mercredi, 26 janvier 2011
Des cafés acquis, des cafés innés…
Mon bistrot a enfin recouvré son animation.
Pour le plus grand bien de son tiroir caisse et de ma chronique épisodique.
Ce matin, l’avorton abonné au coquard et au calva est arrivé tout guilleret.
Oui, celui qui avait passé une nuit au CHU après «avoir mis une patate » à son camarade, qui l’avait apparemment mal pris.
Il chantonnait car la Française des Jeux lui avait rendu un peu de l’argent qu’il lui donne libéralement.
« J’ai gagné ! J’ai gagné ! Ouais ! cinq cents €uros ! Nananèèèreee » sur un air des lampions un peu trop vacillant tout de même.
Ca sentait l'arrosage généreux du gain...
Ça se serait misérablement arrêté là si, à la recherche d’une chronique pour vous, mes lectrices et lecteurs chéris, je n’avais lancé la discussion « Et ça rembourse ce que vous jouez ? »
Et lui de répondre « Ben… », puis d’ajouter, pas très assuré tout de même « Euh en gros oui… ».
Un autre de lancer « Eh ho ! Tu joues tous les jours ! »
La claque « Ouais ! Tu joues combien, là ? ».
« Ben, euh… à peu près quatre €uros… »
Et là, l’information en forme de sanction est tombée de la bouche du patron « Ho ! C’est dix-quinze €euros, oui ! Et heureusement que j'prends pas les chèques !».
C’est ce moment là que le philosophe perça sous le petit : « Ouais, bon, globalement je perds, mais regarde, j’ai pensé à tout ce que j’aurais acheté si j’avais gagné… P’têt’ même ton bistrot… C’était bien aussi…».
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