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mardi, 24 mars 2020

Les voraces et les coriaces.

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Je vous l’avais dit : C’est « Le huitième jour ».
Hier, emporté par l’envie de chercher des histoires pour rien à des gens à qui je ne veux pas de mal, j’ai failli lancer une querelle à propos d’un sentiment que le christianisme classe parmi les vertus théologales et que je classe parmi rien…
Et pour cause, le christianisme soulève chez moi autant de méfiance que le discours d’un « comité scientifique » qui décide aujourd’hui de choses avec une prudence qu’on aurait préféré voir appliquée en matière de fabrication et de stocks de masques et de réactifs…
Bref, je préfère pour ma part faire confiance à Gustave Flaubert qui, dans « La tentation de Saint Antoine » écrivait à propos de ce sentiment « Cette belle espérance, qui consiste à croire sans preuve, à adorer ce qu'on ignore et à attendre avec ferveur ce qu'on ne sait pas du tout. »
Ce qui correspondait tout à fait à ce qu’en avais retiré les rares fois où je m’étais laissé aller à ce genre de rêverie.
Puis, me ressaisissant, j’ai laissé tomber.
Ce qui m’a évité une querelle inutile, dispendieuse en temps et stupide.
Nous avons tous nos préjugés.
J’ai appris depuis longtemps aussi, ce qui permet de relativiser, que ceux qui ont des préjugés sont surtout des gens qui ont des opinions qui ne sont pas les vôtres.
Alors on gagne du temps et, si ça ne permet pas de se rabibocher après des divergences d’opinion, ça évite de se fâcher avec d’autres, ce qui n’est pas si mal…
Même Chateaubriand qui n’était pas un gai luron, en disait « La vérité doit demeurer ensevelie dans le sein du sage, comme l’Espérance au fond de la boîte de Pandore. »
J’ai donc « lâché l’affaire » et suis parti avec la lumière de mes jours vers le Monop’ pour m’épargner la vision des étagères désertiques du frigo au moment de la préparation du dîner.
Les rues désertes, la queue résignée devant le magasin, n’eut été le soleil éclatant, nous eussent plongés, elle et moi, dans une bande d’actualités anglaise pendant « The Blitz ».
J’ai été néanmoins époustouflé par la santé de fer d’une vieille dame qui cherchait désespérément un bureau de tabac.
Je me suis demandé d’où elle venait car une vieille dame oubliée par le temps, affligée de claudication et avec des habitudes de pétuneur et résidant dans le coin aurait dû connaître tous les buralistes dans un rayon de deux kilomètres.
En arrivant devant la boulangerie, nous sommes revenus au XXIème siècle : Nous avons vu une voiture !

Commentaires

Peut être que les bureaux de tabac sont dévalisés là où elle habite.... ?

Écrit par : Ambre | mardi, 24 mars 2020

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Ta photo m'intrigue...
C'est qui, quoi, où?

Écrit par : Ambre | mardi, 24 mars 2020

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Ce sont des inconnus, à Paris, sur un pont près de l'île de la Cité.
Mais surtout, c'est pendant l'Occupation.
Oui, il y eut une époque où, comme aujourd'hui nous étions confinés mais rès occupés...

Écrit par : le-gout-des-autres | mardi, 24 mars 2020

ah oki....
merci

Écrit par : Ambre | mardi, 24 mars 2020

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Je viens de le retrouver avec précision : c'est le Pont Marie.

https://www.google.com/maps/@48.8510072,2.3558133,3a,75y,32.48h,97.24t/data=!3m6!1e1!3m4!1sjsqw8ZdVXJkAdF6DStPO1g!2e0!7i16384!8i8192

Écrit par : le-gout-des-autres | mardi, 24 mars 2020

ça pour être occupés ! La pauvre dame, elle cherchait peut être un timbre fiscal pour payer une contre danse, qui sait !

Écrit par : delia | mardi, 24 mars 2020

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Non non ! Elle cherchait bien des clopes !
Une mamie d'avant guerre, ça !
C'était du matos solide !

Écrit par : le-gout-des-autres | mardi, 24 mars 2020

Simili, 93 ans, sort tous les jours avec son déambulateur. Elle marche 1 heure, fait son marché, brave tous les dangers avec un entêtement un brin suicidaire. Quand on lui fait part de notre inquiétude, on se fait engueuler. "J'ai une assurance obsèques. "Voilà sa réponse. Rassurante, tu en conviendras.
Elle va se bricoler un masque, alors, on n'a pas de soucis à se faire.
Une vraie tête de mule. Mon mari en est malade d'inquiétude.

Écrit par : Berthoise | mercredi, 25 mars 2020

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