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vendredi, 14 février 2020

Vivement «Le Grand Soir» qu'on se couche !

Avant-hier, j’ai vu le progrès en marche !
J’ai constaté l’existence de ce que d’aucuns appellent « le progrès social » !
Nous étions devant la boulangerie de la rue des Abbesses, sur la petite place formée par le croisement de la rue des Abbesses et de la rue Lepic et revenions à la maison.
Vous savez bien, lectrices chéries, que Montmartre est un village plein de côtes.
Nous en descendions une qui nous menait vers la maison.
Hélas, un autre devait la monter.
C’est là que j’ai vu, de mes yeux vu, où nous menaient toutes « ces réformes indispensables auxquelles le Français est rétif ».
Montant difficilement la côte qui mène place des Abbesses, un type qui était plus jeune que moi de cinq ans à tout casser, pédalait.
Ma première idée fut « Non mais quelle andouille ! Il est violet ! Il va se péter la carotide s’il continue… »
Dites moi, lectrices chéries, est-il vraiment normal qu’un homme de plus de soixante cinq ans pédale comme s’il devait vaincre Anquetil en montant la rue des Abbesses et emprunte la rue Lepic qui monte encore plus ?
Puis il passe devant moi, ahanant, fatigué.
Et je constate qu’enfin certains Français, dont lui, bénéficient de ce progrès social dont on nous rebat les oreilles.
Il y en a au moins un qui a compris que ces « réformes » étaient vraiment « indispensables ».
Surtout s’il voulait dîner…
Hélas, il semble regretter amèrement ce « progrès » entre deux expirations dont chacune semble la dernière.
Et pour cause, en passant devant moi il apparaît qu’est attaché à son dos un énorme colis noir, quasiment un coffre, sur lequel est écrit en lettres blanches « Uber EATS ».
J’ai vu le progrès en marche !
Un type qui est probablement à la retraite, il n’a même plus l’âge d’être au chômage, est contraint pour manger de jouer le portefaix surchargé pour un exploiteur qui gagnera des milliards de dollars rien qu’en laissant des ordinateurs grappiller une proportion de la facture réglée pour avoir tenu en esclavage des gens qu’on laisse sans protection sociale ni droit autre que celui de suivre s’ils ne veulent pas mourir de faim.
C’est étrange, ce n’est pas l’idée de progrès qu’on m’avait enseignée.
Il y a des jours comme ça où je souhaite que tous ceux qui triment posent les outils et disent « Allez donc gagner vous-mêmes vos fortunes, démerdez vous, moi j’arrête ! »

uber eats.jpg

Commentaires

On fait une pétition ?
J'approuve à 100%.

Écrit par : Sophie | vendredi, 14 février 2020

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C'est avec des témoignages comme ça (+ photo à l'appui) que l'on peut connaître la vie réelle.

Écrit par : Nina | vendredi, 14 février 2020

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On nous tire vers le bas, c'est révoltant !

Écrit par : Fabie | vendredi, 14 février 2020

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Et pourquoi on ne lui donne pas un vélo électrique ? C'est ça qui lui simplifierait la vie.

Écrit par : julie | vendredi, 14 février 2020

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Et en plus faudrait lui DONNER son outil de travail. Son vélo, il se le paye lui-même !

Écrit par : GM | vendredi, 14 février 2020

Ce que je trouve choquant, c'est de voir quelqu'un plus en état de travailler, qui a dépassé l'âge de la retraite, être obligé de bosser pour un esclavagiste qui n'a investi que dans des ordinateurs avec l'argent des investisseurs.
Ça, ça me choque.
Si on lui "donnait" un vélo électrique, il serait obligé de le payer, il serait comme le chauffeur Uber : Il bosserait pour quelques centimes par course, c'est ce qui lui resterait une fois payées les traites du vélo, l'assurance, le prélèvement de Uber pour utilisation de l'appli, etc.
C'est comme l'esclavage mais en plus tu n'es ni logé ni nourri ni habillé.
Ça s'appelle "Le Progrès"...

Écrit par : le-gout-des-autres | vendredi, 14 février 2020

… En plus, il n'y a pas de contact avec une hiérarchie, tout se passe via application mobile et un site internet …
Ce que vous évoquez et vous dénoncez dans votre billet n'est qu'une des pièces d'un puzzle qui patiemment se met en place. Je cite de mémoire, "moteurs de recherche", "intelligence artificielle", "Wikipédia", "Google maps", des centaines d'applications qui intéressent assureurs, commerce en ligne, fisc, gouvernements etc. !
Quand la dernière pièce du puzzle sera installée, dans une dizaine d'année, personne ne remarquera la confiscation de nos modes de pensée.
La réalité va rejoindre puis dépasser les romans d'anticipation …
Je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Jean-Jacques'666
Berne, le 14 février 2020
Aujourd'hui le soleil brille, soyons optimistes

Écrit par : jeanjacques666 | vendredi, 14 février 2020

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Déjà qu'avec Google, aller quelque part dans Paris me donne un fou-rire !
Ah... le plaisir de renseigner quelqu'un qui veut aller à 50 m de là où il est et est complètement perdu parce que Google lui donne, chaque fois qu'il a parcouru 30m des instructions contradictoires...
Ce que je remarque d'abord de l'IA, c'est d'abord le côté plus artificiel qu'intelligent...

