mercredi, 03 juin 2009
L'absente.
Heure-Bleue prétend, au prétexte futile que j'ai posé ma lecture du soir à côté du lit au moment d'éteindre la lumière, que je suis bordélique désordonné.
Décidé à prouver le contraire, je vous convie donc, contraint et forcé, dans l'huis clos de notre chambre.
Voici donc "mon côté de lit":
Vous pouvez admirer (et sans retenue, s'il vous plaît) les piles impeccablement placées à la droite de votre serviteur, les monuments de la littérature (il y a même Lucien Leuwen dans le tas, si, si !) dans le panier sous la table de nuit (en fait un tabouret).
On sent là l'homme parfait.
Celui bien ordonné dans sa tête et dans sa vie.
Celui qui ne cède à la fantaisie que pour faire plaisir, mais se sacrifiant tout de même, aux lubies vaguement poètiques de sa Moitié.
Celui qui sait que la vie est comme une échelle de poulailler, somme toute assez courte et avec de la merde sur tous les barreaux est un long chemin (enfin pour ceux qui ont de la chance) semé d'embûches.
Tandis que le coin d'Heure-Bleue n'est qu'un entassement sans grâce ni ordre, où la pile de revues "Elle" côtoie sans discernement le journal du jour et les tas de livres à lire.
Tout cela révèle le joyeux bordel désordre qui règne aussi bien dans la chambre que dans la tête de linotte typiquement féminine de Douce Moitié.
D'ailleurs, Balagan, le chat, ne s'y trompe pas, qui porte le nom même de ce que décrit la photo...
Un bref éclair d'égoïsme d'honnêteté me force néanmoins à admettre que ce manque de discernement m'arrange bien.
Quelle femme dotée d'un poil de réflexion aurait eu l'idée saugrenue de se marier avec votre serviteur ? Et l'aveuglement constant qui la pousse à me supporter pendant tant d'années ?
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