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samedi, 20 juin 2009

Lettre ouverte à Tarmine la naïve...

Ecoute ma biche, tu ne comprends décidément rien à l'économie de marché.
Cette merveille qui garantit la prospérité (surtout des déjà nantis)...

On envoie les gosses à l'école jusqu'à 22 ou 23 ans (espérant qu'avec des diplômes ils auront un job gratifiant et décemment rémunéré).
Ensuite, on les laisse mariner de stages gratos en stages non rémunérés jusqu'à 28 ou 30 ans.
Ils débuteront dans la plupart des cas au SMIC pendant un an ou deux.
A partir de ce moment là, 42 ans de cotisations au dessus du plafond de la sécu leur permettront, en théorie, de prétendre à une retraite égale à 50% du plafond de la Sécu en vigueur (en fait, ~40% parce que la Sécu t'achète l'€uro à ~80 cents).
Mais, à partir de 45 ans ils vont alterner des periodes de six mois de CDD et 6 mois d'ASSEDIC. Et ce, jusqu'à 55 ans.
Au delà de 55 ans, ils seront partis pour des séries ASS suivies de Formation puis, après des petits CDD de trois mois de temps à autre, et ce jusqu'à 67 ans.

A 67 ans, ils seront mis à la retraite d'office (j'allais dire au rebut...) et, comme ils n'auront jamais acquis qu'une petite trentaine d'années, souvent au SMIC, de cotisations validées, compte tenu de la lourdeur des pénalités pour trimestres manquants et de l'essentiel d'une "carrière" payées sous le plafond de la Sécu, leur retraite, déjà prévue mince à taux plein, ressemblera à l'aide des centres d'action sociale municipaux.
Bilan, à 69 ans ils seront à la rue et il y a gros à parier que mal nourris, mal soignés et vivant dans des conditions difficilement acceptables pour un chien, ils vont mourir vers 70 ou 72 ans.

On réduit la l'espérance de vie, on prend les cotisations, on en reverse le moins et le moins longtemps possible.

Et voilà le problème des retraites résolu...

mercredi, 17 juin 2009

Rêveries d'un promeneur solitaire

Mon optimisme me perdra, je le sais.
Voyez-vous, à la lecture d'un minuscule articulet, un vent d'espoir souffle sur le moral de votre serviteur.
Quelle nouvelle peut bien agir sur mon esprit, maussade depuis mai 2007, indigné par les hurlement de victoire d'un parti qui ne rassemble guère que près de 11% des électeurs inscrits ?

Eh bien, il ne s'agit pas simplement de l'annonce d'un prochain remaniement ministériel.
Mais alors ? Entends-je haleter le lectorat impatient.
Voilà, un des très écoutés conseillers de notre chef, mandé le soir pour assurer le secret des délibérations (mal gardé le secret...) n'est autre qu'Alain Minc.
Après avoir constaté pendant des années, combien ce "conseiller" avait concouru efficacement à l'effondrement des boîtes auxquelles il a dispensé ses oracles, je me sens pleinement rassuré.
Si tout se passe comme il ne l'a sûrement pas prévu (as usual...), nous avons le choix, restreint mais intéressant, entre quelques scenarii:

- Une agitation sociale qui amène illico le remaniement suivant (très probable).
- Une démission de notre énervé, vexé d'être si mal compris (faut pas rêver).
- Une guerre civile, causée par l'annonce intempestive de la suppression de toute forme de protection sociale au prétexte que la croissance chinoise est forte grâce à des salaires minuscules et une protection sociale inexistante (on ne sait jamais, l'homme pressé, inculte et cupide ne se rend pas toujours compte de ce qu'il fait).

Mais, le pire n'étant jamais sûr, on peut avoir droit à des élections anticipées et, rêvons un peu (rêvons beaucoup, d'où le titre de ce bijou de la littérature...), les 70% qui étaient contre la victoire éclatante des 28%, peuvent se mettre d'accord devant l'ampleur des destructions promises...