vendredi, 04 octobre 2024
194ème Devoir de Lakevio du Goût
Cette « photo modifiée tableau » de Richard Tuschman m’a, « interpellé quelque part au niveau du vécu » comme on dit quand on joue au « psy mode années 80 »
De fait, quel sens donner à cette toile ?
Qui part ? Elle ? Lui ? Eux ?
Revient-elle ? Part-elle ?
Qui est la silhouette derrière la fenêtre ?
Celle qui fait partir ou celle qui fait revenir ?
Et qui doit partir ou revenir ?
Bref c’est, comme disait ma mère « un vrai sac de nœuds »…
Je compte sur les efforts de tous pour donner un sens à cette toile.
À lundi…
17:42 | Commentaires (2)
lundi, 30 septembre 2024
Devoir de Lakevio du Goût No 193.
J’aime particulièrement l’automne mais que vous inspire-t-il ?
Certains lieux me remuent le peu d’âme qui me reste, surtout celui-ci que j’ai parcouru tant de fois.
Êtes-vous plus « Ô bruit doux de la pluie, par terre et sur les toits »
Ou « Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris, »
Êtes vous plus branchés Verlaine ou Verhaeren ?
Ou êtes-vous simplement vous et vos rêves ou vos idées ?
À lundi, j’espère…
Par le temps d’automne de ce matin, je me rappelle un lundi matin où, poussé vers le lycée par un terrible manque d’entrain, je suis parti de la maison vers sept heures et quart.
Comme chaque jour de lycée, j’ai traversé le boulevard Ornano et emprunté la rue du Mont-Cenis.
C’est une rue plutôt belle, presque droite et surtout très montante…
Elle commençait pas très loin de chez moi et finissait à l’angle du square Nadar.
C’était bien parce qu’à partir de là, le chemin descendait jusqu’au lycée.
Ce lundi matin, il faisait doux et je longeais le square Nadar où un socle vide attendait depuis toujours l’hypothétique statue du Chevalier de la Barre, « exécuté à l’âge de dix-huit ans pour n’avoir pas salué une procession ».
Traînant toujours le pas, mené par une envie de sécher le cours de latin de huit heures du lundi, je suis arrivé à la rue Foyatier.
Celle de la photo justement.
L’âme étant faite pour être pleine de vague, je me suis retrouvé, pour une fois logique, plein de vague à l’âme en regardant la volée de marches couverte d’un tapis de feuilles mortes.
La rue était faiblement éclairée par un soleil chiche qui semblait l’avoir couverte d’un tapis doré.
J’ai trouvé ça très beau et j’ai descendu à pas lents les escaliers, regardant à droite les immeubles et à gauche le jardin du Sacré Cœur au travers des grilles du funiculaire…
Puis, la tête de Mr L. prof de latin, grec et lettres, un des rares qui « m’avait à la bonne » a remplacé le tapis de feuilles dorées.
Alors j’ai descendu les marches deux par deux puis la rue de Steinkerque où quelques boutiques préparaient déjà les souvenirs à exposer.
Je suis arrivé à l’heure.
Néanmoins l’âme restée en haut des escaliers de la Butte, « qui sont si durs aux miséreux ».
C’est à ce moment que je me suis dit, je crois, que ma vie était mal partie, plus intéressée par le regard de biais sur le monde que par l’idée qu’il fallait songer à « la réussite » à quoi était censée nous entraîner la vie lycéenne.
Le résultat fut d’avoir depuis ce lundi là un pied dans le monde et un pied dehors.
Préparation à une vie bancale entièrement apprise grâce à des feuilles mortes et des cours qui parlaient de gens qui regardaient du monde ce que personne n’en voyait…
10:31 | Commentaires (25)



