dimanche, 15 mars 2026
La suppression de la pauvreté n’est pas sans risque...
Faut reconnaître à nozélites qu’ils sont très forts.
Une idée saugrenue pour trouver un prétexte plausible pour supprimer les subsides de quelqu’un qui manque de tout est venue de quelqu’un qui ne manque de rien sauf du pouvoir de mettre à exécution sa brillante idée.
Cet humaniste qui a réussi à diminuer de 25% le nombre de bénéficiaires du RSA de son département, mené par une conception étrange de l’aide publique et qui a réussi à diminuer de 25% le nombre de bénéficiaires du RSA de son département, propose à mots à peine couverts une nouvelle idée d’aider son prochain dans la mouise.
Non en leur dégotant un emploi, si possible décemment rémunéré, mais en rendant le parcours d’accès au RSA proche du cauchemar administratif décrit par Kafka dans « Le Procès »…
Il y pointe par inadvertance une contradiction fondamentale dans le capitalisme:
D’une part assurer une productivité élevée et un salaire minimum pour augmenter les dividendes
D’autre part écouler la production en la vendant à des gens très peu payés pour assurer lesdits dividendes.
Une partie du problème fur résolue grâce à la mesure de la pauvreté :
Est pauvre celui qui gagne moins de la moitié du salaire médian.
Bilan, plus les salaires diminuent, plus le salaire médian baisse.
Plus le salaire médian baisse, moins il y a de pauvres.
Bientôt, le graal du capitalisme sera atteint.
Quand les salaires seront nuls, il n’y aura plus de pauvres.
Reste la question emmerdante et toujours pas résolue : Que deviendront les dividendes en l’absence de chiffre d’affaires ?
Ça va être la jungle entre « pas pauvres ».
Un monde sans pauvres est décidément trop féroce.
Bon, soyons honnête, je peux faire la même chose avec le communisme, où l’on se retrouverait avec une population argentée mais sans produits à acheter.
Il n’y a aucune raison de laisser aux seuls politiques le soin d’abuser des sophismes.
Continuons donc à donner les sous des contribuables aux banques pour rendre le monde plus facile à vivre...
Bref, comme toujours, on confond le combat contre la pauvreté avec la guerre aux pauvres.
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