dimanche, 12 avril 2026
Fais-moi confiance dit le renard à la poule.
Aujourd’hui c’est miracle !
J’avais tenté sans succès le Loto de la Française des jeux mais le résultat m’a semblé tout à fait aléatoire, pour ne pas dire nul.
J’étais prêt à sombrer dans le désespoir quand soudain, ce matin en ouvrant ma boîte mail le soleil s’est mis à briller dans mon ciel personnel.
Une inconnue m’a écrit et m’a promis un avenir sans fins de mois difficiles, voire sans fins de mois du tout, un peu comme celles d’un ministre
Vous savez bien, ceux qui nous parlent de décisions difficiles et ne savent que les mois ont une fin que parce qu’ils ont un agenda.
Plein d’espoir, j’ai ouvert ce mail.
Une vieille dame, une Américaine, une des Etats-Unis, m’avait écrit une de ces missives qui redonnent espoir dans la nature humaine.
Atteinte d’un crabe qui ne lui laissait que quelques semaines à vivre, elle appris mon existence, sûrement grâce à un miracle, et me promettait de me donner tous ses sous, juste par gentillesse.
Elle me promettait même de m’envoyer incessamment, sous peu et peut-être même avant, la modique somme de 8,5 millions de dollars, des vrais, des « US$ ».
C’était évidemment une lumière divine qui lui avait communiqué mon adresse mail, habituellement réservé aux quelques courriers et aux millions d’annonces commerciales qui squattent ma boîte aux lettres numérique.
Elle m’indiqua obligeamment la meilleure façon de me faire parvenir ces 8,5 millions de dollars.
Il me suffisait de lui renvoyer sur le champ mon identité, une photo de ma pièce d’identité ainsi que mes coordonnées bancaires et je serai alors averti par ma banque de ce versement miraculeux.
Ce qui m’a le plus surpris, ce n’est pas la variation du contenu de ce type de courriel car habituellement on me propose des affaires extraordinaires comme cet outil qui permettrait d’allonger mon membre viril jusqu’à lui donner des dimensions dignes d’un mulet au mieux de sa forme, des comme ça j’en reçois un tas et, rien qu’à regarder la photo de l’instrument, je serre les cuisses et frissonne d’angoisse.
Un doute demeure toutefois : Me prend-on clairement pour une andouille de croire un instant qu’on peut tomber si facilement dans ces offres dignes de Cocagne ?
Bref, cette fausse Américaine, probablement un « brouteur » du Sénégal a égayé ma matinée.
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