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vendredi, 02 mai 2008

Chuis pas un imbécile, chuis douanier...

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« Sale Noir ! Vous n’avez pas le droit de toucher mes papiers, etc. Je les connais les Noirs, ils font tous du trafic de papiers ! »
Qu’en termes élégants ces choses là sont dites… Le fait que le « sale Noir » en question soit un Français n’a pas ému notre raciste andouille le moins du monde…
Bon, on va relativiser la gravité du propos puisqu’après tout, il ne s’agit que de la démonstration apportée par un ancien sous-préfet, aujourd’hui responsable de la communication au Ministère des Nègres et des Bougnoules, de l’orientation politique de son ministre de tutelle…
Je remarquais il y a quelque temps qu’il ne manquait aux argousins de ce ministère un peu honteux que le manteau de cuir et le feutre mou ; Ca a un côté pratique et nostalgique quand on va chercher des gamins dans les salles de classe, un je ne sais quoi qui rappelle cette belle France du « c’était mieux avant », la France du Travail, de la Famille et de la Patrie,.
La France où le curé était bien mieux que l’instituteur pour ce qui est du « sens de la vie » pour paraphraser un président bien connu...
Je me suis un instant demandé si ce fonctionnaire un peu trop zélé allait se faire rappeler à l’ordre par sa hiérarchie. Eh bien non. Il n’était pas question de lui dire que ce qu’il avait proféré était faux, non, simplement qu’il avait commis, selon l’expression consacrée quand on soulève un tollé pour cause de position inacceptable, « une regrettable erreur de communication ».
Faisant suite à cette bavure orale, le haut fonctionnaire eut beau protester de ce qu’on l’avait mal compris, qu’il n’avait jamais proféré de telles âneries, qu’au grand jamais il n’aurait pu dire du mal de ce vigile étant donné qu’il aime son prochain surtout s’il est noir, personne ne le crût, surtout pas les témoins de l’algarade. De mauvais Français sans soute, des traîtres à la solde du Parti de l’Etranger.

Aussi, pour être sûr que notre Brice à nous ne soit pas trop éclaboussé par ses propres bavures, des pressions ne cessent d’être exercées sur ce sombre vigile, que soit par la direction de sa boîte de gardiennage, celle de Carrefour, voire de l’Administration.
Ces menaces à peine voilées portent enfin leurs fruits : Ce pauvre homme, interrogé par France Inter (c’est bien fait il n’avait qu’à ne pas être Noir), a accepté ce matin de retirer sa plainte si le fonctionnaire lui présentait des excuses.
« Tu retires ta plainte ou on te retire ton salaire ! » Que voilà une conception étrange des relations entre l’état et le citoyen.
On attend de Mme Dati, notre folle de la répression une réaction exemplaire, peut-être un projet de loi conduisant à l’enfermement du ministre responsable.
Peut-être même que Mme Alliot-Marie, notre ministre des chiens et des manèges va proposer une loi contre les fonctionnaires coupables « d’erreur de communication ».