, 23 novembre 2017

super papier! Non mais je te jure ils commencent à me raser tous ces idéologues à la noix, ils n'ont vraiment rien à foutre! déjà les mômes sortent de cm2 sans savoir lire et écrire alors imagine le merdier...mais bon...il y a des gens qui sont nés pour faire ch*** le monde que veux tu...heureusement le ministre les a recadré...lol..bisous.

Écrit par : Tarrah | mercredi, 22 novembre 2017

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Le besoin d'inclure tout le monde a certes pour objectif d'être impartial, mais entrave la compréhension d'un texte et la fluidité de la lecture. Aussi ai-je beaucoup de peine avec la langue inclusive.

Écrit par : livfourmi | jeudi, 23 novembre 2017

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Tu imagines "Les misérables" ou "Les trois mousquetaires" en écriture inclusive ?

Écrit par : le-gout-des-autres | jeudi, 23 novembre 2017

L'écriture inclusive est gourmande d'énergies et de matières non renouvelables, c'est une première (mais pas unique) bonne raison de la rejeter, mon choix est fait.

Écrit par : camille-madeleine | jeudi, 23 novembre 2017

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Réponse de Zazie à l'écriture inclusive !
Super billet?
Bises

Écrit par : lakevio | jeudi, 23 novembre 2017

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Bon, je vais mettre mon grain de sel ou de piment, au choix.
J’ai pu constater hélas sur des blogs la contamination ridicule de l’écriture inclusive.
Ces moutons et brebis de panurge m’énervent !

Bref. Voilà une réflexion masculine extraite du blog de l’Ignoble au cube, ma foi excellente :
« La langue française est quand même bizarre. Pourquoi dit-on UN tabouret et pourquoi UNE chaise ?
Le tabouret a-t-il des petits attributs que personne n’a pas vus ?

Pourquoi dès que c’est UNE galère, c’est tout de suite au FÉMININ ?
LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça, c’est pour vous les FEMMES !

Les hommes, le masculin, c’est LE soleil et LE beau temps, LE paradis !

Les femmes, n’ont pas de chance : LA cuisine, LA bouffe, LA poussière, LA balayeuse.

Les hommes, c’est LE café, dans LE fauteuil avec LE journal en regardant LE foot, et ça pourrait être LE bonheur si les femmes ne venaient pas mettre LA chicane.

Pour retrouver LE calme, je crois qu’on devrait laisser LE genre décider…
Elles peuvent regarder LA télé, mais l’homme choisira LE poste.
Si LA télécommande leur appartient, le masculin en garde LE contrôle.

Ne voyez aucun sexisme là-dedans, oh non !
D’ailleurs, entre parenthèses, on signale aussi que LE mot sexe n’a pas de FÉMININ.
On ne dit pas UNE sexe, on dit LE sexe d’UNE FEMME, ou même LE clitoris, LE vagin.

Par définition, LE plaisir est donc pour les hommes.
Car si les préliminaires sont rapides c’est qu’ils ne font qu’UN préliminaire.
Plus que ça c’est UNE perte de temps.
Après avoir obtenu UN orgasme, les hommes se retournent pour trouver LE sommeil pendant que les femmes vivent UNE frustration.

On dit aussi UN amour, au masculin, mes DES amours au féminin comme d’une invitation aux amours forcément heureuses pour être multiples !
Alors qu’une femme ne peut connaître d’amour heureux, qu’au masculin, dès lors qu'il est au singulier !

D’ailleurs, dès que c’est sérieux, comme par hasard, c’est tout de suite au MASCULIN : On dit UNE rivière, UNE p’tite rivière, mais UN fleuve ou UN océan.
On dit UNE trottinette, mais UN avion à réaction !

Et quand il y a UN problème dans UN avion, c’est tout de suite UNE catastrophe ! Alors, c’est toujours à cause d’UNE erreur de pilotage, d’UNE panne, d’UNE mauvaise visibilité, bref à cause d’UNE connerie.
Et alors attention, dès que LA connerie est faite par UN HOMME, tout de suite, ça ne s’appelle plus UNE connerie, ça s’appelle UN impondérable !

Enfin, moi, si j’étais une FEMME, je ferais UNE pétition.
Et il faut faire très, très vite parce que la situation s’aggrave de jour en jour : Y’a pas si longtemps, elles avaient encore LA logique, LA bonne vieille logique Féminine.
Ça n’a pas plu aux HOMMES, et Ils ont inventé LE logiciel.

Mais il y a quand même quelquefois de petits avantages : Il y a a LE mariage, LE divorce, les femmes LA pension et LA maison.
Elles ont LA carte de crédit, les hommes LE découvert.

Mais en général, LE type qui a inventé LA langue française n’aimait pas beaucoup les femmes :
Il n’a pas pu s’empêcher de mettre UN accouchement.
Vraiment MASCULIN, UN accouchement !
Ah ça, des erreurs comme ça il en a fait plein !
UN sac à main, c’est viril à mort !
UN soutien-gorge, c’est pour les camionneurs !
LE maquillage, LE rouge à lèvres …
Il s’est trompé dans l’autre sens aussi : UNE moustache, ça c’est la FÉMINITÉ poussée à son comble, et puis on ne sait pas comment IL a fait pour se tromper, parce que très tôt dans LA vie, on découvre qu’UNE couille c’est pas ce qu’il y a de plus FÉMININ.
Même les aveugles font LA différence.
Bé LUI, IL a rien vu : Hein ? UNE couille ? Kécécéça ?
Oh ben ça doit être FÉMININ, à moins que LA langue française ait été inventée par UN travesti.

Bon, alors, depuis que je sais tout ça, je fais attention quand je parle à UNE FEMME pour ne pas LA vexer : Maintenant je fais LE cuisine, après je fais LE vaisselle et je regarde LE télé en me grattant UN testicule ! »

C’est quand même bien vu, n’est-ce pas ?

Il est à noter que la grammaire française n’a pas de genre neutre.

Écrit par : Visiteuse | jeudi, 23 novembre 2017

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Wouawh ! Quel abattage, Visiteuse ! Je veux bien écrire comme toi !

Écrit par : Pivoine | jeudi, 23 novembre 2017

J'ai déjà vu passer ce texte plusieurs fois dans mes mails, c'était donc vous ? ;-)

Écrit par : celestine | vendredi, 24 novembre 2017

Je suis d'accord avec la Baladine. C'est évident, si la femme était le 1 et l'homme le 2, ce serait peut-être les hommes qui prendraient davantage de coups que les femmes, l'idéal étant que personne au monde n'en prenne parce qu'il est un homme ou une femme. Ou un enfant ou un animal. Voilà.

Écrit par : Pivoine | jeudi, 23 novembre 2017

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Mais rassurez-vous, nous avons eu la même chose quand une série d'hommes politiques, (oui, des hommes, on oublie toujours de dire des femmes politiques, là, on dit plutôt les femmes en politique, bref) a décidé de féminiser les noms de métiers.

Tout le monde a plaisanté avec le célèbre

cafetier, cafetière (authentique) (pour tenancier d'un café).

Cela m'a d'autant plus faire sourire qu'il existait déjà cabaretier, cabaretière, et que c'est sous ce vocable qu'on a inscrit le décès de ma grand-mère (les deux, purée, quelle ascendance!!!)

Écrit par : Pivoine | jeudi, 23 novembre 2017

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