Écrit par : le-gout-des-autres | vendredi, 14 février 2020

L'intelligence artificielle porte bien son nom.

Écrit par : Yvanne | vendredi, 14 février 2020

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Quelle tristesse !

Écrit par : Gwen | vendredi, 14 février 2020

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Le film "we missed you"que j'ai vu il y a quinze jours, rend bien l'idée de cet esclavage. je suis rentrée che moi bouleversée.

Écrit par : francesca | vendredi, 14 février 2020

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Quelle tristesse !
Ah ! au fait..., j'ai fait un devoir vendredi dernier (ben oui... je suis accroc... j'ai besoin de ma dose de devoir du lundi)
c'est ici
http://bourlingueuse.canalblog.com

Écrit par : Gwen | vendredi, 14 février 2020

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le pauvre... chez moi les facteurs ont des vélos électriques. Il faut dire que c'est pentu !

Écrit par : ang/col | vendredi, 14 février 2020

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triste retour en arrière...
ça me fait penser à ma grand-mère paternelle, qui a perdu son père alors qu'elle n'avait que 15 ans et comme elle était l'aînée des trois enfants, a tout de suite dû quitter l'école pour aller travailler...
ça me rend vraiment triste, des trucs pareils

Écrit par : Adrienne | vendredi, 14 février 2020

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pas de devoir pour lundi? faut que je prévoie autre chose, alors?
;-)

Écrit par : Adrienne | vendredi, 14 février 2020

L'uberisation de la société, c'est une gangrène...
Il y a des jours comme ça où je souhaite que tous ceux qui utilisent ces services, le cul posé sur leur canapé, posent leur smartphone et disent « Allez donc gagner vous-mêmes vos fortunes, démerdez vous, moi j’arrête ! »
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : celestine | vendredi, 14 février 2020

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"Uber" me fait penser à st Hubert, patron des chasseurs. Nous sommes le gibier ...

Écrit par : Xoulec | vendredi, 14 février 2020

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Tiens, je vais me la jouer vantarde, comme mon mari, adepte de ce petit jeu, en faisant dans la surenchère….J'ai aussi bien dans ma besace Adrienne...
Mon ancêtre de sœur a été obligée de quitter l'école en seconde quand elle a perdu son père, comme mon frère, l'un et l'autre avaient 18 ans et 19 ans, ils sont montés tous les deux à Paris, Paris le St Graal pour tous les provinciaux. Ils envoyaient de l'argent ou des slips de chez Tati aux petits frères et soeurs, commandés par la mère qui croyait que l'argent se ramassait à la pelle dans le rues de Paris, comme les mères africaines, tiens, c'est joli cette image, nos mères françaises ressemblaient aux mères africaines actuelles.. Ils sont devenus de sales feignants de fonctionnaires, l'une à la sécu, l'autre à la SNCF, oui, la SNCF, ainsi, ils ont pu pendant 40 ans se la couler douce, elle était pas belle la vie ?…Et maintenant, ils osent vouloir garder leurs acquis sociaux, quelle honte ! Bon, mon frère a eu la pudeur ou la décence de mourir sa retraite à peine prise, c'est à dire à 56 ans. Ouf, la société l'a échappée belle..Epoque pas si lointaine puisque c'est notre génération.. Mon autre sœur de 15 ans a quitté l'école, elle, pour aller faire la bonniche. Bonniche oui, employons un chat un chat... au lieu de dire pudiquement technicienne de surface chez de sales bourgeois pharmaciens, elle n'avait que son dimanche après-midi, 14h-19h. Comme aurait dit mon petit migrant pourquoi employer des mots savants pour parler des boulots ingrats, pour ne pas dire plus ?..Et moi, pendant ce temps-là, je piquais l'argent du lait pour m'acheter des carambars chez la mère M, je rechignais à aller aider ma mère à faire le ménage dans les écoles ou chez des voisins....
Bon, je m'égare, mais, finalement, c'est presque jouissif de faire de la surenchère.. finalement, les retraités ont toujours bossé, ma grand-mère faisait aussi les écoles et était l'assistante des burettes du curé pour avoir le droit d'être logée. Finalement, ça a toujours existé, sauf que maintenant, les vieux sont obligés de pédaler dans la semoule. Amen, que dieu nous protège comme il l'a si mal fait pour nos ancêtres !

Écrit par : julie | samedi, 15 février 2020

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À pleurer.

Écrit par : Berthoise | dimanche, 16 février 2020

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