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mardi, 19 mai 2015

Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu…

Hier fut un grand jour, lectrices chéries.
Je craignais avoir perdu la technique.
Nous étions allés chez les enfants en sortant du cabinet du dentiste.
Alerté par les appels d’un bébé, je suis allé voir.
On m’a tendu les bras.
On m’a aussi estourbi d’un parfum qui appelait au changement de couche.
J’ai failli tomber à la renverse car, pour la première fois depuis la naissance de P’tite Sœur, on m’a donné le droit de la changer !
Eh bien, lectrices chéries, je suis resté un expert en caca.
Pas une miette sur la moquette de la chambre, pas une trace sur les doigts, les fesses du bébé impeccables et tout.
Bref, j’ai renoué avec mon rôle de papy au geste sûr et surtout au geste qui permet aux autres habitants de l’appartement de continuer à papoter…
Une fois propre, P’tite Sœur a sauté sur l’occasion de faire bisquer Heure-Bleue en refusant obstinément de dire « Mamie ».
Ce qui ne serait rien si elle ne m’avait tendu les bras en m’appelant « Papy »…
C’est un petit jeu qui dure depuis plusieurs semaines entre P’tite Sœur et Heure-Bleue.
Chaque fois que j’entends Heure-Bleue dire « dis Mamie ! » je regarde et je vois P’tite Sœur montrer sa mère sur le pêle-mêle, Merveille, Manou ou l’Ours.
Mieux, j’entends P’tite Sœur  dire « Papy ? » en se tournant vers moi.
J’en bave de fierté !
Surtout quand elle me tend les bras pour venir sur mes genoux…
Évidemment, quand Merveille revient de l’école, elle prend moins bien la chose et me « fait la gueule »...

Cela dit, j’ai très peur de la future façon de s’exprimer de Merveille et P’tite Sœur.
Il semblerait que mon père ait réussi à contaminer l’Ours après avoir contaminé votre serviteur, son fils unique.
Et je crains bien qu’à trois générations d’écart il n’ait réussi à contaminer les deux Merveilles…
Comment je le sais ?
Eh bien j’ai entendu l’Ours siffloter « La maladie d’amour » .
Oui, oui, celle « qui unit dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris ».
Et là, ô surprise ! Emporté par son élan et suivi par votre Goût préféré et Heure-Bleue, L’Ours en a entonné des paroles autres. Des parole sorties directement de l'imagination fertile de mon père.
Oui lectrices chéries, une création « Typical Père du Goût », de celles qui obtenaient immédiatement un succès foudroyant auprès de ma mère qui l’aurait piétiné en l’entendant.
Chaque fois qu’il était d’humeur taquine, c'est-à-dire souvent, il entonnait de sa belle voix de baryton :
« Elle coule, elle coule, la maladie d’amour,
Celle qu’on attrape parfois, du côté de la rue Quincampois ».
Oui, nous n’habitions pas loin de la rue Quincampois.
Ça ne ratait jamais, ma mère se mettait à crier « Lemmy ! Voyons ! Devant ton petit-fils ! »
Des décennies plus tard il appert que, comme son père et le mien, l’Ours possède ce don inné de la poésie et l’art de versifier devant un public totalement inadapté…

 

Commentaires

rien que l'idée d'imaginer Robert changeant la couche d'un bébé, m fait tordre de rire! Je paierai vraiment très cher pour voir çà!
Tu es "presque "parfaits... en fais des choses! Je dis "presque" parce-que je ne voudrai pas que deviennes orgueilleux!
Je crois que Merveille n°2 st déjà une sacrée coquine!! Et que ton fiston ne dépareille pas la lignée!

Écrit par : emiliacelina | mardi, 19 mai 2015

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Eh oui, changer les couches c'est comme la bicyclette, ça ne s'oublie pas.
Encore faut-il avoir appris à le faire.

Écrit par : clodoweg | mardi, 19 mai 2015

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Cher et Tendre a toujours changé les couches de ses enfants mais curieusement , il n'a toujours pas changé son petit-fils , on va voir avec la petite Singapourienne , en un mois , il aura bien l'occasion de le faire .

Écrit par : Brigitte | mardi, 19 mai 2015

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papa aussi adorait adapter à sa sauce les chansons.

Écrit par : mab | mercredi, 20 mai 2015

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Ce genre de chose se transmet toujours en premier !
Je suis très heureuse de n'avoir pas eu à changer Douce cette fois-ci ; mon dos a assez donné !

Écrit par : lakevio | mercredi, 20 mai 2015

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Quelle famille, mon dieu, quelle famille !

Écrit par : Berthoise | mercredi, 20 mai 2015

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On développe cette finesse au contact des autres. Aucun de vous n'a été traumatisé, non, par ce type de poésie?

Écrit par : livfourmi | mercredi, 20 mai 2015

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