dimanche, 30 décembre 2007
Lutte des classes...
Je viens de faire mon tour quotidien des blogs.
Je ne vais pas forcément ni uniquement vers ceux que je préfère. Certains, que je visite régulièrement, m'agacent profondément mais j'y vais tout de même avec un plaisir malsain: Ils me font parfois rire aux éclats, souvent rire jaune.
Certains m'effraient même car je me demande comment on peut être enseignant avec une orthographe et une grammaire pareilles.
Je ne citerai pas de nom pour ne pas faire de peine à...Bref...
On en vient à se demander quel est l'aréopage de correcteurs qui a permis d'enseigner à de tels gouffres d'ignorance en matière grammaticale.
Je me retiens même d'aller commenter en ouvrant sur " le participe passé avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le complément d'objet direct quand celui-ci est placé avant l'auxiliaire !", de peur de rappeler à quelqu'un, dont le métier est d'enseigner, qu'il a dû apprendre cette règle en primaire (c'est peut-être pour cela qu'elle est souvent oubliée: bien trop lointaine...)
Peur aussi de froisser quelqu'un dont le boulot est tout de même d'apprendre à nos chères têtes blondes que s'il est permis de s'étonner, et si on ne le signifie pas forcément par " ça déchire sa race !" on évite de les reprendre en commettant une énorme faute.
J'ai l'impression que l'on fait aujourd'hui des enseignants comme les Chinois font de l'industrie: Mal, en grande quantité, avec un contrôle de la qualité en fabrication tout à fait approximatif et surtout pour pas trop cher...
Quand je lis la prose de gens dont la mission est d'apprendre à lire et à écrire aux enfants, je suis partagé entre le désespoir et l'effroi.
D'autant plus effrayé quand je lis le fond de la prose en question, lequel porte parfois, voire souvent, sur "l'incapacité des élèves à acquérir les connaissances nécessaires".
Encore eût-il fallu que ce ce qui fut transmis fût réellement une connaissance (bel exercice de concordance des temps avec le verbe être, non ? J'ai mis ça parce que j'ai aussi lu une bévue dont il est difficile de savoir s'il y a erreur sur le temps ou sur l'orthographe, du genre "il faut qu'il voit")
Quand je pense que ce sont les même qui reprochent aux "neuf-cube" leur sauvagerie langagière.
De la part de vandales du langage, ça laisse rêveur..
PS:
A la lecture des commentaires je me rends compte que certains ont pris pour eux des reproches qui ne leur étaient pas destinés.
Cette note s'en prenait exclusivement à ceux dont le métier est d'enseigner le français et qui, à défaut de l'enseigner, le massacrent.
De plus, n'y voyez pas une "lubie de puriste", si les langues, français inclus, évoluent, c'est généralement du point de vue du vocabulaire, pas vraiment du point de vue de l'orthographe ou de la grammaire. Que de nouveaux mots soient agglutinés, voire créés, soit. Que d'anciens mots soient estropiés ou des règles d'accord non respectées, non !
12:40 | Commentaires (21)


