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dimanche, 06 septembre 2015

La confusion des sentiments…

J’ai l’impression, en lisant les commentaires sur la note du dernier amour de ma vie, qu’il subsiste un malentendu.
Léger, certes, mais tout de même.
Bien sûr que nous aimons les animaux, le problème n’est pas là.
J’aime les chats.
Le chat c’est pourtant une bestiole carnivore, jamais rencontré de chat végan. D’ailleurs quand il condescend à être brièvement végétarien c’est à titre de purge….
J’ai aussi un gros penchant pour le porc.
Pas celui que je croise dans le métro ou au hasard de mes pérégrinations parisiennes, non.
Celui qui gambade dans les forêts de la campagne madrilène.
Je le connais bien, surtout sous sa forme dite « pata negra », là je l’adore…
En dehors de ça j’ai, comme beaucoup de gens de mes âges, peu de goût pour la viande rouge, ce qui me rend du coup innocent du sort réservé aux bovins, aux ovins et aux porcins.
Comme ces militants intégristes de L214, je suis scandalisé par le sort réservé à certains animaux qui, une fois cuits se révèlent absolument délicieux.
Mais bon, si je me suis chamaillé avec le type de la Gare Saint-Lazare, ce n’est pas tant parce que je ne partage pas son amour des bêtes que par le fait que la cause qu’il défend lui ôte tout jugement un peu distancié et que les arguments qu’il a avancés sont débiles.
Comme si on ne savait pas qu’égorger un mouton ça lui fait mal.
Mais surtout comme si lui ne savait pas que le pire n’est pas la façon de les tuer mais la façon dont on pratique l’élevage industriel, digne des meilleurs camps de la mort des diverses dictatures.
Son discours à la remarque d’Heure-Bleue m’a agacé.
 « En ce moment, il y a des choix à faire en matière de souffrance et ce n’est peut-être pas celui de la souffrance des vaches le plus judicieux » lui avait dit en substance la lumière de mes jours.
Évidemment, cette andouille a cru bon de répondre « alors allez plutôt voir Médecins sans Frontières, moi c’est les animaux ! »
Le genre occupé à couper les pommes de terre en frites et à rester impavide devant le collègue qui vient de s’envoyer  la bassine d’huile  bouillante sur le pantalon…
« Moi, mon job, c’est la coupe des pommes de terre, je ne suis pas le SAMU », en somme…
Je suis scandalisé par la façon dont l’Europe s’éblouit de son humanité en exigeant que la surface d’ébat s’une poule atteigne désormais celle d’une feuille A4.
Scandalisé aussi par la réaction de certains éleveurs qui semblent trouver qu’accorder un format A4 à un poulet, c’est les obliger à transformer leurs batteries en hôtels cinq étoiles.
Mais je dois dire que je suis encore plus scandalisé et, disons le, totalement désarmé faute de moyen d’action, par le malheur de pauvres gens qui fuient leur pays et qu’on accuse avant même qu’ils n’arrivent de venir sous des prétextes fallacieux.
Tout semble bon pour les rejeter à la mer.
Personne ne semble avoir pensé un instant à ce que serait notre réaction si nous étions nous-mêmes victimes d’exactions de ce genre et condamnés à fuir.
J’imagine la réaction de tous nos beaux esprits se trouvant face à des gens qui leur servent le même discours.
Zweig, dans « Le monde d’hier. Souvenir d’un Européen » écrivait, ce n’est pas verbatim mais l’idée est bien là, « Les malheurs qui nous accablent nous arrivent parce que la liberté n’est plus un but sacré mais est devenue une habitude ».
On a vu dans la suite ce qu’est devenue « la Liberté » en question…

Commentaires

J'aurais voulu écrire ta note...

Écrit par : heure-bleue | dimanche, 06 septembre 2015

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Mon combat est de ne plus manger de foie gras ni de porc, ni de boeuf, le gavage est cruel pour les oies.
Pour le reste à part compatir aux sort des réfugiés je ne peux pas grand chose hélas hormis m'indigner.

