vendredi, 01 octobre 2010
L’amer, qu’on voit danser
Contrairement à ce que laisse entendre la dernière note d’Heure-Bleue, l'homme est romantique.
Extrêmement romantique.
Terriblement romantique.
Mais à au moins une condition: Qu'il ne fasse pas une température de huit degrés accompagnée d'une pluie poussée par un vent de plus de 40 km/h.
Sinon, l'homme, malgré tout l'amour qu'il porte à une Moitié qui ne se sent bien qu'en plein vent avec une température inférieure à dix degrés, préfère rester à la maison.
Ce n'est pas chauffé (elle refuse...) mais au moins il n'y a pas de vent ni de pluie.
Franchement, vous me voyez courir sur le sable, cheveux au vent, avec l'air du ravi de la crèche et les yeux tournés vers Heure-Bleue, au risque de me vautrer en glissant sur une algue ?
Il y a des jours comme ça, où je me demande quelle peut bien être la source de cet attachement de quatre décennies à une femme avec qui je n’ai rien de commun.
D’abord, c’est une femme. Pas moi.
Bon, c’est justement ça qui rend les choses intéressantes…
Ensuite je suis maltraité toutes les nuits depuis quarante ans (en fait, depuis trente neuf ans et sept mois).
Quoique peu enclin à dévoiler des pans de ma vie privée, il y a des choses que vous devez savoir.
Figurez vous que votre serviteur ne se sent vivant que quand la température ambiante dépasse vingt-cinq degrés.
Contrairement à Heure-Bleue qui, elle, se liquéfie dès que la température atteint quatorze degrés.
Résultat, sans même parler de galipettes, le lit est dévasté toutes les nuits parce que je suis chassé à coup de pieds dès que je veux « coller ».
Oui, j’ai froid la nuit, même l’été.
Oui, elle a chaud la nuit, même l'hiver.
Etonnez-vous qu’après ça, la perspective d’aller me geler sur une plage humide, assombrie par un ciel bas et trempé par une pluie battante ne me semble pas enthousiasmante.
Surtout si en plus, je dois abandonner mon personnage ronchon de J.P.Bacri pour le rôle de J.L.Trintignant, marchant sur la plage avec un sourire figé par le froid.
En faisant attention car les plages normandes sont souvent encombrées par des algues et des cailloux. Un coup à se casser une jambe en jouant à Roméo.
Non, non et non !
Bon, on y va quand, à cette plage ?
08:59 | Commentaires (16)
jeudi, 30 septembre 2010
Un mauvais Français.
Un de ceux qu’on aurait dû déchoir de la nationalité française.
L’exemple même de celui qui refuse l’intégration.
Il faisait partie de ceux qui, à peine arrivés en France, choisissent de lutter contre l’ordre établi.
Un de ceux qui prônent la désobéissance civique dès qu’une décision de l’état ne leur plaît pas.
Un de ceux qui n’hésitent pas à se procurer de faux papiers.
Un de ceux qui choisissent la lutte armée contre un pouvoir dont ils ne respectent pas les valeurs.
Pensez donc !
Ça arrive à sept ans en France, probablement sans papiers.
A quinze ans, ça milite contre le fascisme, trahissant par là sa mauvaise volonté d’intégration.
A dix sept ans ça refuse de porter son insigne distinctif.
Puis ça prend les armes après s’être procuré de faux papiers !
Un véritable ultra gauchiste genre Coupat !
Le vrai « mauvais Français » au sens Bessonnien du terme.
Finalement, heureusement qu’il vient de mourir, ça nous a évité d’expulser Georges Charpak.
Qui, comble d’insolence s’était vu décerné le prix Nobel de physique.
Volé à un « bon Français » sans doute…
10:56 | Commentaires (6)
mardi, 28 septembre 2010
Libera me (de Libération)
Comme j'en ai assez de lire un quotidien qui, dans les mains du service des abonnements, ne demande qu'à devenir bimestriel par lots de cinquante, j'ai décidé de résilier mon abonnement.
DE même, comme je suis un garçon sérieux, je me suis fendu d'une missive délicate à l'attention des gens chargés de me faire parvenir mon canard préféré.
On me pardonnera de ne pas diffuser mon nom, mon adresse et mon numéro d'abonné.
Ceci afin d'éviter d'être noyé par les propositions enfiévrées d'éditeurs prêts à tout pour diffuser une œuvre aussi riche
A l’attention de celui qui gère tant bien que mal le service abonnement de Libération
Monsieur,
Je ne sais si c’est dû à l’aimable foutoir l’agitation qui semble régner au journal Libération ou à l’incommensurable bordel la pression sur le salarié qui règne à la Poste mais je me vois dans la triste obligation de mettre fin à un abonnement dont la longévité n’aurait été limitée que par la mienne.
En effet, quand par hasard, la Poste se décide à me livrer mon journal du matin, il est déjà plus de 14 heures.
Ce dont je me suis accommodé bien que l’arrivée du journal du matin à l’heure à laquelle est distribué le journal du soir paraisse curieuse à l’acheteur matutinal que je suis.
Admettons aussi que la distribution tardive ne fasse que masquer le côté aléatoire de celle-ci, il arrive en effet que mon journal du matin ( ?) n’arrive pas du tout dans ma boîte.
Je connais le facteur et je vous assure qu’il ne fait pas partie des lecteurs de Libé (ni de quoi que ce soit d’ailleurs, sauf peut-être le Parisien, mais pour les résultats des courses), il ne peut donc en aucun cas être tenu pour responsable de la transformation de mon quotidien en bihebdomadaire.
Je m’en accommode grâce à ce sens de l’humour face aux petites choses de la vie qui fait ma célébrité auprès des sept personnes que je connais.
Seulement voilà, s’est produit récemment un drame. Hier, lundi 27 septembre, de retour en soirée d’un voyage à Paris, je prends dans ma boîte le journal du jour (probablement une erreur de votre service…) et, bien qu’ayant encore en main le Libération acheté le matin, je suis finalement fort heureux de m’être abonné..
L’effet de la lecture d’un journal du matin au matin de sa parution, sans doute.
Manque de chance, aujourd’hui, mardi 28 septembre, à 14 heures, de retour de mes emplettes - oui, à l’aller, vers 11 heures et demie, le journal du matin n’est jamais là, désolé…- donc, au retour, je trouve enfin mon Libé. Pour paraphraser un de vos concurrents, « soudain, le drame ! » c’est le Libé du lundi 27 septembre, celui que j’avais acheté hier le matin même et dont j'avais trouvé un exemplaire hier soir dans ma boîte !
Que vous me livriez Libé avec retard, je veux bien. Que je doive l’acheter au café un jour sur quatre, si le café est bon, ça passe. Mais me livrer le canard de la veille ! Non !
Je m’en vais donc reprendre mes habitudes, le duo café-Libé, qui me coûtera le même prix -en effet le duo « Libé non livré-Libé acheté au café » me coûte le même prix que le duo « Libé au café-café expresso »-
Veuillez donc prendre note que je résilie par la présente cet abonnement.
Salutations.
18:49 | Commentaires (5)

