Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 21 septembre 2014

Pas de bus si...

Samedi, première des deux « Journées du Patrimoine », Heure-Bleue et moi ne sommes pas allés à Paris.
Non, non lectrices chéries, pas à Paris. Nous sommes allés à Saint-Germain-en-Laye.
L’idée, c’était d’aller au musée Maurice Denis. Elle a changé en cours de route.
Nous nous sommes arrêtés au musée Claude Debussy.
Je n’ai rien vu de ce musée.
Pour deux raisons. La première est qu’il n’y a rien à y voir. Bon, j’exagère, il appert qu’il n’a pas laissé grand’ chose dans la maison où il est né ce qui est le cas de tous ceux qui ne sont pas nés dans un château…
La seconde raison est que j’ai profité de l’occasion pour assister à un concert donné dans les murs de la maison pendant qu’Heure-Bleue est allée traîner je ne sais où.
Un bidouillage pour piano, violon et violoncelle de « La muse et le poète » de Saint- Saëns, le premier mouvement d’une sonate de quelqu’un dont j’ignorais jusqu’à l’existence, Rebecca Clarke et le quatuor N°1 pour piano et cordes de Fauré.
C’est à la fin du 1er mouvement de celui-ci que je suis sorti, désespéré.
Évidemment, pas une seule rousse dans la salle pour retenir ne serait-ce que mon attention…
Les quatre jeunes gens qui interprétaient ce quatuor étaient fort intéressants et ma foi assez bons dans Saint-Saëns, l’altiste qui interprétait Rebecca Clarke m’a intéressé, l’œuvre est bien fichue et  je ne la connaissais pas.
En revanche, avec Fauré que je connais plutôt bien, m’a encore frappé ce qui me fait remarquer la même chose chaque fois.
Ces jeunes gens ont une technique et une connaissance de leur instrument parfaite, voire impressionnante.
Il ne leur manque hélas que l’âme d’un musicien. En ingénieur expérimenté, je me suis dit qu’avec un ordinateur et un bon synthétiseur, les deux bien programmés, j’arriverais au même résultat.
Oh ! C’était absolument impeccable dans l’exécution. Je me demande même si ce n’est pas pour ça qu’on parle d’exécution alors qu’autrement on parlerait plutôt d’interprétation…
Brassens disait que « sans technique, un don n’est rien qu’une sale manie », je pense quant à moi que l’inverse ne vaut pas plus cher.
Je suis donc sorti, dépité, à la recherche de la lumière de mes jours. Je l’ai rejointe et elle m’a emmené écouter quelque chose de drôle.
Au départ, ce n’était pas censé être drôle. C’est sûrement pour ça que ce le fut, mais Heure-Bleue vous racontera ça mieux que moi.
Nous sommes rentrés sous la pluie. Grâce aux travaux divers de la SNCF et la panne permanente de certains escalators, j’ai dû, avec ma moitié d’éponge, gravir au moins cent millions de marches. En ramassant « Direct Matin » sur le siège du RER qui nous accueillait  j’ai eu l’attention attirée par un entrefilet.

ACQUITTÉ DE VIOL CAR IL SOUFFRAIT DE «SEXSOMNIE»
Un Suédois ayant eu une relation sexuelle pendant son sommeil a été acquitté de viol parce qu’il souffrirait de «sexsomnie», une forme de somnambulisme, selon la cour d’appel de Sundsvall (Suède). Celle-ci a estimé qu’il « se trouvait dans un état d’endormissement, inconscient de ce qui se passait », une possibilité confirmée par une experte des troubles du sommeil. (Direct Matin du 19/09/2014)


Je me suis fait rappeler à l’ordre par Heure-Bleue quand j’ai fait une remarque plutôt crue sur les horizons que ça pouvait m’ouvrir sans voir qu’une petite fille était assise face à nous et écoutait de toutes ses oreilles.

Commentaires

la sexsomnie, voilà qui va ouvrir des horizons à certains dans les prétoires.

Écrit par : mab | dimanche, 21 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

tu es un peu sévère quand même...ces pauvres mômes qui pensent qu'ils ont la musique dans l'âme...moi je trouve que c'est déjà bien de savoir jouer d'un instrument...ça me rappelle mon voisin du dessus dans le 14ème...il est violoniste dans l'orchestre de France je sais plus quoi...inutile de te dire que maintenant cet instrument que j'aimais me sort par les oreilles! je file chez Hb pour rigoler un peu...vous auriez mieux fait d'aller visiter le château...à Saint Ger, ou les petites rue piétonnes pleines de tentation...dont "les tartes Julie" dans la rue "au pain"...bon dimanche, ici c'est la flotte...quand au violeur...sans commentaire!

Écrit par : Joëlle | dimanche, 21 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

je reviens pour te redire que j'adore tes jeux de mots avec tes titres d'articles....il est top celui là!

Écrit par : Joëlle | dimanche, 21 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

j'aime beaucoup Fauré.

Écrit par : liliplume | dimanche, 21 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Sans aucun doute vous auriez dû préférer la maison de Maurice Denis !
Et bien, ça va pas arranger la sécurité sociale ces nouvelles maladies : après la phobie administrative (une véritable épidémie !) voici la sexsomnie...

Écrit par : lakevio | lundi, 22 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

même que bientôt la connerie va être remboursée par la SS et j'ai trop peur du déficit .........

Écrit par : maevina | lundi, 22 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

ça devait ^tre vachement sympa le chorale, marrant mais sympa !!
Le violeur devait avoir un sacré avocat!!!

Écrit par : emiliacelina | lundi, 22 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Tu connais Malicorne ?!

Écrit par : moune | lundi, 22 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

ben oui, je suis de la génération qui écoutait Anne Sylvestre...

Écrit par : le-gout-des-autres | lundi, 22 septembre 2014

Ben voilà ! Je viens d'un coup de remonter le temps pour me mettre à jour des tribulations du Goût et de la lumière de ses jours...
Toujours aussi friande des aventures conjugales...
Vite ! je cours chez Heure Bleue
Gwen

Écrit par : Gwen | dimanche, 28 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire