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dimanche, 28 juin 2009

Le noir est une couleur...

 

Ca fait déjà plusieurs jours qu'il semblerait que l'évènement le plus important de la planète soit la mort d'une pop star.
Pour regrettable qu'elle soit, je ne pense pas qu'elle soit si importante qu'elle doive éclipser tous les évènements du monde depuis bientôt une semaine.
Je ne souhaitais pas de mal à Mr Jackson, dont je pense qu'il était trop jeune pour mourir.

Mais je trouve un côté un peu décalé à l'émotion planétaire causée par sa mort.

J'aurais aimé le même élan de compassion (d'auto-compassion ?) vis a vis des Iraniens qui se sont fait voler leur élection par des bandits, de douleur vis a vis des deux millions de Pakistanais qui ont fui leur province pour échapper à la guerre entre l'armée du Pakistan et les talibans, de soutien aux centaines de milliers d'Américains et d’Européens qui se retrouvent à la rue et sans boulot parce que la rapacité des banquiers les a conduits là, etc.
J'ai même souri en entendant un gamin parlant de "la disparition d'un génie qu'on n'oublierait jamais", le pauvre, s'il savait combien on oublie vite, surtout ceux qui ont aidé leur prochain ou qu’on a pris pour des génies.
On se souvient nettement plus des monstres, tout le monde se rappelle Caïn, peu se souviennent d'Abel.
 

 

Personne n'a même remarqué que feu Mr Jackson avait inventé la burqa pour homme...

  

La seule chose qui m’amuse un peu dans ce fait divers, regrettable mais assez courant (il meurt tout de même près de soixante millions de personnes par an dans le monde dont bon nombre ne sont pas moins méritantes que feu Michael), c’est que notre petit énervé doit trépigner de haine à l’idée que quand il sera rappelé ad patres l’évènement risque, au lieu d’être planétaire, de n’être que municipal…

 

Avec une note comme ça, je devrais exploser tous les compteurs de commentaires.
Bon, des commentaires d'insultes, mais à cheval donné on ne regarde pas les dents...

 

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Michael Jackson à Bahreïn portant une abaya, grand voile traditionnel porté par les femmes arabes (obligatoire en Arabie Saoudite). Photo: REUTERS

Il n'y a pas neuf Muse...

rougail.jpg

Il n'y en a qu'une.
La lecture d'une note de Muse m'a inspiré l'idée (plutôt saugrenue) de faire un "rougail de saucisses" pour les enfants et les amis samedi soir.
Vous me savez particulièrement cartésien et tout à fait rationnel (la preuve: je suis tombé amoureux d'Heure-Bleue, c'est dire si je suis un garçon réfléchi...), pourtant mon goût du risque et un sens inné de la poésie m'ont poussé à me lancer dans cette entreprise pleine de risques.

Après avoir gaspillé un temps fou à trouver le gingembre, le safran, les tomates, les saucisses (méfiant et connaissant la propension innée de la saucisse de Toulouse à n'être bonne que cuite dans un bouillon avec lentilles, et mangée froide avec de la moutarde), j'ai opté pour des chipolatas, la même chose mais en plus mince, donc débarrassée plus rapidement de sa graisse superfétatoire.

L'ami arrive le premier, adorable, plein d'attentions mais doté d'une soif immodérée pour les single malt.
Du coup, je peste plus tard parce que la bouteille, qui était quasiment neuve et à peine entamée, a pris une super claque en une heure de cuisine et de papotage et que la prochaine fois que je prendrai mon "baby bi-hebdomadaire" Heure-Bleue regardera la bouteille et me jettera "un veau qui tète bien n'a pas besoin de manger" en même temps qu'un sale oeil...
Revenons à notre rougail. Donc, papotant j'émince les oignons (sans problème), puis réduis les deux gousses d'ail en micro-dés d'un millimètre cube (une vraie tannée, mais je suis patient), pendant que les tomates attendent que l'eau chauffe pour se déshabiller toutes seules.
En même temps, il faut surveiller la Merveille, occupée à utiliser le pommeau de la douche comme combiné téléphonique (je résiste même à la tentation d'ouvrir le robinet pour voir sa tête quand la douche l'inondera, c'est dire si je suis un papy gentil).
Dès que les tomates commencent à ouvrir leur robe rouge, je mets à chauffer les trois ou quatre cuillers d'huile de tournesol nécessaires dans la sauteuse (désolé, mais à 300 € aujourd'hui, je n'ai pas de cocotte en fonte Le Creuset) .
Dès que c'est à température, je jette les oignons dans la sauteuse, attends qu'ils dorent un peu puis ajoute l'ail et baisse le feu.