Écrit par : mab | dimanche, 06 septembre 2015

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Je crois que la grosse difficulté pour la plupart d'entre nous,
c'est de savoir quelles sont les priorités...
et aussi de savoir écouter les autres...

Comme je ne suis pas trop butée, je suis allée voir les buts de L214 qui sont tout à fait louables. Et je suis contre l'élevage en batterie en particulier quel que soit l'animal.

Mais il n'empêche, l'attitude orale de ce militant ressemble plus à de la dictature que du partage d'une réflexion.

J'espère qu'il a depuis compris que les gens se nourrissent aussi d'humanité.

Écrit par : Sophie | dimanche, 06 septembre 2015

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Totalement désarmée, c'est exactement ce que je ressens...

Écrit par : Brin de broc | dimanche, 06 septembre 2015

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Je suis bien d'accord avec Heure bleue , la priorité est aux pauvres gens traités comme du bétail .

Écrit par : Brigitte | dimanche, 06 septembre 2015

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Il parait que quand on vieillit, on a de moins en moins envie de viande...
Ça tombe bien... je vieillis! ;-)

Écrit par : Coumarine | dimanche, 06 septembre 2015

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Ce midi, j'ai mangé un tournedos dans le filet accompagné d'un Vacqueyras. Hummm !

Je vais retourner voir laliste de Milky pour voir ce que je peux faire à mon humble niveau. La situation de ces pauvres gens me désole.

Écrit par : Berthoise | dimanche, 06 septembre 2015

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bien sûr, lorsque je regarde les infos et ces images insoutenables, j'ai beaucoup de peine, même si je sais très bien que je ne peux rien y faire Je me demande surtout si toute cette effervescence qui se manifeste brusquement depuis la parution de cette triste photo va perdurer! Il y a belle lurette qu'ils auraient du réagir! Mais mieux vaut tard que jamais!

Écrit par : emiliacelina | dimanche, 06 septembre 2015

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De toute façon ce monde tourne à l'envers, à tout les niveaux, c'est une catastrophe mondiale! Je ne soutiens pas les agriculteurs, s'ils en sont là c'est de leur faute! Ils nous donnent de la M à manger...ils peuvent se la garder! Et l'élevage intensif a tout anéanti! HB a bien fait de le moucher, il y a plein de gens qui s'occupent d'animaux et ne disent rien. Quand aux pauvre gens, on serait les premier à faire la même chose, maman à fait l'exode, elle est partie seule sur les routes avec ma sœur ainée d'un an et demie en 44, elle serait allée n'importe où pour ne pas mourir...les gens ont la mémoire courte. bisous.

Écrit par : esthériane, mialjo | dimanche, 06 septembre 2015

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Question animaux, ici on a d’autres lois, mais ce n'est pas si vieux que ça. Question gens, là on commence à tourner en rond aussi. Et oui la liberté c'est naturelle, on ne se rend pas compte de ce qu'ils vivent. Et oui..il faut des solutions... pas celles de Marine hein..

