Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 20 juin 2021

Craintes...

Je suis inquiet, enfin, j’étais inquiet…
Heure-Bleue s’avisa soudain que nous allons mourir.
Comme votre serviteur et sans doute vous-mêmes, vous vous doutiez bien que notre séjour dans cette vallée de larmes ou de roses selon les moments, n’allait pas comme disait ma mère « durer comme les contributions »…
Déjà, Franklin, Benjamin lui-même après avoir inventé le paratonnerre, en homme politique avisé – specimen rare- et en naturaliste averti avait constaté que seules deux choses étaient certaines en ce bas monde : La mort et les impôts.
Pour les impôts, la lumière de mes jours s’en remettait à moi.
Hélas, le percepteur aussi…
Pour la mort, son inéluctabilité vient de la frapper.
Après avoir supputé le peu de fortune qui resterait au survivant si l’un des deux va examiner le dessous des fleurs avant l’autre, elle s’avisa que vivre à Paris serait au-dessus de ses moyens.
D’un seul coup, elle se lança à clavier perdu dans la recherche d’un havre où le malheureux survivant irait finir ses jours.
Elle en trouva un là où ses deux sœurs vivent, se disant qu’au moins elle ne souffrirait pas de la solitude et que lui resteraient suffisamment de moyens pour faire… Ben rien.
Parce que là-bas, sans voiture, hein…
Elle avait oublié que plus d’une heure avec l’une finissait en dispute et une heure avec l’autre nous voyait nous endormir d’ennui.
Elle se rendit ensuite à son rendez-vous chez le dentiste, qui la soulagea d’une somme rondelette sans remboursement prévu.
Car, vous le savez bien, quand on est petit et qu’on perd une dent, la « petite souris » vous apporte des sous mais quand on est grand, la petite souris vous apporte une facture…
Son second rendez-vous la vit revenir soulagée car les frais seraient finalement plus raisonnables qu’elle le craignait.
Elle arriva donc et me soulagea d’un grand poids.
- Minou, je peux te dire un truc ?
- Bien sûr…
- Je n’ai pas du tout envie d’aller vivre ailleurs qu’à Paris…
- Hmmm…
- Bon, il faudra bien, mais pas maintenant !
Un immense « Ouf ! » m’échappa.
Parce que tout de même, vivre là où on a envie plutôt que vivre là où il faut, c’est ce qu’il y a de mieux.
Même si ce n’est pas raisonnable.
Mais après tout, qui a déjà vu un linceul avec des poches ?
Le pire ?
La lumière de mes jours n’aimant pas l’idée de se faire bouffer par les asticots, elle a décidé de se faire cramer.
Après une vie dévolue au respect de la nature, nous finirons sur un bilan carbone déplorable.

Commentaires

mourir, j'accepte l'idée, mais pourrir, oh non ;-)
(j'ai dit à Monsieur Neveu que je comptais sur lui pour régler ma crémation, qui vivra verra, c'est le cas de le dire ;-))

Écrit par : Adrienne | dimanche, 20 juin 2021

Et les cendres ? SDF dans la nature ou dans un jardin d'urnes, un columbarium,une concession cinéaire, un jardin de tombes cinéaires, sur la cheminée du survivant ??

Écrit par : Nina | dimanche, 20 juin 2021

Depuis dix ans, avec mes problèmes de santé qui se sont accumulés, je me dis souvent que ma mort ne surviendra pas dans trop longtemps! Parfois je l'espère ;-(
En tout cas, elle n'est plus pour moi une ennemie, je pense plutôt à une délivrance...ben oui!

Écrit par : Coumarine | dimanche, 20 juin 2021

Je me projette parfois aussi, dans cet "après" seule, car non mariée, dans une maison qui ne m'appartient pas, ce sera compliqué, puis je me dis : on verra bien à ce moment là, peut être "partirai -je" avant...

Écrit par : Fabie | dimanche, 20 juin 2021

Ben mon colon c'est gai par ici !

Écrit par : Praline | dimanche, 20 juin 2021

:-)

Écrit par : Adrienne | dimanche, 20 juin 2021

Il y a longtemps que nos enfants savent que la crémation était notre choix. Quand Jacques nous a quittés il y a 33 ans, il n'y avait rien à Nantes et nous avons dû aller à Bordeaux. Ses cendres ont été dispersées en mer depuis son bateau...
Ils savent quoi faire de mes cendres, même si ce n'est pas légal...
Mon non-devoir est en ligne, trop tôt sans doute, mais je suis fatiguée !

Écrit par : Gwen | dimanche, 20 juin 2021

Ah oui, question existentielle ! Où habiter à la mort de son conjoint ? Avec mon épouse nous nous sommes mis d'accord : le jour où l'un de nous deux décède, j'irai m'installer dans le sud de la France ;-) .

Écrit par : Passion Culture | dimanche, 20 juin 2021

Quelle entente parfaite, car ton épouse, m'a dit exactement la même phrase !
;-)

Écrit par : alainx | lundi, 21 juin 2021

Quelle entente parfaite, car ton épouse, m'a dit exactement la même phrase !
;-)

Écrit par : alainx | lundi, 21 juin 2021

J'ai bien ri...et sur un sujet pareil, c'est un exploit ! :-)

Écrit par : La Licorne | lundi, 21 juin 2021

J'ai bien ri...et sur un sujet pareil, c'est un exploit ! :-)

Écrit par : La Licorne | lundi, 21 juin 2021

Les commentaires sont fermés.