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vendredi, 01 novembre 2024

Devoir de Lakevio du Goût N°198

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Je suis tombé sur un dessin d’Alcide, artiste dont j’ignorais totalement l’existence.
Ce dessin, probablement inspiré par le risque de voir l’extrême droite arriver à l’Élysée
m’a rappelé l’époque où les Algériens vivant en France étaient l’objet de remarques
racistes quand ce n’était pas d’agressions ou d’accusations diverses.
Ce dessin m’a rappelé quelques scènes vécues dans l’enfance.
Mais à vous ?
Je sais d’expérience que parmi les premières choses dont on avertit « l’étranger » qui arrive à la
Gare du Midi à Bruxelles est souvent « Faites attention aux Marocains ».
Les saints étant une petite minorité de la population, il est probable que le dessin donne une idée de ce que risque de devenir la société sous peu, vu la façon dont s’étend la pensée qui a mené à ce dessin…
Que vous ayez été témoin ou qu’un souvenir plus ancien vous revienne, on verra bien lundi ce que vous en pensez…

lundi, 28 octobre 2024

Devoir de Lakevio du Goût No 197

Devoir de Lakevio du Goût_197.jpg

Mr Renoir en peignant « La loge » porte un regard qui me semble critique sur ce couple dont je ne sais s’il est au concert ou au théâtre.
Mais à quoi pensent donc les deux moitiés de ce couple ?
Écoutent-ils ?
Regardent-ils ?
Songent-ils mais à quoi ?
Nous en saurons plus lundi j’espère…

Nous sommes censés être là, ensemble pour, selon ses parents à elle, apprendre à nous connaître.
Selon mon père nous sommes là pour « faire connaissance ».
Selon nos parents respectifs, toutes, absolument toutes, les conditions sont réunies pour faire « un beau mariage ».
Mais personne ne s’est demandé si elle avait une quelconque envie de partager sa vie avec moi.
Pour ses parents, il est surtout question de lier deux fortunes et assurer la pérennité de l’entreprise dont ils pensent que j’ai les capacités de la gérer.
Quant à moi, j’enverrais volontiers promener tous ces projets qui me promettent une vie d’ennui, de comptabilité et de morne vie conjugale tant cette fille semble paralysée…
Je l’ai regardée à la dérobée et je me permis un mauvais jeu de mot in petto en me disant que malgré mon peu d’inclination à son endroit il n’en allait pas de même à son envers.
Je dus néanmoins admettre que je ne la connaissais pas, nous n’avions jusqu’à ce soir aucune conversation autre qu’une appréciation neutre sur le temps qu’il faisait.
Ah si ! Cet éclat de rire dans son regard quand j’ai trébuché en descendant de la calèche.
J’ai pensé à ce moment que peut-être elle n’était pas l’oie que ses parents tentaient de caser pour assurer l’avenir de l’entreprise.
Toujours à la dérobée, j’ai apprécié son attention au drame qui se nouait dans « La Traviata » qu’on donnait là.
J’allai jusqu’à poser mon bras sur le dossier de son fauteuil pour voir sa réaction.
Gardant toujours son air sérieux dont je savais désormais qu’il était un masque, elle se rapprocha de moi et joignis ses mains sur ses genoux.
Si j’avais su où poser ces fichues jumelles, j’aurais posé ma main sur les siennes.
Elle dut le sentir car un léger sourire affleura sur des lèvres qu’elle avait fort jolies et tout à fait tentantes.
Je ne sais pas si cette affaire allait se terminer par un mariage mais je pensais que finalement, ce ne serait pas limité à une épreuve de comptabilité à perpétuité qui me contraindrait à des compensations charnelles payantes ou à un divorce pour « non respect des obligations inhérentes au mariage à commencer par le devoir conjugal ».
Finalement, l’agonie de Violetta souleva tant d’émotion chez ma voisine qu’elle ne put s’empêcher de poser sa main sur la mienne, au risque de faire tomber mes jumelles.
Mon dieu, cette peau…
Rien qu’elle me poussa à accepter que ma vie active soit consacrée à la survie de l’entreprise de mes futurs beaux parents.
Plus qu’à espérer que je ne la rebuterai pas...