Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 16 septembre 2007

Celle-ci est pour Milky

Il faut savoir pourrir le moral des amies.
Et efficacement en plus.

9f0678e45c85ca0dad3c439b663f2fd1.jpg


En ces temps de fièvre verte, il est bon de se méfier des excès habituels des révolutions.
-Vous avez sans doute remarqué qu’en cas de révolution, ce sont les plus dangereux (parce qu’honnêtes et pire encore, prêts à partager) qui finissent adossés à un mur, face à une poignée d'imbéciles en uniforme, tandis que les plus futés se sont déjà partagé les dépouilles du régime précédent (surtout le pouvoir, les avantages, privilèges et fortunes…)- Fin de la digression.

Fièvre verte, donc, et j'adore les écologistes rêveurs qui ne savent pas compter.
J'en ai entendu récemment vanter les mérites incomparables des cellules photovoltaïques en matière de pollution, de génération de CO² et d'économie d'énergies fossiles.
Ca m'a bien fait rire.
Jaune...
Du fond de ma géhenne d'ingénieur obtus, pollueur en puissance (comme tous ceux qui gagnent leur croûte, mal, avec la technologie) et armé de sa bête calculette, deux minutes, montre en main, m'ont permis de constater qu'il faut au bas mot 20 ans de fonctionnement ininterrompu de la première cellule photovoltaïque venue pour restituer l'énergie qui a servi à sa fabrication.
Il nous faut de plus admettre qu'il y a au moins deux détails gênants à faire passer pour que ça veuille bien 'le faire", comme disent les djeun's : Il doit faire soleil 24h/24 et la cellule doit avoir une durée de vie d'au moins vingt ans (ce qui n'est pas gagné d'avance parce que, dans l’espace c’est pas trop crade, mais ici-bas, les conditions ambiantes sont difficiles)...

Le rêve -un poil cauchemar tout de même- de nos écolos fâchés avec les maths risque donc de nous tuer, asphyxiés par le CO², avant d'avoir fourni le quart de l'énergie espérée. Et c'est sans compter que les hordes de véhicules nécessaires aux transports indispensables des matières premières et autres petites mains de la fabrication vont nous pourrir les éponges largement autant que le pétrole.
Voire plus, car un autre détail horrible se profile à l'horizon, issu des épouvantables lois de la physique qui ne sont décidément là que pour empêcher les écologistes de rêver en rond: l'éthanol à une densité énergétique moitié de celle de l'essence, il en faudra donc deux fois plus pour faire le même travail.
Finalement, autant attendre l'épuisement des énergies fossiles, après on trouvera bien quelque chose. Ce sera aussi bien que se dépêcher de les bouffer pour faire des machins qui n'ont aucune chance de donner satisfaction.
Pour fournir la même énergie qu'un kilo d'uranium 235 (25 milleMWh/kg, pour mémoire ) il faut :
~2000 tonnes d'essence.
~1800 tonnes de fuel (fioule) ou de propane.
~3200 tonnes d'éthanol (au moins on peut le boire).
~3900 tonnes de méthanol (et en plus c'est pas buvable).
Entre 5300 et 15600 tonnes de bois (suivant les bois).
Bref, faudrait plutôt songer à faire des trucs moins gourmands en énergie plutôt qu'à trouver des sources d'énergie bidons comme celles proposées.
Quand toutes les voitures pourront rouler à l'éthanol, nous seront tous morts de faim car toutes les terres cultivables serviront à faire avancer nos charrettes.
Quand toutes nos ampoules seront alimentées à partir de cellules photovoltaïques -ce qui est con parce quand il fait soleil on n'a pas besoin d'ampoules, même à basse consommation, donc faut aussi fabriquer des batteries pour la nuit...- nous seront tous morts étouffés par le pétrole bouffé pour fabriquer ces cellules et ces batteries...
Je n'ai pas encore regardé combien de MWh il faut consommer pour fabriquer une éolienne qui fournira 2MW en moyenne 30% du temps.
Le futur ne paraît pas très enthousiasmant, du coup…