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mercredi, 11 janvier 2017

L’aloi du marché…

La dernière trouvaille d’Anne Hidalgo en matière de circulation m’a fait repenser au quartier des Archives, du côté de la rue Rambuteau.
Je disais qu’il était bien mieux quand mes parents étaient encore vivants.
Même Heure-Bleue, pour une fois d’accord avec votre serviteur, dit la même chose.
N’étant pas que stupides, nous soupçonnons que c’est parce que nous étions jeunes…
Même de petits évènements sans importance qui m’ont amusé quand ils se sont produits ont pris « un goût de bonbon de quand on était petit »
Je me souviens comme ça d’un matin de printemps.
C’était un de ces dimanches matin où la lumière de mes jours m’envoyait faire les courses pour être tranquille pour ranger la maison.
C’était aussi un de ces jours exceptionnels où je me montrais « un bon fils » alors je suis passé voir mes parents.
Ma mère ce jour là, s’est laissé aller à sa passion pour Sarah Bernhardt.
Elle ouvrit largement les bras et lança un retentissant « Viens mon fils ! Viens mon sang ! »
Un de ceux qui me faisaient mourir de honte et m’ont guéri rapidement de l’idée d’amener un copain à la maison
Pendant que mon père levait les yeux au ciel et prenait un air désespéré, je me suis penché vers ma mère et me suis contenté d’un discret « bonjour maman… »
Aussi bégueule que moi, elle aurait tourné le nez si je m’étais laissé aller à lui dire « salut m’man »
Elle décida  d’aller faire ses courses avec « mon fils, mon sang ».
Nous sommes descendus de ce bizarre « 2ème étage et demi » de l’immeuble et avons lentement remonté la rue du Temple vers la rue Rambuteau.
Arrivés au feu du carrefour, nous avons attendu que le feu passe au rouge.
Quand il est passé au rouge, ma mère a regardé précautionneusement à droite et à gauche.
Nous habitions le quartier depuis 1967 et la rue Rambuteau était à sens unique depuis des années…
Elle s’est avancée sur la chaussée et m’a pris par la main en disant « fais bien attention mon petit garçon ! »
J’avais près de trente cinq ans…
Et voilà, lectrices chéries, à quoi ressemblait le carrefour Beaubourg-Rambuteau dans les années soixante.
Ce que l’on voit là est remplacé depuis par le « Quartier de l’Horloge » et le Centre Pompidou n’existait pas encore.
Le restaurant « La Chaumière » dont vous voyez l’enseigne est celui où j’ai emmené pour la première fois la lumière de mes jours.
Elle s’est ce jour là laissé circonvenir par votre Goût préféré avec une sombre histoire de « Principe d’incertitude », trouvaille éminente du regretté Mr Heisenberg.
Je crois bien que depuis, je n’ai plus réussi à l’éblouir…

rambuteau années 60.jpg

 

Commentaires

Plus réussi à l'éblouir ? Tu crois vraiment qu'avec le tempérament qu'elle a elle serait restée si longtemps avec un éteignoir ?
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | mercredi, 11 janvier 2017

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Les lieux changent, évoluent, se transforment... Comme les hommes, sauf pour un éternel gamin comme toi, elle n'avait pas tort sur tout, ta maman !
Paris reste vivant...
Dis-moi, tu as vraiment séduit Heure Bleue avec de la mécanique quantique?:-O

Écrit par : la baladine | mercredi, 11 janvier 2017

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Oui mais surtout parce que je n'ai rien compris.

Écrit par : heure-bleue | mercredi, 11 janvier 2017

tu me fais tordre de rire avec ta mère , ça me rappelle quand j'allais voir mes fistons jouer au foot et que je les encourageais en (gu.....t) criant :" Va-z-y... biquette !!!!"

Écrit par : emiliacelina | mercredi, 11 janvier 2017

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mais si tu as dû l'éblouir de nombreuses fois !

Écrit par : liliplume/colombine | mercredi, 11 janvier 2017

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Je rejoins Célestine dans sa reflexion.
Heure-Bleue ne serait restéé sans un rien d'admiration.

Écrit par : Berthoise | jeudi, 12 janvier 2017

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Nostalgique?

Écrit par : mab | jeudi, 12 janvier 2017

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alors, rien qu'à te voir pour elle, c'est une éblouissement permanent, c'est ça ...?

Écrit par : maevina | jeudi, 12 janvier 2017

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Tu veux la rendre aveugle avec tes éblouissements !

Écrit par : Brigitte | jeudi, 12 janvier 2017

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