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mercredi, 18 février 2015

Le confort est si faible…

La lecture de la note de Marie-Madeleine, qui agrémente ses soirées en allant compter ses compatriotes au lieu de faire la soupe, m’a frappé sur –au moins- un point.
Eh oui, lectrices chéries, on dirait bien qu’on ne regarde pas du même œil le monde en 2015 qu’en 1959.
Marie-Madeleine donc, remuante blogueuse, parle dans sa note de « noirceur ».
Et cette « noirceur » ravive des souvenirs chez moi.
Elle évoque, comme « noirceur » de sa journée,  un logement d’environ vingt mètres carrés abritant une famille comprenant trois enfants.
C’est sûrement à ce genre de chose qu’on fait la différence entre les coquillettes et les « p’tits coudes »…
Je vous avais déjà parlé du coin de mon enfance, celui qui encore en 1965 donnait l’impression que la guerre avait cessé la semaine dernière et non vingt ans plus tôt.
J’avais déjà dit l’exigüité d’un logement au quatrième étage, qui ne devait pas excéder trente mètres carrés et devait malgré tout abriter du monde.
Y vivaient régulièrement quatre enfants et deux parents.
Assez souvent, il fallait accueillir des occupants supplémentaires.
Parfois une tante, parfois un oncle, de temps en temps, pour l’hiver, ma grand’mère et mon grand-père.
Inutile de dire que si le soleil entrait, on était obligé de sortir…
Si nous supportions assez bien ces distractions bienvenues, mes parents devaient trouver par moment que le film était trop long.
Cela dit, comme les mêmes scènes étaient courantes sur les quatre étages de l’immeuble et chacun des trois appartements de chaque étage, tout le monde supportait ça assez bien.
Ce n’est que bien plus tard que je me suis demandé comment les parents de l’immeuble avaient pu trouver le temps et l’instant de paix pour seulement concevoir le premier de la tapée de gosses qu’ils avaient tous…
Alors, je me pose la question ce matin : Les enfants que Marie-Madeleine a vus ce soir de « noirceur » étaient ils malheureux ou non ?
Je me suis néanmoins fait la réflexion qu’il y a quelque chose de bizarre à disposer en 2015, à la fois d’Internet et du confort à mi-étage…
Surtout qu’hier soir, Arte nous montrait qu’on vivait globalement mieux il y a trente ans qu’aujourd’hui.
 Merci beaucoup, Marie-Madeleine de m’avoir évité de me creuser la tête au sujet de ma note…

Commentaires

malheureux ces enfants? Peut-être plus que ceux de 1965.

Écrit par : mab | mercredi, 18 février 2015

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C'est le manque de solidarité et le manque de considération qui fait que les gens sont malheureux , la pauvreté se cache aujourd'hui , on en a honte .

Écrit par : Brigitte | mercredi, 18 février 2015

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Comme Mab ! L'environnement n'est plus le même. La publicité surtout suscite des envies qui ne venaient pas aux enfants des années 50 et 60 justement parce qu'autour la vie était assez semblable. Maintenant on sait si facilement avec la TV en fond qu'il y a pire mais qu'il y a mieux !

Écrit par : lakevio | mercredi, 18 février 2015

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les conditions de logement et le voisinage sont deux éléments essentiels ; Après tout est une question de respect , de savoir-vivre donc d'éducation de base. Il en est de même quand on voit les horreurs commises un peu partout dans le monde , ces guerres, ces conflits d’intérêt et ce terrorismes aveugles ...quand on pense que rien ne se serait passé de mal si une bonne éducation était passé par là ...On vivait peut être mieux il y a trente ans , le gout , vous avez sans doute raison et poser les bonnes données du problème .

