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mercredi, 18 septembre 2019

Maths à mort…

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Aujourd’hui, nous allons nous exiler pour la journée car nous fêterons l’anniversaire de l’Ours.
J’allais écrire « le quarante-septième anniversaire de l’Ours » quand je me suis rappelé que la lumière de mes jours me dirait « Non Minou ! Ne le dis pas, ça va signer notre âge ! On va croire qu’on est des vieux ! »
Alors qu’en réalité, on a juste… Bref, on a mal au dos le matin.
Enfin… « Elle » a mal au dos, j’ai mal au genou droit.
Bref, l’idée qui m’est venue, plus exactement le souvenir qui a affleuré ma mémoire ce matin, a été ravivé par ce petit voyage obligé au-delà du « périph’ ».
Il va d’abord falloir qu’on s’agite un peu car nous devons être parti à onze heures.
Donc… Ce souvenir lié aux transports en commun.
Je me rappelle ce matin quelque chose que j’avais déjà entendu alors que je pestais contre l’absence de personnel dans une station de métro.
Ce jour là, je n’avais pas de ticket, pas de cash et la flemme de remonter au niveau de la rue pour en demander « au mur ».
Ne restaient dans la station  qu’un automate dont le lecteur avait été vandalisé et un guichet « Renseignements » derrière lequel s’emmerdait profondément un agent de la RATP.
Il s’emmerdait si profondément qu’après m’avoir expliqué qu’il de délivrait pas de billets, nous nous sommes mis à bavarder.
Il m’expliqua, fort des renseignements donnés par le syndicat auquel il adhérait, que  la RATP visait à faire ce qu’avait commencé la SNCF.
Vider les stations de tout personnel et le remplacer par des automates pour délivrer les billets et des plans pour indiquer le chemin…
Il m’apprit aussi que la SNCF avait ralenti un peu l’avancée du projet « Gares sans personnel » car les voyageurs commençaient à se sentir inquiets à l’idée de se trouver seuls dans les gares au crépuscule.
Commençait aussi à se faire jour l’idée que des gares sans voyageurs deviendraient des endroits où on se rendrait avec la crainte de mauvaises rencontres, ce qui n’est pas bien bon pour le chiffre d’affaires.
Je me dis donc en ce matin d’anniversaire qu’il serait temps que les brillants économistes qui nous gèrent à défaut de nous gouverner sortent les yeux de leurs « tableaux EXCEL » qui leurs donnent du monde une idée étrange.
Virtuelle peut-être, irréelle sûrement…
S’ils usaient des transports en commun qu’ils prétendent améliorer alors qu’ils ne font qu’en diminuer le personnel, ils s’apercevraient  que ça ressemble assez à une volonté de transformer les gares et les stations en coupe-gorge une fois passées les « heures de pointe ».
Mais ils n’ont pas vraiment compris puisqu’ils ont installé à la gare Saint Lazare des portillons qui vont en plus donner une sensation d’enfermement au pauvre usager coincé entre une batterie de portillons et les trois lascars qui le regardent bizarrement.
Chacun des quatre se demandant si les trois autres vont lui sauter dessus pour le dépouiller.
Depuis que la folie sécuritaire s’est répandue dans les allées du pouvoir et la folie financière dans les couloirs des banques, on a angoissé à dessein le citoyen.
La peur est si favorable à l’obéissance…
Il suffit qu’il ait l’impression que celui qu’il croise en veut à son portefeuille ou son I-phone…
C’est vous dire l’enthousiasme qui m’anime à l’idée d’aller à la gare Saint Lazare.
Bon, je pourrais prendre le bus mais ça me paraît si long, plus d'une heure pour aller à dix kilomètres...

Commentaires

A force de "dégraisser", il n'y aura plus de salariés pour LES "engraisser" dans la nouvelle société qu'on nous prépare.

Écrit par : Nina | mercredi, 18 septembre 2019

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Ca fait longtemps que je ne suis pas passé chez toi. J'ai bien fait car ton article me plait énormément. Pour connaitre par cœur et avoir beaucoup fréquenté la Gare Saint Lazare, je suis bien d'accord. C'est parfaitement écris comme d'hab. Tu as raté ta vocation. Ton billet aurait fait sensation dans un journal "dérangeant". Je précise que j'en cite aucun. Libre à chacun de les lecteurs de le placer dans l'organe de presse qui lui plaira.
N'empêche, l'autre jour, j'ai pesté car un espace presse situé au bord des quais n'est plus accessible sans poinçonner son ticket et c'est le seul qui commercialise un semestriel de couture que j'achète régulièrement. J'ai du l'acheter par correspondance avec les frais de port qui vont avec. Bref à cause des ces fichus portillons, j'ai perdu 5€49 que la SNCF ne me remboursera pas...

Écrit par : Armelle | mercredi, 18 septembre 2019

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Pardon, pas "passée"...

Écrit par : Armelle | mercredi, 18 septembre 2019

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Une autre illustration de ce que tu nous prescrit comme devoir de lundi !

Écrit par : delia | mercredi, 18 septembre 2019

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c'est pas rassurant tout ce que tu écris, moi qui dois faire le voyage dans 15 jours...j'en suis malade rien que de penser que je vais devoir me farcir les escaliers du métro du rer avec valises et autres bagatelles...j'espère que nous pourrons nous voir...je prendrais un train qui va de Mais Laff à Saint Lazare et nous irons boire un café gourmand, et je rentrerais direct chez Papi...bisous.

Écrit par : Charlotte17 | mercredi, 18 septembre 2019

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Et les caisses automatiques des hypers... Je n'y vais jamais, préférant faire la queue à une caisse ''humaine"

Écrit par : Gwen | mercredi, 18 septembre 2019

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Bon rassurez vous, même avec des enfants plus jeunes, on a mal au dos en se levant (bon je ne les pas eus à 20 ans...) !
Quand je pense que jeune, je dormais dans les salles d'attente, dans les gares... Maintenant, même attendre assise me met mal à l'aise...
Oui on déshumanise, on nous rend tributaire de machines qui ne fonctionne pas toujours, et on voudrait qu'on utilise moins les voitures, trouvez l'erreur.
Et oui, ton article est très bien écrit, mais c'est toujours le cas.

Écrit par : Fabie | jeudi, 19 septembre 2019

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joli titre :-)

Écrit par : Adrienne | jeudi, 19 septembre 2019

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