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samedi, 13 décembre 2025

Des cafés acquis, des cafés innés…

Ouais, je sais… Même moi j’ai honte…

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Il y a deux bistrots parisiens où j’aime aller prendre un café ou un diabolo fraise.
Il y a d’abord ce café agréable avenue Niel, là où elle aboutit au croisement de l’avenue des Ternes et de l’avenue Mac Mahon.
Quand on y arrive, on a une vue sur l’Arc de Triomphe mais sans le charivari de la place de l’
Étoile.
Le café y est bon, le cadre agréable et le personnel aimable, sans doute parce que le garçon n’est pas un garçon de café parisien.
Néanmoins, mon café préféré est à Montmartre et il s’appelle « Le Rêve ».
Il fait face à la place Constantin Pecqueur, dont je vous ai déjà parlé à cause « d’un râteau » mémorable.
Bon c’était il y a longtemps et je me le rappelle en souriant intérieurement car je ne suis pas d’un caractère rancunier.
Et c’est heureux car avec le paquet de « vestes » que j’ai ramassées adolescent, je devrais haïr la gent féminine ce que ne m’est jamais arrivé.
Revenons à mon mouton, le bistrot où Heure-Bleue et moi allons de temps à autre.
Il a plein d’avantages.
D’abord il est à Montmartre, à deux pas du cimetière Saint Vincent.
Ensuite, lorsqu’il fait beau, la terrasse offre une vue sur un petit square ombragé et, en regardant vers le haut à gauche, on voit l’entrée de la rue Saint Vincent « là ousque la môme a s’app’lait Rose et sentait bon la fleur nouvelle » et, en se tordant le cou,  le beffroi de la basilique du Sacré Coeur.
Quand il fait froid, la salle est petite, pleine et chaleureuse.
Et dans ce café, il y a un hors d’œuvre qui a rendu célèbre la France dans le monde entier : « L’œuf mayo »
Aaahhh… L’œuf mayonnaise, ce petit plat servi en hors d’œuvre et si souvent raté que je me demande comment il peut encore être célèbre et surtout servi.
L’œuf lui-même est certes important mais ce mets délicieux est, comme beaucoup de choses aujourd’hui, passablement esquinté par l’avalanche de précautions censées nous protéger et qui transforment n’importe quel grand cru en une « lavasse sans goût ni goûtasse ».
Ainsi, pour éviter un hypothétique empoisonnement pour cause d’invasion par la nature on a décrété que l’industrie chimique ferait une bien meilleure mayonnaise que le jaune d’œuf, la moutarde, l’huile de tournesol et les condiments habituels.
Le bilan en est désastreux…
Aussi, avant de voir menottées partir tristement entre deux gendarmes les deux tenancières du bistrot « Le Rêve », je compte bien aller y déjeuner et prendre ces fameux « œufs mayo » qui lui valent de remporter le Championnat du Monde de l’Association de Sauvegarde de l’œuf Mayonnaise rendue célèbre par sa devise
« Le Temps passe, Les œufs durent. »

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mardi, 09 décembre 2025

D'un Noir des bennes...

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À entendre certains bulletins d’information, je reste pantois devant l’amnésie des xénophobes, invités réguliers des radios pour cause d’équité de représentation.
Je me suis soudain rappelé qu’il y a environ quatre siècles, une poignée d’Européens est arrivée dans « les Indes de l’Ouest » et en peu de temps a réussi à quasiment exterminer les populations autochtones.
« Du coup » je comprends soudain la peur panique du « Grand remplacement » popularisée en Europe par certains gouvernants ou aspirants gouvernants, notamment celle du Président des
États-Unis d’Amérique.
Je constate qu’un peuple « remplaçant » qui remplit la Hongrie hurle à l’invasion des « étrangers », de même celui de la Normandie et du Royaume Uni qui furent remplis par des populations venues d’ailleurs, tout comme notre « doulce France » qui fut et reste une terre de passage et d’accueil.
Bref, quand on fait partie des « remplaçants », un poil de bons sens voudrait qu’on s’écrase mollement plutôt que hurler au « Grand remplacement » quand on voit arriver dans les pays les plus riches du monde une famille qui crève de faim…
J’entends donc perpétuellement pester les mêmes partis contre « l’invasion des immigrés » ou,  avec un accent d'ailleurs à couper au couteau « Trop étrangers dans France » comme on a dit à ma librairie préférée... 
Alors je reste perpétuellemnt surpris devant l’ignorance crasse d’une réalité qui devrait sauter aux yeux de quiconque les ouvre un peu.
Comment  peut ne pas remarquer, si on a appris ses leçons de géo en classe, que la Terre est essentiellement peuplée d’étrangers, près de huit milliards pour être précis.
Et on pense qu’ils n’existent que pour qu’on aille en vacances chez eux ou pour qu’ils se précipitent chez nous, selon les uns pour acheter dans nos grands magasins, remplir nos hôtels et, selon les autres, pour remplir nos hôpitaux, profiter de la Sécu et abuser de nos allocations familiales.
Pour les deux ils sont trop nombreux.
Pour les uns ils n’achètent pas assez.
Pour les autres ils coûtent trop cher.
Heureusement que nous sommes assez hypocrites pour parler très souvent de partage, d’empathie et d’amour du prochain…
« Nous sommes tous frères ! » disent les religieux.
« Même les Arabes et les Noirs ? » demandent les gosses.
Bien sûr il y a des « grugeurs », mais c’est indépendant de l’ethnie.
Et tout a été ramené à une question d’argent, seule divinité qui surclasse n’importe quel dieu…
Quand je pense à la diversité de mes origines qui vont de l’Extrême-orient (ouais,
y a des filles qui ont fauté du côté maternel...) au Nord de l’Afrique en passant par l'Espagne avec accointances judéo-je-ne-sais-quoi, je dois avouer que par moment je me sens inquiet, d’ici qu’on me foute à la porte de mon pays à la population essentiellement d’origne étangère, des Vikings aux rebeus en passant par les Goths et les bavures des soldats d'Attila sans parler des Italiens et des Polaks et autres, il n’y a pas des kilomètres...
D’ailleurs Mme LePen étant d’origine bretonne et sachant que les Bretons ne regardent pas de si près avec qui ils se marient, à sa place, j’achètreais un billet pour partir vite fait avant d’être virée par un pogrome...