Écrit par : Jerry OX | mercredi, 18 février 2015

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Aucune éducation, si bonne soit elle, ne saurait empêcher les guerres, les conflits d'intérêt, le terrorisme aveugle etc...
Je ne sais pas si on vivait mieux il y a 30 ans... mais il me semble que quelle que soit l'époque on vivait toujours mieux avant : ne dit on pas "le bon vieux temps" ? :-)

Écrit par : Françoise | mercredi, 18 février 2015

J'ai l'impression qu'on veut toujours plus de confort et d'espace à soi. J'ai partagé une chambre avec ma soeur jusqu'à ses quinze ans ( moi j'en avais dix). Ce serait impensable aujourd'hui, à part pour ceux qui n'en ont vraiment pas les moyens. Li

Écrit par : livfourmi | mercredi, 18 février 2015

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Je me souviens ...
En 1959, le monde n'était pas noir, il était gris.
Enfin, en noir-et-blanc.

Écrit par : clodoweg | mercredi, 18 février 2015

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Quand je pense qu'en 1972, j'enviais ceux qui habitaient dans des HLM avec salle de bain et eau chaude.
Nous n'avions que des WC avec une chaine à l'intérieur. Mais, pour autant, nous n'étions pas malheureux. Les amoureux, ça vit de pas grand-chose.
Maintenant, si on voulait me faire aller dans un HLM, il faudrait auparavant m'estourbir.
Ne pas se comparer avec telle ou telle époque. Dans ce cas, disons que ceux de 1950 étaient plus heureux que ceux vivant en 1700 dans des masures.
Mon mari qui habitait avant de me connaitre dans un HLM m'a dit être allé chez un pote d'armée. Il en était revenu choqué. Sol de terre battue, poules sur les tables, odeur nauséabonde, pot de chambre du bébé sur la table, 2 ou 3 paillasses dans la même pièce. Et, son pote n'avait même pas honte.
J'ai aussi vu la maison des grands-parents de mon mari, pourtant au départ des fonctionnaires, intelligents (si tant est qu'un fonctionnaire soit intelligent) mais ils étaient tombés malades jeunes, sans ressource. Mon dieu, j'ai cru me retrouver au moyen-âge. Jamais vu ça. Encore maintenant, je n'ai pas oublié. La vraie misère...Ils n'avaient jamais réclamé aucune aide, ni demandé leurs retraites, trop fiers probablement.
Je suis allée lire un peu Mab. Ca me fait penser à notre recenseur, très bavard. Me demande s'il a fini son recensement. Nous l'avons vu passer plusieurs fois devant la maison. C'était un retraité, il avait l'air très heureux.
ps : quand j'étais jeune, nous n'avions pas de salle de bain, WC dans la cour, 3 chambres pour 11 personnes. (la salle de bain a été construite par mes frères, 5 ans après mon mariage) J'ai dormi plus d'une fois sur le sol glacé, ma sœur me pinçant sans arrêt le nez parce que je respirais fort.

Écrit par : juliette | mercredi, 18 février 2015

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plus heureux ? il y a trente ans ? peut-être!!! et il y a cinquande, si j'en crois mes souvenir, plus pauvre peut-être mais pas malheureux!

Écrit par : emiliacelina | mercredi, 18 février 2015

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Il y a cinquante ans , on avait moins de tentations du superflu . On travaillait et on se contentait de petits bonheurs simples , on économisait pour pouvoir s'offrir un peu de confort sans être obligés d'emprunter ... " autres temps , autres mœurs " ....

Écrit par : Francelyne | mercredi, 18 février 2015

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http://www.treffiagat.fr/vie%20locale/ledrezen.pdf
En 59, j'avais 15 ans et à l'usine depuis 1 an . Cliquez sur le lien au-dessus , j'y suis tout là- haut sur la photo qui se trouve en bas de cet article .
Vous décrire la vie à l'usine serait trop long ....les salaires ? La vie en général ?
A quoi bon ! C'est du passé avec du bon et du moins bon et du pas bon du tout . Pourquoi comparer ? Ce passé là n'existe plus et ne reviendra plus .
À chaque époque ses misères ......hélas !!! Et ses batailles aussi .......

Écrit par : Boutoucoat | mercredi, 18 février 2015

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Avoir une chambre pour chaque enfant, c'est encore un besoin qu'on nous a créé. Historiquement et dans le monde entier, les gens vivent dans ue piece commune.

Écrit par : pennylane22 | jeudi, 19 février 2015

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