Je continue à hacher les tomates (vous avez remarqué comme l'ouverture de la première tomate vous décore avec brio comme un maréchal russe ?), en me demandant si Heure-Bleue va plus râler pour la chemise que pour les taches sur la nappe de la cuisine (ben oui, on met une nappe sur la table de la cuisine) ...
Quand tout me semble avoir la bonne couleur, j'ajoute les tomates, le thym, le gingembre (pas le piment, servi à part parce que la Merveille s'est déjà prise au piège de sa curiosité avec du piment, souvenir piquant), et touille un peu.
Je retourne sur Internet (je suis en panne d'encre, donc recette pas imprimée) pour lire la suite. Faire suer les saucisses et touiller la gamelle.
Je touille donc.
Le résultat ne ressemble en rien à la gamelle concoctée par Hélène dans la note de Muse.
Une vague sauce tomate, un peu bizarre et pas tentante du tout.
Opiniâtre, je persiste à me battre, je touille, quand les saucisses ont pris une belle teinte rousse (pas rose pâle ni noir, vraiment roux) je les mets dans la sauteuse avec la vague sauce tomate, je ravive un peu le feu (en fait je le monte un peu, c'est une plaque vitrocéramique) et je continue à touiller.
J'arrête cinq minute pour faire chauffer l'eau du riz -un verre et demi d'eau par verre de riz, quand il n'y a plus d'eau, c'est cuit (surveiller sérieusement sinon ou ça crame ou c'est détrempé) .

Et là, ô surprise ! La magie opère (avouez que pour un cartésien, ça la fiche mal !), le contenu de la sauteuse ressemble à la gamelle d'Hélène.

C'est dingue, non ?

Un grand merci à Muse.

jeudi, 25 juin 2009

L’échec emploi-service

Comme disait Coluche, "des fois, tu t'demandes..."

Vous vous rappelez (faites un effort, sinon à quoi ça sert que je m'échine si vous ne faites pas l'effort d'être marqués par les petit bijoux littéraires que je vous concocte ? Hmmm ?) que dans une note précédente je remarquais aigrement que Mr Expulsion des étrangers, après avoir été nommé Mr Expulsion des entreprises, avait été, à l'insu de son plein gré, élu député au Parlement Européen.
Des électeurs taquins préféraient sûrement le voir à Strasbourg à s'occuper de rien que rue de Grenelle à s'occuper de leur emploi, surtout après l'avoir vu à l'oeuvre dans un ministère qui était (très) accessoirement celui de l'Intégration...

Attentifs à la marche du monde, au moins de celle de notre France, vous avez sans doute noté que notre Briçou  avait été prié de décliner l'offre alléchante de l'Europe car il avait en cours des travaux genre Héraklès (prudent, Chouchou n'a pas parlé des écuries d'Augias,  son aphone épouse lui ayant sûrement rappelé, - que dis-je, appris- à temps qu'Héraklès avait tué Augias après sa journée de technicien de surface).
Et là, qu'est-ce qu'il nous raconte, Mr Augias ? Que le Briçounet a été déchargé de ses travaux de première importance pour s'occuper du fichage des Français en vue de l'élection de 2012 (espérons que l'Iran ne servira pas d'exemple).

Si j'ai bien tout compris, l'importance de l'emploi des Français et la lutte contre le chômage sont finalement très relatives.
Surtout à côté de la perspective d'être réélu de notre petit énervé.
Au point qu'on a confié l'emploi, les relations sociales et la lutte contre le chômage à un vague lascar qui s'est surtout illustré par son efficacité à jeter dans les rues les gens excédés par son obsession des suppressions de postes...

On ne se foutrait pas un peu de nous, des fois ?