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mardi, 27 avril 2010

La mauvaise éducation

Avez-vous remarqué l’art consommé avec lequel on nous distrait ?
Après nous avoir enfumés avec un volcan pendant plus de deux semaines, hier on s’est penché d’un air grave sur les « pertes » -en fait, le manque à gagner- des agences de voyages et des compagnies aériennes.
En oubliant soigneusement les pertes, bien réelles celle-ci, des voyageurs coincés dans des villes étrangères ou de chez nous, ce qui n’a pas empêché les hôteliers, toujours prompts à la plainte, de se rattraper sur le malheureux obligé de faire appel à eux.
Cette dérive, genre « marché noir », répandue dans note espèce, étant arrachée trop tôt à l’affection des media, on se penche aujourd’hui sur le travail entamé par la Commission Européenne : Doit-on mettre la fessée hors la loi ? 

On comprend immédiatement qu’il est en effet urgent de se préoccuper de ce sujet.

Fi des méthodes éducatives du clergé. (le fameux « ferme les yeux et ouvre la bouche » semblant, dans les sacristies, quelque peu détourné de son utilisation courante…).
La suppression de la fessée est une affaire autrement sérieuse.

D’ailleurs, un organisme à l’autorité indiscutable le dit : « les travaux de recherche de l'université de Tulane, à La Nouvelle-Orléans, dont il ressort que les enfants à qui l'on administre plus souvent la fessée à l'âge de 3 ans sont plus prompts à l'agressivité à l'âge de 5 ans » etc…
Au prétexte qu’une étude américaine « démontre » que les enfants (je mets les guillemets car à chaque fois que je lis « une étude américaine démontre que », les jours suivants, il est démontré avec éclat que la démonstration précédente était une connerie de première grandeur.) on va donc décréter que la claque sur les fesses du gamin est tricarde de l’arsenal éducatif des parents.
Il ne vient apparemment à l’idée de personne que confondre la baffe à tout propos, l’éducation à coup de ceinturon et la douche glacée « pour lui apprendre » avec la salutaire « claque sur le cul » ou la tape sur la couche-culotte n’a pas de sens.
Il semblerait même que ce ne soit pas là la source première des névroses diverses qui frappent nos rejetons, que l’on ferait mieux d’aimer et d’éduquer au lieu de pratiquer ce qui ressemble davantage à un dressage, pire, un formatage (qui par ailleurs ne fonctionne  pas, si j’en crois les brillants résultats que je vois chaque jour dans les transports en commun).


Commentaires

C'est peut-être pour nous empêcher de botter le cul à nos élus ????

Écrit par : patriarch | mardi, 27 avril 2010

ces discussions ont au moins l'avantage d'aborder le sujet et de faire réfléchir un peu quelque uns parmi ceux qui n'ont pas conscience d'être maltraitants.

Écrit par : saperli | mardi, 27 avril 2010

Et si tu lisais la prose de certains "anti-fessée", qui considère que cette punition a une connotation sexuelle... (j'ai dû corriger un article sur le sujet... commandé par une chef de service qui n'a pas d'enfants, mais plein d'idées théoriques sur l'éducation).

Écrit par : karmara | jeudi, 29 avril 2010

Les commentaires sont fermés.