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dimanche, 31 janvier 2016

Le manque a gagné…

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Il avait pourtant dit qu’il viendrait.
A l’abri des jalousies qui l’isolaient de la rue écrasée de soleil, elle regardait la rue.
Elle retournait s’asseoir sur son lit quelques minutes mais elle ne pouvait tenir en place alors elle se levait et attendait.
Elle était un instant éblouie par l’éclatante lumière du dehors puis,ses yeux, accommodés enfin, lui annonçaient la triste nouvelle : Rien.
Il lui avait bien juré « Je viendrai dimanche après midi, c’est promis ! »
Elle avait confiance, elle l’avait cru.
Et il n’était toujours pas là.
Alors elle se reculait dans la chambre, la seule pièce qui donnait sur la rue.
Un moment aveugle, encore éblouie par l’éclatante lumière qu’elle venait de quitter elle allait quasiment à tâtons vers le lit et s’y asseyait de nouveau.
L’impatience fit place au  doute et le doute à la tristesse et bientôt la douleur s’empara d’elle.
Elle fit de nouveau connaissance avec cette sensation d’étranglement, la difficulté à déglutir.
Elle sut qu’elle allait sentir bientôt une main lui prendre l’estomac et le tordre.
Comme chaque fois qu’il lui faisait ce tour pendable de la faire languir pour la décevoir, elle finirait par se coucher et inonder son oreiller de larmes.
Les heures passèrent.
Elle l’attendait.
Peu à peu, la lumière du soleil s’est adoucie.
Elle était moins éblouie maintenant quand elle allait regarder au travers des jalousies.
Elle était aussi moins perdue lorsqu’elle revenait, déçue une fois de plus, vers son lit.
Elle se fit la réflexion qu’un lit qui ne servait qu’à dormir n’était pas très utile…
Elle pensa aussi que les dimanches se faisaient de plus en plus longs sans lui.
En y réfléchissant un peu ça l’a surprise.
Quand son mari était mort, le premier choc passé, elle s’était sentie plutôt soulagée avec même, par moments l’impression de renaître. D’avoir rajeuni.
Alors qu’assise sur le lit elle allait se mettre à pleurer, la sonnette retentit.
Elle regarda le cartel. Sept heures du soir !
Il ne pourrait passer qu’un bref moment avec elle et elle savait comment.
Il remettrait rapidement de l’ordre dans sa tenue et s’enfuirait jusqu’à…
Jusqu’à quand ? 
Un coup de feu claqua qui sortit le quartier de sa torpeur.
- Reprenons, Madame, que s’est il passé exactement.
- Je n’en pouvais plus, monsieur le gendarme, il promettait, venait parfois, me prenait rapidement et après de vagues promesses il s’en allait.

Commentaires

Tu as le coup de pistolet facile, tu as lu Ponson du Terrail ?

Écrit par : heure-bleue | dimanche, 31 janvier 2016

Une assassine ?
Crénom, vous l'assaisonnez, Heure Bleue et toi, cette brave Mademoiselle Madeleine, qui n'a pour seul vice que surveiller ses voisins.

Écrit par : Berthoise | dimanche, 31 janvier 2016

Wouah, quelle chute !

Je vois, le Goût, que tu n'as aucune illusion sur tes congénères masculins !!!!!!!!!!!!!

Moi, j'adore "me prenait rapidement", comment on fait ça ???? et tenir en haleine ....

Écrit par : Sophie | dimanche, 31 janvier 2016

Allez un de moins!

Écrit par : mab | dimanche, 31 janvier 2016

ah ben chez toi ça "déménage" !!!

Écrit par : liliplume | dimanche, 31 janvier 2016

ben ! Pardon , mais : merde!!! alors ! Tu m'as eue jusqu'à la fin de ton histoire! C'était impossible de deviner cette conclusion ! Bravoooooooo !!!!

Écrit par : emiliacelina | dimanche, 31 janvier 2016

heu...vous jouez à quoi?...

Écrit par : esthériane, mialjo | dimanche, 31 janvier 2016

Ha ! ha ! quelle chute !
Un peu léger comme motif pour trucider son amant, tu ne trouves pas ? La peine de mort existant à cette époque, mon avis est qu'elle n'a pas dû échapper à la guillotine et, ma foi, contrairement à Jacqueline Sauvage, je n'aurais pas signé la pétition pour qu'elle soit graciée. Mais, étant contre la peine de mort, j'aurais tout de même eu pitié d'elle.

Écrit par : julie | dimanche, 31 janvier 2016

tu te lances dans l'écriture de petites fictions, le Gout?
La chute est inattendue... c'est ce qu'il faut dans une micro nouvelle!!

Écrit par : Coumarine | dimanche, 31 janvier 2016

Faut donc être cruche...

Écrit par : Brin de broc | dimanche, 31 janvier 2016

Les commentaires sont fermés.