Écrit par : pucca | lundi, 07 septembre 2015

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Je ne soutiens pas les agriculteurs, s'ils en sont là c'est de leur faute! Ils nous donnent de la M à manger...ils peuvent se la garder!
Non, Jo, ce n'est pas de leur faute. C'est la faute à la mondialisation. Enfin, un truc de ce genre, car dans ce mot, on y met tout et n'importe quoi. Dieu sait que j'ai tapé souvent sur les paysans, mais, là, je les soutiens. Beaucoup, beaucoup d'agriculteurs se suicident dans l'indifférence générale. On les a poussés à acheter des machines agricoles, sensées remplacer les commis de ferme, on les a poussés à produire, plus, toujours plus pour faire jeu égal avec les amerlocks, les grandes fermes brésiliennes, maintenant les grandes fermes allemandes. Tout ça pour que le consommateur mange toujours moins cher. Et, le consommateur, c'est qui ? C'est nous tous. Nous sommes tous responsables de ce qui arrive. L'être humain est ainsi fait qu'il est responsable de sa propre perte. Bien dit, hein !
Que deviendront nos campagnes quand ils ne seront plus là ? A chaque fois que je vais chez ma mère, je me réjouis de voir un paysan dans un champ, je me réjouis de voir des vaches brouter. Ce sont bien les seuls êtres humains qu'on voit dans les campagnes. J'en chialerai presque en me souvenant de la vie d'autrefois dans les villages traversés. Des enfants, je n'en vois plus guère. Les jeunes paysans du 21e siècle sont intelligents, ont fait des études, ne ressemblent plus guère aux paysans d'autrefois, incultes, soulards, qui ressemblaient à des bêtes de somme et traitaient leurs femmes comme leurs bêtes.
J'ai vu les applaudissements des parisiens quand les tracteurs passaient devant eux. On les applaudissaient comme des bêtes de foire. Les enfants étaient ravis. Ce n'est pas tous les jours qu'ils voyaient autant de tracteurs dans les rues. Ils étaient heureux ( les enfants) comme devant un spectacle de cirque.
Qui entretiendra les haies, qui peuplera les campagnes, qui fera vivre ce qui reste des campagnes ? Les migrants peut-être, qui vivront eux-aussi comme des bêtes quand les français en auront marre de les nourrir gratos. On les exploitera comme on a exploité les anciens migrants, ceux venus du Portugal, d'Italie, d'Indochine. De toute façon, un pauvre est fait pour être exploité. Me font rire nos gouvernants avec leur pitié. Me fait rire l'Angela. En voilà une qui se frotte les mains, elle va pouvoir se payer de la main d'œuvre bon marché
Ah, on peut se donner bonne conscience avec notre pitié à 2 balles en voyant tous ces migrants échoués sur nos côtes. Dans quelques temps, qu'en sera t-il de notre pitié quand ils viendront manger notre pain, quand ils toucheront des allocs en tous genres, quand ils auront droit aux soins gratos ? C'est facile d'avoir pitié derrière un clavier, c'est facile d'avoir pitié quand on est bien au chaud chez soi, dans son appart. Après, après, qu'en sera -t-il ? Qu'on leur donne donc les moyens de retourner dans leur pays et d'y vivre dignement. Qu'ils puissent nous y recevoir en tant que touristes, qu'ils puissent nous plumer dignement comme nous le faisons avec nos propres touristes.
ps : mon dieu que c'est bon des brochettes de bœuf bourbonnais, les aiguillettes de canard bourbonnais au barbecue, les brochettes de poulet bourbonnais- poulets qu'on ne voit plus guère gambader effectivement dans les cours de ferme. Même ma mère se fait aussi son propre élevage intensif avec ses 10 poulets, comme ceux que j'ai mangé hier. Elle aussi veut qu'ils poussent vite, en leur mettant de la lumière la nuit pour qu'ils mangent plus. Jamais, je n'aurai cru voir ça chez elle. Avant, elle élevait 2 tournées de poulets. Maintenant, elle en veut trois. Même au niveau de ma mère, ça m'a choqué. Heureusement, ces poulets, voués à la mort, ont un champ la journée pour s'ébattre. Mais, elle les enferme à 16h, bien avant la tombée de la nuit. D'accord, elle les sort à 6h du matin. Elle fait vivre ses volailles à son rythme.
re-ps : ah oui, j'aime pas trop les chats. Nous en avons une trifouillée, abandonnés par leurs jeunes maitres qui ne font pas stériliser leur chatte, qui saccagent nos plates-bandes, qui font leurs besoins sous nos fenêtres. Mon mari, tous les matins, fait son ramassage de crottes. Qu'en faire ? Des chats, pas des crottes.

Écrit par : Juliette | lundi, 07 septembre 2015

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