vendredi, 01 août 2025
Pendant que le chameau blatère, la fourmi crohonde…
Ouais, je sais… J’ai honte…
Hier soir, j’étais allongé languissamment au côté de la lumière de mes jours, plongé dans un roman de haute tenue intellectuelle comme il sied à l’homme de science que je suis.
Tel une odalisque je lisais.
Et même, une odalisque à côté de votre serviteur eut passé pour une gamine turbulente, c’est dire…
Soudain je fus sorti de ma lecture, de fait une aventure d’Agatha Raisin, par un cri.
« Minouuuuuu !!!! Une bêêêête !!! Énooormeee !!! »
Tel le chevalier alerté par l’appel d’une jouvencelle en passe de « passer à la casserole » sans consentement, je bondis.
Bon, en réalité je me suis tourné et ai demandé « Mais quelle bête ? À part nous, je n’en vois pas… »
« Là !!! » a-t-elle hurlé, montrant sa table de nuit encombrée de vingt bouquins et d’une lampe faite exprès pour attirer tout ce qui vole le soir dans un rayon de trois kilomètres.
Je me suis donc levé, ai fait le tour du lit et ai vu enfin « la bête énorme ».
Un fourmi volante.
La lumière de mes jours, sans une seule ascendance campagnarde depuis au moins quatre générations, ignorait que les fourmis pouvaient voler, que c’était des mâles, que c’était comme ça que les fourmis créaient de nouvelles colonies avec des princesses qui perdraient leurs ailes et pondraient des millions de fourmis…
Bref, j’ai été tiré de ma place plusieurs fois car les fourmis ne sont pas seules à entrer à la maison par la fenêtre.
Les arbres proches de chez nous, pleins de feuilles et de bestioles sont une source intarissable de petites bêtes qui volent.
Elles voient la lampe de chevet de la lumière de mes jours, l’une éclaire la moitié de la rue, l’autre mes journées…
La première attire les bestioles qui se précipitent sur la peau diaphane de l’autre.
Tout ça rend la lecture difficile en été…
Passionnant, non ?
Une fourmi volante et quelques microscopiques moucherons ont ainsi transformé une soirée de lecture quasiment en film d’épouvante.
Sacrée Heure-Bleue, va...
18:01 | Commentaires (7)
mardi, 29 juillet 2025
Histoires sans fondement...
Ouais, je sais, bande de...
Hier, nous sommes allés voir l’homme de l’art chargé de me dire ce qui m’attendait si je tenais à retrouver, si ce n’est une allure, du moins une santé de jeune homme.
Il est d’un abord agréable, doté du manque de tact qui caractérise les nouvelles générations mais avec humour et bonne humeur.
On sent bien là que ce n’est pas sa vie qui est en jeu...
Évidemment il y a toujours ce moment délicat où je me pose la question de savoir laquelle, de la vocation de soigner son prochain ou la vocation de soigner ses revenus motive le choix de son métier.
« Mais bon », comme dit Jupiter quand il ne dit pas « En même temps », cette visite m’a permis de remarquer pour la première fois, alors que je passe régulièrement dans la rue Montorgueil depuis plus de vingt ans, une dalle gravée.
Cette dalle, preuve de l’optimisme forcené des partisans de la liberté, nous dit que la dernière exécution pour homosexualité eut lieu en France en 1750.
Les deux lascars furent exécutés en place de Grève.
Je me suis demandé si on leur avait réservé le même sort que le martyre infligé à Sainte Blandine mais c’est juste parce que j’ai fait un rapprochement qui, pour incongru qu’il est, n’est pas dénué de fondement (!).
La loi réprimant « le crime de sodomie » sera abolie qu’en 1791, peut-être en découvrant avec quelques millénaires de retard que la sodomie ne se pratique pas qu’entre adultes humains de même sexe, évidement masculins puisque les femmes ne disposent pas de l’outillage naturel adéquat et que les animaux n’en sont point exclus.
Mais ce n’était pas l’exégèse de la loi de 1791 que je voulais entamer mais d’un oubli dû probablement à l’exigüité de la dalle car a été oublié que de 1942 à 1982 l’homosexualité fut un crime qui coûta la vie à des adeptes de Sappho et d’hommes que leurs goûts ne portaient pas vers les filles.
Apprendre incidemment en regardant par terre alors qu’habituellement je regarde les gens que le fait de se mêler de ce que font celles et ceux qui « jouent au docteur » conduisit nombre de ces « apprentis docteurs » au bûcher ou au massicot est rétrospectivement effrayant.
J’en suis venu à me demander si la « bien pensance » n’était pas plus meurtrière que la cupidité ou la jalousie.
La poursuite de notre pérégrination vers le boulevard de Bonne Nouvelle nous remonta le moral.
Une fresque sur le mur de la rue des Petits Carreaux finit par être connue dans de nombreux pays et interdite d’affichage dans de nombreux autres et montre que la liberté de choix existe bien.
Bon, pas chez tout le monde…
Et, pour ce que j’ai entendu samedi à la radio et ce que j’ai tiré de ce que j’ai vu dans les rues, les dissensions de sexe et de genre dans notre espèce n’ont pas fini de causer de grands dangers sans raison et surtout sans intérêt…
13:46 | Commentaires (6)




