Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 31 mars 2020

L'aloi du marché...

sontpasplusforts_01042002.jpg

On aurait dû s’en douter.
Dès janvier, avant même que l’épidémie ne fût déclarée officiellement en Chine, les media diffusaient une campagne financée par nous.
C’était sûr.
Les annonceurs, qu’ils fussent vignerons, viticulteurs ou verriers, n’allaient pas financer une campagne qui allait détourner leurs clients de leurs produits.
Ces produits si amoureusement cultivés.
Ces produits si amoureusement élevés.
Ces produits si amoureusement embouteillés.
Ces produits si amoureusement goûtés.
Ces produits n’allaient pas tout de même pas être de gaîté de cœur voués « gratis pro deo » à l’égout alors qu’ils fussent élevés de façon que  « Cave nil vino » fût plutôt bien vu, voués qu’ils étaient aux pauvres confinés que nous sommes !
Oui lectrices chéries, nous eussions pu nous douter qu’après nombres de petits acquis ôtés les uns après les autres aux pauvres hères que nous sommes, on tenterait de nous retirer les quelques plaisirs qui nous restaient.
Cette campagne commença insidieusement par nous enjoindre de lever le pied plutôt que le coude...
Puis des épidémiologistes vinrent nous dire doucereusement « Vous savez, que vous buviez une piquette ou un Romanée Conti, votre foie ne voit que de l’éthanol… »
Outre que c’est quand même oublier que ça passe d’abord par le gosier, le goût et l’odorat, ces adeptes du cilice nous emmerdent profondément.
D’accord, le Romanée Conti passe aussi beaucoup par le porte-monnaie…
Puis, après les épidémiologistes, vinrent les censeurs de l’Etat poussés par les censeurs de la Faculté.
Depuis peu, au lieu de conseils doucereux, on nous dicte «  Le vin, ce n’est pas plus de deux verres par jour ! »
Ce ne serait pas si grave si le méchant n’avait ajouté vicieusement « Et pas tous les jours… »
Une sorte de prescience sans doute avait amené le gouvernement à diffuser ce genre de conseil.
Je ne vois que ça !
Pour une fois qu’un gouvernement voit juste et tente de prévoir !
Il eut certes mieux valu qu’il prévît l’achat de masques, c’eut été plus judicieux.
Las, il ne prévit pas l’après confinement.
Sinon, au lieu de donner ce conseil idiot « Le vin, ce n’est que deux verres par jour ! Et pas tous les jours… » il aurait réfléchi deux secondes.
Il serait arrivé rapidement à la conclusion rassurante et régulièrement vérifiée qu’un peuple qui lève le coude est bien plus facile à mener qu’un peuple qui lève le poing.
L’Histoire récente regorge de peuples de gens raisonnables, donc raisonneurs voire ergoteurs qui mettent en difficulté les gouvernements.
Bref, des peuples chiants, prompts à l’analyse, surtout à la critique, qui virent des incapables au détour d’une élections.
Bon, c’est trop souvent pour les remplacer par d’autres incapables.
Deux verres par jour… Je vous demande un peu…
Soyons sûrs qu’à peine le confinement terminé, l’économie reprendra rapidement sa prééminence sur l’Homme.
Soit.
Une seule loi est scrupuleusement respectée.
C’est la « La loi du Marché ».
Si en plus il faut qu’on soit à jeun pour apprécier le désespoir qui en découlera, rien ne va plus…

lundi, 30 mars 2020

Devoir de Lakevio du Goût N° 32

marquet.jpg

C’est la grande évasion…
Puisque vous êtes curieuses.
Et gourmandes…
Mais hélas enfermées.
Vous voulez en savoir plus sur l’évasion en période de confinement ?
Eh bien ça commence comme ça :

20200329_142405.jpg

Puis ensuite on ajoute ça :

20200329_142551.jpg

Et ça :

20200329_142804.jpg

Après une trentaine de minutes de cuisson à thermostat ~200°C, on ouvre le four.
Normalement ça a donné ça :

20200329_145801.jpg

Ça vous plaît ?
J’ai enfin regardé cette tarte avec attention.
Puis j’ai fini par dire « Ah… Cette tarte ! » d’un ton énamouré qui a attiré l’attention d’Heure-Bleue.
La voix du Commandeur a alors retenti depuis le séjour « Oui mais non !!! »
Toute la psyché féminine résumée dans cette tournure de phrase.
Toute… Du moins celle de la lumière de mes jours .
Je l’expérimente depuis si longtemps.
Cet acquiescement qui, à peine accordé est déjà soumis à condition et enfin se transforme en refus…