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samedi, 12 septembre 2009

Une journée d’Ivan le-gout-des-autres…

L'homme n'est que désir et manque, dixit Lacan.
Ce n'est pas entièrement faux...

Ce matin, à Tuzla, j’ai été sorti du sommeil par un connard crétin de coq qui ne sait pas lire l’heure.

La chronologie des évènements est la suivante : Un quidam est sans doute passé dans la rue vers 4 heures, attirant l’attention du chien, lequel s’est mis à aboyer.
Le chien a réveillé le coq en sursaut, qui s’est mis à cocoriquer comme un furieux.
J’ai patienté un long, très long moment, histoire de ne pas sortir du lit la maisonnée.
Puis, je suis sorti doucement, ai fait ma toilette, me suis habillé et suis sorti avec mon bouquin sur les marches du perron dans la lumière du matin.
Vous qui me connaissez, savez sans doute que j’ai peu de goût pour le short moule-bite caleçon cycliste, le T-shirt « Ensemble avec l’UMP », les tongs et la « casquette Ricard ».
En foi de quoi je suis donc vêtu comme d’habitude. Vêture étrangère aux Bosniaques au point que notre hôtesse, une fois prête et sortie est hélée par sa voisine. Notre hôtesse, s’empresse de me rapporter l’inquiétude de sa voisine :

« Alma ! Early in the morning a strange guy in a Sunday suit, sat on the steps,  reading a book !!” .

“Eh, Alma ! Tôt ce matin, un mec étrange en costume du Dimanche s'est assis sur tes marches en lisant un livre !”.
Comme vous le voyez, j’avais encore des efforts à faire en matière d’intégration dans le paysage…
Le pire était à venir, en effet l’affection que je porte à la Tornade et à ses amies avait beau être désintéressée, j’avais tout de même en tête l’idée bien arrêtée de goûter ces fameux baklava dont j’avais déjà apprécié les vertus sur un marché de la rue du Château-d’Eau à Paris.

J’avais longuement voyagé pour me régaler de ces merveilles faites de pâte feuilletée et d’amandes pilées baignant dans le miel. L’invitation du père d’Alma, promettant les fameux baklava m’avait mis l’eau à la bouche.
Nous avons dîné assez tôt et j’ai patienté en trépignant comme un chien fou en attendant le dessert.
En fait nous avons eu droit à un second dîner, fait d’une multitude de plats, parfois étranges, dont des tripes d’agneau quasiment sans assaisonnement et servies dans un bol plein d’une sauce assez grasse, et pour tout dire peu enthousiasmante…
Bref, j’avais fait 2500 kms en train, en avion et en voiture pour manger des baklavas et je me suis retrouvé à 22h30 en train de manger des tripes d’agneau  dans un bol de  sauce indéfinissable.
Je me suis dit « Bon, faisons bonne figure », le serveur est passé, j’ai demandé « Un espresso, s’il vous plaît. »
J’ai eu droit à « Sorry ! The machine is off !»
Et avec le sourire s’il vous plaît !
Tout s’est bien passé comme on le voit…
Mais on s’est bien amusé quand même.



 

mercredi, 09 septembre 2009

Les loges de la folie

Nous sommes partis, frappés brutalement par le « syndrome-Diaspora » .
Pas du tout avec la peur au ventre d’être partout considérés comme « bons à faire » mais il faut se plaindre. Plaignez nous !
L’exil, sans les plaintes, c’est rien que du tourisme…
D’abord l’Angleterre, où, comme prévu, il fait froid et il pleut. Ca commence comme ça.
Il faut évidemment éviter de manger car à Londres tout est prévu pour mourir jeune d’accident cardio-vasculaire.
Rien qu’à regarder les menus  je sens mes artères se boucher.
L’odeur de friture des rues de Covent Garden m’a fait prendre trois kilos au bas mot.
En plus, à me promener dans la ville , je soupçonne les Anglais d’être profondément masochistes : Leur plus belles places et avenues ont toutes des noms de défaites…

En prime, Heure-Bleue, malgré mes avertissements à la lecture de la plaque de la porte d’entrée,  m’a entraîné dans un charmant jardin public qui n’était pas public du tout.
Evidemment la porte était ouverte, j’ai suivi mon âme damnée.

Bilan ? Nous nous sommes trouvés enfermés dans Bedford Square, devenu propriété privée appartenant aux propriétaires des immeubles entourant le square.
Bon, vaut mieux être squatter à Bedford Square  que dans une usine désaffectée à Liverpool, mais tout de même…

Après quelques jours chez notre Tornade préférée, nous voilà partis vers la Bosnie, via la Croatie où nous avons passé quelques jours délicieux (eh oui, quand il fait beau et chaud, je préfère.)
A l’arrivée à Dubrovnik, la sensation d’exil s’estompe , on se croirait rue Oberkampf : Des Yougos partout !
La Croatie, c’est bien. Il fait tellement beau que tu bronzes même la nuit ! (essayez donc d’écrire avec l’accent pied-noir au lieu de vous moquer, vous verrez, c’est pas si facile !).
Après, la Bosnie. C’est comme la Croatie sauf qu’ils sont tous fous et qu’il n’y a que des étrangers, nous n’étions que trois Français…

Je vous raconterai la suite un peu plus tard.