vendredi, 09 janvier 2009
Le Franc Pinay.


Le post de Fauvette "Les tartelettes aux abricots" a ravivé des souvenirs.
C'est curieux, j'ai aussi des souvenirs comme ça.
De bêtises.
Avec l'idée que chez moi on était seuls à faire des trucs comme ça.
Je me souviens notamment d'une boîte de pîèces de 1 franc... de 1914 en argent !
Ah cette boîte de sous... Vous savez, ces boîtes de jetons de loto, en bois, comme de plumiers mais plus hautes., C'était l'année où ces pièces de 1 Franc avec la Semeuse inaugurèrent le "Nouveau Franc".
Seul le millésime et le métal avaient changé.
Nous avions acheté plein de bonbons avec, pensant gruger la marchande.
Inutile de s'étendre sur la version longue de Ramona que nous avons entendue quand la boulangère a alpagué ma mère, lui disant " Vos enfants ont acheté vingt francs de bonbons avec ces pièces ! Elles sont fausses ! ".
Cette hyène de boulangère avait évidemment attendu de voir ma mère accompagnée des trois coupables (11,10 et 8 ans) pour déclarer la guerre...
Ma mère nous a jeté un oeil noir, a payé, a récupéré les pièces (dont une de 2 Francs, exacte réplique de la pièce de 5 Francs mais dont on avait caché le "2" avec une boulette de chewing-gum, ce qui fit découvrir la supercherie).
Puis, car c'était une garce, ma mère déclara "Finalement, vous y avez perdu, ces pièces sont en argent, impeccables et valent bien plus cher que les vingt Francs qu'elles comptent...".
Une fois rentrés à la maison, ma mère a posé les courses, nous nous sommes planqués, manoeuvre peu aisée dans l'appartement minuscule où nous nous entassions à six.
Et ma mère nous appela d'une voix qui n'était pas sans rappeler celle de Lara Fabian (au jourd'hui encore, Lara Fabian me fait peur, c'est la seule qui crie aussi fort que ma mère)...
Je crois crois bien que j'ai les fesses qui cuisent encore.
Et si elle n'est pas retournée ad patres, la boulangère doit encore regretter d'avoir rendu les pièces...
10:17 | Commentaires (13)
mardi, 06 janvier 2009
Merci à tous, bande ci, bande de là !

Bon, je vous aime tous.
D'accord vous avez été nombreux à me souhaiter un bon anniversaire.
La nouvelle, répandue sur le Web par une Moitié avide de récupérer ma célébrité a fait un flop, telle l'annonce d'une nouvelle loi due à un fait divers.
Nombreux furent ceux à me prévenir que je risquais de tomber dans le piège dit "du vieux con".
Tout aussi nombreux furent ceux qui ignorent que l'on naît vieux con, qu'on ne le devient pas.
Encore plus nombreux furent ceux qui, in petto, pensèrent "ça y est, il est passé dans le camp des vieux".
Ils ignorent sûrement, les pauvres naïfs, qu'on est vieux à partir de quarante ans: Demandez à n'importe quel patron...
Néanmoins, un je ne sais quoi me turlupine.
Vous savez tous, je suppose, que je partage ma vie, ses joies et ses déboires (surtout ses déboires: en ce moment elle a mal aux dents...) avec Heure-Bleue.
Eh bien, le je-ne-sais-quoi, je vais vous le dire:
Je suis passé dans le camp des "seniors" et cette nouvelle qui devait soulever l'enthousiasme des foules (tout au moins aux dires de Mab, qui me soupçonne d'ego surdimensionné) et l'intérêt de l'humanité entière, eh bien, cette impressionnante information n'a suscité que vingt-trois commentaires !
Alors que la bévue courante d'Heure-Bleue, narrant ses démêlés avec une tasse de Ricoré et un drap refusant d'en absorber le contenu (alors que je suis le préposé au changement dudit drap) en suscita vingt-cinq !
Du haut de ma sexagénitude je vous le dis : Je vous hais !
21:10 | Commentaires (37)

